réformé

nature
adj masculin
diction
[ʁefɔʁme] · 3 syllabes
usage
1 par million de mots

Sens et définitions

Adjectif 3

  1. Qui n’est plus utilisé
    • Nos dragages pratiqués suivant une technique un peu nouvelle avec de vieilles dragues réformées, nous permirent de rapporter de nombreux et très volumineux échantillons géologiques. Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928
2 emplois spécialisés
  1. Religion Relatif à la Réforme protestante.
    • Il faut ensuite établir la relation exacte, au sein même de la réforme protestante, entre le culte réformé par Bucer et le culte réformé, une seconde fois, par Marbach et Pappus. René Bornert, La réforme protestante du culte à Strasbourg au XVIᵉ siècle : (1523-1598), E.-J. Brill, 1981, page 4
  2. Militaire Retiré du service militaire.
    • J’ai été réformé et j’m’en fais une gloire. Jamais je n’ai obéi à un gradé. Jamais, Chalumot ! Pas un de tes collègues ne m’a fait mettre au garde à vous. C’est quelque chose, hein ? Pour moi, c’est plus beau que de n’pas avoir les pieds plats ou un joli petit ventre comme le tien. Yves Gibeau, Allons z’enfants, 1952

Nom 3

  1. Un soldat qui a été réformé de la conscription.
    • Un réformé de l’armée de Terre.
  2. Se dit des Religieux qui suivent la réforme établie dans l’ordre auquel ils appartiennent ; par opposition aux Religieux qui n’ont point reçu cette réforme et qu’on appelle Religieux de la commune observance, ou anciens.
  3. Les adeptes la religion chrétienne réformée.
    • Avant la révocation de l'Édit de Nantes, une idée domine chez tous les prédicateurs réformés : la défense de leur Église et de ses doctrines. Les réformés étaient menacés de plusieurs manières, et la lutte était pour eux une nécessité; […]. Alexandre Rodolphe Vinet, Histoire de la prédication parmi les réformés de France au dix-septième siècle, Paris : chez les éditeurs, 1860, page 621

Formes fléchies 1

  1. Participe passé masculin singulier de réformer.
    • En 1914, Jean Monnet alors âgé de 25 ans, fut réformé pour raisons de santé. Gérard Bossuat, Jean Monnet, l'Europe et les chemins de la paix, 1999, page 23

Citation

Les directeurs des âmes les plus réformés en apparence et les plus rigides
Louis Bourdaloue, 1er dim. après l'Épiph. Dominic. t. I, p. 20

1873 — le Littré

RÉFORMÉ, ÉE part. passé (ré-for-mé, mée)

de réformer

1 Qui a éprouvé la réforme morale, intellectuelle.

  • Les directeurs des âmes les plus réformés en apparence et les plus rigides — BOURDAL., 1er dim. après l'Épiph. Dominic. t. I, p. 20
  • Un air réformé, une modestie outrée, la singularité de l'habit, une ample calotte, n'ajoutent rien à la probité, ne relèvent pas le mérite — LA BRUY., XII

Substantivement.

  • Vous trouverez, mon cher, mes rimes bien mauvaises ; Quant à ces choses-là, je suis un réformé ; Je n'ai plus de système, et j'aime mieux mes aises, — A. DE MUSSET, la Coupe et les lèvres, Dédicace

2 Il se dit des religieux qui suivent la réforme établie dans leur ordre. encore relevé aujourd’hui

  • Il n'avait que six ou sept ans que des religieux très réformés admiraient sa vie austère et mortifiée — BOSSUET, Panég. St Franç. de Paule, 1

Substantivement. C'est un réformé.

3 La religion réformée, l'Église réformée, le culte réformé, le protestantisme, et, plus particulièrement, le calvinisme.

  • Ce Jean Knox est celui dont le violent discours anima tellement le peuple réformé de Perth à la sédition — BOSSUET, Déf. Var. 1er disc. 40

Substantivement. Les réformés, ceux qui suivent la religion réformée.

  • Gaspard de Coligny, amiral de France, après la mort du prince de Condé, fut déclaré chef du parti des réformés en France — VOLT., Henr. II, notes.
  • Il faut savoir que Colbert croyait les réformés aussi nécessaires à l'État sous Louis XIV par leur industrie, qu'ils l'avaient été à Henri IV par leur courage ; Louvois ne les croyait que dangereux — ID., Mél. litt. Observ. mém. Noailles.

Les catholiques disent : La religion prétendue réformée (qu'on écrivait la R. P. R.), les prétendus réformés. C'est en vertu d'un article du traité de Beaulieu (1576) que la formule : ceux de la religion prétendue réformée, a été prescrite par les actes publics.

  • Et pour ne laisser aucune occasion de troubles et différends entre nos subjects, avons permis et permettons à ceux de ladite religion prétendue réformée vivre et demeurer par toutes les villes et lieux de cettuy nostre royaume, — Édit de Nantes, art. 6

En 1612, les assemblées provinciales demandèrent que les protestants fussent dispensés de se qualifier ainsi ; la cour s'engagea non pas à faire une déclaration formelle en ce sens, mais à avertir les parlements de ne plus exiger qu'ils se désignassent eux-mêmes par ces termes humiliants.

4 Anciennement, officier réformé, officier à qui on retirait son emploi, mais en lui conservant une partie de ses appointements (on dit présentement officier à la suite).

  • Depuis que ton officier réformé est venu nous enlever le cœur de cette jolie fermière — REGNARD, Attend. s. l'orme, 3

Aujourd'hui, officier réformé, celui auquel le grade a été enlevé, par suite d'infirmités physiques ou morales.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « réformé » du Wiktionnaire.

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