quinte
- nature
- nom féminin
- diction
- [kɛ̃t] · 1 syllabe
- usage
- 5 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
-
familier Accès de toux violent et prolongé.
- Il haussa les épaules, et cet effort amena une nouvelle quinte de toux. Maurice Constantin-Weyer, Un homme se penche sur son passé, 1928, réédition Nelson, page 122
-
vieilli Caprice, bizarrerie, accès de mauvaise humeur qui prend tout d’un coup.
- Il est sujet à des quintes, à des quintes d’humeur. Je ne sais quelle quinte lui a pris.
3 emplois spécialisés
-
Musique
Intervalle de cinq notes consécutives, y compris les deux extrêmes.
- — La seconde corde à gauche de l’instrument devant donner le la au diapason normal, les autres cordes doivent être accordées de façon à ce qu’elles donnent les notes de quinte en quinte, c’est-à-dire sol, quatrième corde ; ré, troisième corde ; la, deuxième corde ; mi, première corde ou chanterelle. Hector Malot, Sans famille, 1878
-
Cartes à jouer
Suite non interrompue de cinq cartes.
- Quinte majeure. Avoir quinte et quatorze.
-
Escrime
Cinquième garde.
- Commencer de prime et achever de quinte.
Formes fléchies 6
- Féminin singulier de quint.
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de quinter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de quinter.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de quinter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de quinter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de quinter.
Citation
Si on en pince une [des cordes du luth], celles qui sont plus élevées qu'elle d'une octave ou d'une quinte tremblent et résonnent d'elles-mêmes
Origine du mot
(Musique) (1372). Substantif féminin de l'ancien français quint (« cinquième ») (1080) venant du latin quintus (« cinquième »).
Dans le dictionnaire latin : quintus
1873 — le Littré
QUINTE1 s. f. (kin-t')
1Terme de musique. L'intervalle qui suit la quarte et qui précède la sixte, dans l'ordre d'acuité ; la quinte est le renversement de la quarte. Quand trois ondes d'une note entrent en l'oreille dans le même temps que deux ondes d'une autre, l'intervalle entre les deux notes est une quinte.
- Si on en pince une [des cordes du luth], celles qui sont plus élevées qu'elle d'une octave ou d'une quinte tremblent et résonnent d'elles-mêmes — DESC., Musique, Consonnances.
- Il [Pythagore] entendit des forgerons qui travaillaient ; les sons de leurs marteaux rendaient l'octave, la quarte et la quinte — DIDEROT, Opin. des anc. philos. (Pythagorisme).
2 autres citations
- Il n'en est aucune [lame] dont les sons laissent entre eux un intervalle de plus d'une tierce majeure, tandis que, parmi les lames de cristal, il en est dont les deux sons sont à la quinte l'un de l'autre — SAVART, Instit. Mém. scienc. t. IX, p. 449
- On se permet deux quintes de suite, quand la seconde quinte est fausse ; quelques maîtres ne les permettent qu'en descendant — GRÉTRY, Méth. pour prélud. lec. 15
Quinte juste ou quinte naturelle, intervalle formé de sept demi-tons ; c'est le renversement de la quarte juste.
Quinte augmentée, intervalle formé de huit demi-tons ; c'est le renversement de la quarte diminuée.
Quinte diminuée, intervalle formé de six demi-tons ; c'est le renversement de la quarte augmentée.
Quinte doublement augmentée, intervalle formé de neuf demi-tons ; c'est le renversement de la quarte doublement diminuée.
Quinte doublement diminuée, intervalle formé de cinq demi-tons ; c'est le renversement de la quarte doublement augmentée.
Quinte mineure, nom donné par M. Fétis et quelques autres théoriciens modernes à la quinte diminuée.
Fausse quinte, nom sous lequel Rameau, d'Alembert, J. J. Rousseau, etc. désignent la quinte diminuée.
Quinte superflue, ancien nom de la quinte augmentée.
2 Quinte couverte, un des jeux de l'orgue. non relevé aujourd’hui
3 Espèce de violon, plus grand que le violon ordinaire, monté de quatre cordes comme le violon, mais à une quinte au-dessous. On le nomme aussi viole, ou viola, mais plus souvent alto. non relevé aujourd’hui
4Terme de jeu de piquet. Suite de cinq cartes de la même couleur ; elles comptent quinze. Quinte de roi, de dame, de valet. Quinte basse. Quinte et quatorze.
Quinte majeure, et, anciennement, quinte major, quinte commençant par l'as.
- Sur mes cinq cœurs portés la dame arrive encor, Qui me fait justement une quinte major — MOL., Fâch. II, 2
Anciennement et par plaisanterie, une quinte major, un soufflet.
- Tiens, je suis bien tenté de te bailler une quinte major — MOL., Jal. du Barb. 5
Fausse quinte, cinq cartes de même couleur qui ne se suivent pas.
Fig. Renvoyer de quinte en quatorze, ajourner indéfiniment.
5Terme d'escrime. La cinquième garde. repris par le Wiktionnaire
6 Adj. Terme de médecine. Fièvre quinte, on dit maintenant fièvre quintane (voy. QUINTANE).
Historique
XVe s.
- Nottes terçoyées, quintes et doublées — E. DESC., Poésies mss. f° 394
Étymologie
Provenç. et ital quinta ; de quintus, cinquième.
QUINTE2 s. f. (kin-t')
Accès de toux violent et prolongé. Une quinte de toux. Des quintes fatigantes. repris par le Wiktionnaire
- M. de Baillou a fort parlé, en ses Epidémies, d'une certaine toux à laquelle sont sujets les petits enfants, que les Parisiens appelent une quinte, quod quinta quaque hora fere videatur recurrere — GUI PATIN, Lett. à Spon, 18 janv. 1644
Étymologie
Lat. quinta hora, la cinquième heure, d'après l'étymologie donnée par Baillou.
QUINTE3 s. f. (kin-t')
1 Caprice, mauvaise humeur qui prend tout à coup. encore relevé aujourd’hui
- Vaudrait autant prêcher une mule qu'une fille quand elle a sa quinte — COMTE DE CAYLUS, Écosseuses, Œuv. t. X, p. 515, dans POUGENS
2Terme de manége. Mouvement désordonné que fait le cheval sous le cavalier
Historique
XVIe s.
- Un beau matin que sa quinte le point — Nuits de Straparole, t. II, p. 91, dans LACURNE
- À quelque temps de là, Salard print sa quinte de se partir de Gennes — ib. t. I, p. 14
1 autre citation
- Il est en quinte de faire cela — COTGRAVE
Étymologie
Namurois, quinke ; Hainaut, avoir des kins, être quinteux ; Aix, queute, caprice, mauvaise humeur. On a dit que c'était la quinte des musiciens, qui, lorsqu'ils se fâchent et s'emportent, prennent la quinte ; d'où quinte, mauvaise humeur, caprice. Il est plus probable que c'est la quinte, accès de toux, qui est devenu la quinte, accès d'humeur.
Supplément au dictionnaire
3. QUINTE. - HIST. Ajoutez : XIIIe s.
- Tenue a sans quinte de guerre Lonc tans li rois Artus sa terre [Le roi Artus a tenu longtemps sa terre sans accès de guerre], Et ot trestouts ses anemis à son voloir desous lui mis — Li chevaliers as deux espées, publié par Förster, vers 1
QUINTE4 s. f. (kin-t')
- La quinte ou banlieue formait autour du Mans une ceinture d'environ 37 paroisses, dont le rayon variait de 9 à 17 kilomètres — H. CHARDON, dans le Bulletin de la société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe, t. XVIII, p. 425
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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