railleur
- nature
- nom masculin
- diction
- [ʁajœʁ] · 2 syllabes
- usage
- 1 par million de mots
- parenté
- railler
Sens et définitions
Adjectif 2
-
Porté à la raillerie.
- Esprit railleur. - Humeur railleuse. - Cet homme est trop railleur.
-
Qui est empreint de railleries, qui est dit pour railler, pour plaisanter.
- Le capitaine s’inclina, puis d’un accent railleur il commença son récit ; …. Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858
Nom 1
-
Celui qui aime à railler, qui raille souvent.
- Pour elle, pour la protéger contre les moqueries et les coups, il était toujours prêt à bousculer les railleurs. Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940
Citation
Philippe était naturellement railleur, et ne pouvait se contenir, même en traitant les affaires les plus sérieuses
Origine du mot
Railler. L'ancienne langue disait raillart : — Littré, 1873
1873 — le Littré
RAILLEUR, EUSE adj. (râ-lleur, lleû-z', ll mouillées, et non râ-yeur)
Porté à la raillerie. repris par le Wiktionnaire
- Vous m'accusez à tort, je ne suis point railleuse — HAUTEROCHE, les Appar. tromp. I, 12
- Philippe était naturellement railleur, et ne pouvait se contenir, même en traitant les affaires les plus sérieuses — ROLLIN, Hist. anc. Œuvr. t. VIII, p. 259
Qui a le caractère de la raillerie.
- [L'oiseau] ....qui pour chant n'eut en partage Que le talent railleur d'imiter d'autres voix — LAMOTTE, Fabl. I, 6
- Il faudrait, avant que de prendre le ton railleur, être bien sûr qu'on a raison — VOLT., Phil. Newt. II, 3
2 autres citations
- Il est vrai qu'à travers la railleuse gaieté du baron, l'on voyait briller dans ses yeux une maligne joie — J. J. ROUSS., Confess. IX
- À considérer ces propos [des salons] selon nos idées, on aurait tort de les appeler satiriques ; car ils sont bien plus railleurs que mordants et tombent moins sur le vice que sur le ridicule — ID., Hél. II, 17
Substantivement. Celui, celle qui aime à railler. Une fine railleuse.
- Sais-tu que les railleurs et les mauvais plaisants D'ordinaire avec moi passent fort mal leur temps ? — REGNARD, les Ménechm. I, 2
- Jamais railleur n'a moins souffert la raillerie ; un trait plaisant qui l'aurait effleuré légèrement l'aurait blessé — MARMONTEL, Mém. v.
1 autre citation
- Vous êtes grand railleur, milord ; mais je parie Que vous ne rirez pas de ma plaisanterie — C. DELAV., Enfants d'Édouard, II, 1
Familièrement. Vous êtes un railleur, se dit à un homme qu'on suppose ne pas parler sérieusement.
Historique
XVIe s.
- Railleur, irrisor — SYLVIUS, Gramm. p. 104
Étymologie
Railler. L'ancienne langue disait raillart :
- Grandgousier estoit bon raillard en son temps — RAB., I, 2
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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