porte
- nature
- nom féminin
- diction
- [pɔʁt] · 1 syllabe
- attesté
- 1001
- usage
- 825 par million de mots
Sens et définitions
Nom 19
-
Élément qui ferme certains meubles ou certaines constructions servant à divers usages.
- Les quelques milles qui séparent Cristobal de Gatun furent vite franchis et les portes de la grande écluse triple s'ouvrirent devant moi. Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929
-
Ouverture permettant le passage dans l’enceinte d'une ville ; accès à cette ville souvent fortifié et défendu dans une muraille.
- Une antique muraille encerclait la cité, livrant passage, par une vaste et belle porte fortifiée, à une grand’route bordée d’arbres. H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 105 de l’édition de 1921
-
Tout passage d’un lieu ou d’une situation, à un autre.
- Bon vin, bons mots, gaillardes chansonnettes, Sont aiguillons aux amoureux désirs, En toute porte entr’ouverte aux plaisirs L'adroit Amour aisément s'insinue. Jean de la Fontaine, Le Sassenage -1691- Conte, dans Contes et nouvelles en vers, volume 3, 1762, page 185
-
Sorte de petit anneau où l’on fait entrer le crochet d’une agrafe et qui sert à la retenir.
- Il faut mettre cette porte bien en face de cette agrafe.
- Unité de base d’une fonction logique combinatoire.
- Lieu d’entrée ou de sortie d’un territoire.
- Territoire proche; se rapporte à un événement proche de chez soi.
12 emplois spécialisés
-
Menuiserie
Ouverture battante dans un mur qui permet d’entrer ou sortir d’un endroit.
- Il poussa la porte si fort que le fer à cheval suspendu au linteau de chêne tinta faiblement. Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958
- Sport Espace entre deux piquets lors d’un slalom.
-
Géographie
Gorge ; défilé.
- Les portes de Cilicie.
- Télécommunications Signal permettant de sélectionner les parties d’une onde au cours d’un ou plusieurs intervalles de temps.
- Musique Partie frontale articulable d'un boîtier cristal pour CD, qui contient le livret ou la jaquette de couverture («J-card»).
- Sécurité des TI Chemin d'accès contrôlé entre une sous-région de confiance et le reste du système.
- Technologie des circuits électroniques Signal permettant de sélectionner les parties d'une onde au cours d'un ou plusieurs intervalles de temps.
- Technologie des circuits électroniques Circuit combinatoire ayant une seule voie de sortie.
- Guerre électronique Filtre passe-bande qui isole les signaux dans une section précise d'un banc de filtre.
- Bourse Différence de cours qui se produit entre la fermeture et l'ouverture, le lendemain. Ainsi, un titre coté à $18 à la fermeture voit sa cote d'ouverture, le lendemain, fixée à $21.
- Éléments du bâtiment Élément de construction pour fermer une ouverture, destiné en premier lieu à permettre l'accès et fonctionnant par pivotement sur gonds ou charnières ou encore par coulissement.
- Dragage Unité mécanique, montée sur le fond d'une barge ou d'une drague suceuse porteuse, qui permet de décharger de la cale les produits de dragage.
Adjectif 1
1 emploi spécialisé
-
Anatomie
Qualifie les parties du système circulatoire des vertébrés qui vont d'un réseau capillaire à un autre, sans passer par le cœur.
- La veine porte, ses branches afférentes et ses branches de division intra-hépatiques ont un flux hépatopète et une analyse spectrale similaire. Marie-Christine Plainfossé, L'écho-doppler couleur en pratique viscérale et périphérique, Masson, 1997, page 170
Formes fléchies 5
-
Première personne du singulier du présent de l’indicatif de porter.
- « J’aimerais que vous notiez que je ne porte pas de cravate », a déclaré Pedro Sánchez, tout sourire, en montrant le col ouvert de sa chemise lors d’une conférence de presse à Madrid. journal Le Télégramme, édition Morlaix, 31 juillet 2022, page 4
-
Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de porter.
- Daudet porte sa maladie avec dignité, certes, mais la souffrance est usante et elle fait ressortir la désillusion des bonheurs perdus. Christiane Chamand-Debenest, Daudet bonhomme et cruel à travers sa sensualité à fleur de peau, Le Petit chose : périodique de culture populaire et de documentation universitaire, juillet 2001, page 124
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de porter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de porter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de porter.
Citation
Thèbes le pouvait disputer aux plus belles villes de l'univers ; ses cent portes chantées par Homère sont connues de tout le monde
Proverbes et citations
- La femme porte le désordre dans la société par la passion. Honoré de Balzac
Origine du mot
Du latin porta (« porte d’une ville, d’un monument »), qui supplanta les mots fores et janua.
latin — ab « J'ai tout entendu de la porte »
latin — aveo 2 « porte-toi bien, adieu »
Dans le dictionnaire latin : porta
1873 — le Littré
PORTE1 s. f. (por-t')
1 Ouverture pratiquée dans les murs d'une ville, pour y entrer et en sortir (ce qui est le sens propre du latin porta). encore relevé aujourd’hui
- Thèbes le pouvait disputer aux plus belles villes de l'univers ; ses cent portes chantées par Homère sont connues de tout le monde — BOSSUET, Hist. III, 3
- Il ne faut qu'ouvrir l'Écriture, pour trouver partout que la puissance publique paraissait aux portes des villes, où se tenaient les conseils et se prononçaient les jugements — ID., 2e instr. sur les prom. de l'Église, 40
2 autres citations
- Dès que Darius se vit en possession de Babylone, il fit enlever les cent portes et abattre les murailles de cette superbe ville, pour la mettre hors d'état de se révolter dans la suite — ROLLIN, Hist. anc. Œuvr. t. III, p. 73, dans POUGENS
- Un étranger né à Mynde voulut savoir comment il [Diogène] avait trouvé cette ville : j'ai conseillé aux habitants, répondit-il, d'en fermer les portes, de peur qu'elle ne s'enfuie. C'est qu'en effet cette ville, qui est très petite, a de très grandes portes — BARTHÉL., Anach. ch. 28
Ouvrir ses portes, capituler.
- Alexandrie lui ouvre ses portes — BOSSUET, Hist. I, 9
Dans le sens contraire. Fermer ses portes, se décider à soutenir une attaque, un siége.
Fermer les portes d'une ville, empêcher d'y entrer.
- Déclarons-nous, madame, et rompons le silence ; Fermons-lui dès de jour les portes de Byzance — RAC., Baj. I, 2
L'ennemi est aux portes, l'ennemi est tout près de la ville.
- On s'occupait toujours de controverse, et les Turcs étaient aux portes — VOLT., Mœurs, 91
Fig.
- Tes plus grands ennemis, Rome, sont à tes portes — RAC., Mithrid. III, 1
Porte de secours, porte d'une citadelle donnant sur la campagne et par laquelle on peut introduire du secours.
2 Ouverture faite pour entrer dans un lieu fermé et pour en sortir. La baie, le seuil d'une porte. Percer une porte dans un mur. encore relevé aujourd’hui
- Entrez dans cette porte et laissez-vous conduire — MOL., École des femmes, v, 3
- L'un est un bon marchand à grand'porte cochère, Où l'étoffe par aune est d'un écu plus chère — BOURSAULT, Mots à la mode, sc. 4
1 autre citation
- Qui pourrait le croire ? les architectes ont été souvent obligés de hausser, de baisser et d'élargir leurs portes, selon que les parures des femmes exigeaient d'eux ce changement — MONTESQ., Lett. pers. 99
Mettre quelqu'un à la porte, le chasser de chez soi.
- On me mit à la porte avec un peu plus de vingt francs en petite monnaie qu'avait produits ma quête — J. J. ROUSS., Confess. II
Mettre un domestique à la porte, le congédier avec mécontentement.
Familièrement. Prendre, gagner la porte, se retirer, s'échapper.
- J'ai gagné doucement la porte sans rien dire — BOILEAU, Sat. III
Prenez-moi la porte, et bien vite, sortez d'ici au plus tôt.
On dit dans le même sens : passez la porte, passez-moi la porte, enfilez-moi la porte bien vite.
Être à la porte, être mis dehors.
- Si j'épouse une fois monsieur, me voilà forte ; Une heure après l'hymen, ils sont tous à la porte — COLLIN D'HARL., Vieux célib. III, 10
À la porte, en entrant.
- Pourquoi veux-tu, cruel, agir d'une autre sorte ? Laisse, en entrant ici, tes lauriers à la porte — CORN., Hor. IV, 7
- Il avait accoutumé de dire qu'un novice, entrant dans le monastère, devait laisser son corps à la porte — BOSSUET, Panég. St Bernard, 1
2 autres citations
- Chacun peut le traiter [un auteur dramatique] de fat et d'ignorant, C'est un droit qu'à la porte on achète en entrant — BOILEAU, Art p. ch. III
- Il [Corneille] laissait, pour me servir de ses propres termes, ses lauriers à la porte de l'Académie — RAC., Rép. au disc. de Th. Corneille.
Familièrement. Être logé à la porte de quelqu'un, avoir une habitation voisine de la sienne.
Fig.
- Cette mort qui est peut-être à la porte — MASS., Carême, Mort.
- Serez-vous toujours, Seigneur, à la porte de mon cœur pour en solliciter l'entrée ? — ID., Myst. Visit.
On dit dans un sens analogue : il a une maison à la porte, aux portes de la ville, il a une maison qui est fort près de la ville.
Être à la porte, attendre la sortie de quelqu'un.
- Les chiens à qui son bras a livré Jézabel, Attendant que sur toi sa fureur se déploie, Déjà sont à ta porte, et demandent leur proie — RAC., Athal. III, 5
Être porte à porte, se dit de personnes qui logent dans des maisons contiguës.
Dans le langage familier, être porte à porte de quelqu'un.
- La maréchale de Villars, qui logeait porte à porte de nous, entre chez Mme de Saint-Simon — SAINT-SIMON, 235, 130
- Heureusement la servante d'un vieux bon homme qui logeait au-dessous de moi se leva au bruit, courut appeler M. le châtelain, dont nous étions porte à porte — J. J. ROUSS., Conf. XI
Dans les couvents, faire la porte, remplir les fonctions de portier.
Donner la porte à quelqu'un, le faire passer devant soi par honneur.
- Ils passent devant les uns dans leur propre maison, ils chicanent avec les autres pour éviter de leur offrir la porte — CAILLIÈRES, Mots à la mode, II
Fig. Rentrer par une autre porte, avoir recours à un autre moyen.
- Varangeville rentra par une autre porte et dit à Monsieur.... — SÉV., 28 août 1675
Fig. Par la porte et par les fenêtres, de toutes parts.
- La fortune entre dans cette maison de Fouquet par la porte et les fenêtres — GUI PATIN, Lettr. t. II, p. 428
Fig. Si on le chasse par la porte, il rentre par la fenêtre, se dit d'un importun dont on ne peut se défaire.
3 Il se dit, par extension, des endroits de Paris où étaient anciennement les portes de l'enceinte.
- Du faubourg Saint-Jacques à la porte de Richelieu, de la porte de Richelieu ici, d'où je dois aller encore à la Place-Royale — MOL., l'Amour méd. II, 3
Porte se dit, à Paris, de quelques monuments en forme d'arcs de triomphe. La porte Saint-Martin.
- Là est le dessin de la porte Saint-Denis, dont la plupart des Parisiens ne connaissent pas plus les beautés, que le nom de François Blondel, qui acheva ce monument — VOLT., Temple du Goût.
4 Assemblage de bois et quelquefois de métal qui sert à fermer l'entrée d'une maison, d'une ville, d'une chambre, etc. Les vantaux, les battants d'une porte.
- T'attendre aux yeux d'autrui, quand tu dors, c'est erreur : Couche-toi le dernier, et vois fermer ta porte — LA FONT., Fabl. XI, 3
- Songez-vous que je tiens les portes du palais ; Que je puis vous l'ouvrir ou fermer pour jamais ? — RAC., Bajaz. II, 1
2 autres citations
- Vous savez.... Que ces portes, seigneur, n'obéissent qu'à moi — ID., Esth. II, 1
- On accourut, on enfonça la porte — FÉN., Tél. XII
Frapper à la porte, y donner des coups avec le marteau pour se la faire ouvrir.
- Déjà, plein du beau feu qui pour vous [mes vers] le transporte, Barbin [un libraire] impatient chez moi frappe à la porte — BOILEAU, Épître X
Fig.
- Quand ce divin Esprit frappe à la porte du cœur, pour s'y faire entendre en qualité de docteur et de maître — BOSSUET, Sermons, 2e exhort. pour une visite.
Fig. Heurter, frapper à toutes les portes, s'adresser à toutes sortes de personnes, chercher toutes sortes de moyens pour réussir.
- Fénelon avait frappé longtemps à toutes les portes sans se les pouvoir faire ouvrir — SAINT-SIMON, 31, 105
Dans un sens analogue : il a heurté à la bonne porte, il s'est adressé à qui il fallait.
Fig. Heurter à la porte, faire quelque demande.
- Vous me faites rire, quand vous dites que vous n'avez plus d'esprit ; mais, si vous heurtiez tant soit peu à cette porte, vous trouveriez bientôt qui vous répondrait — SÉV., 2 mars 1689
- Quoi ! une inconnue nommée la raison, soutenue de la vérité, heurtera à la porte, et elle en sera chassée.... et on ne voudra pas seulement l'entendre — ID., 25 sept. 1689
Fig. Mettre la clef sous la porte, quitter furtivement sa maison.
Fermer à quelqu'un la porte au nez, sur le nez, fermer une porte avec vivacité pour empêcher quelqu'un d'entrer.
- Qu'on lui [au naturel] ferme la porte au nez, Il reviendra par la fenêtre — LA FONTAINE, Fabl. III, 18
- Et que, si, aujourd'hui pour demain, je vous avais tout donné, vous me feriez fermer votre porte au nez — LESAGE, Turcaret, II, 3
Pousser la porte au nez de quelqu'un, même sens.
On dit dans le même sens : faire de la porte un masque sur le nez.
- ....Si jamais chez nous vous revenez, Je vous fais de la porte un masque sur le nez — REGNARD, Ménechmes, II, 5
Écouter aux portes, être aux aguets pour surprendre les secrets de quelqu'un.
On dit de même : c'est un écouteur aux portes.
Cela vous apprendra à écouter aux portes, se dit à quelqu'un dont l'indiscrète curiosité a été punie.
Il a écouté aux portes, se dit de quelqu'un qui paraît avoir deviné un secret ; ou, dans un sens ironique, de celui qui répète mal quelque chose entendu ou compris à moitié.
Fig. Enfoncer une porte ouverte, faire un effort pour surmonter un obstacle qui n'existe pas.
On dit de même : c'est un enfonceur de portes ouvertes.
Il est entré, il est sorti par la belle porte, par une bonne porte, par une mauvaise porte, il a obtenu, il a quitté son emploi honorablement ou d'une manière peu honorable.
- Dites-leur, reprit-il, que, si jamais j'entre à l'Académie, ce sera par la belle porte — MARMONTEL, Mém. VII
Fig. et en un sens analogue , porte se dit des différentes issues, des différents partis que l'on prend.
- C'est la vraie porte pour en sortir honnêtement — SÉV., 125
- Il [Brancas] est à l'armée, volontaire, désespéré de mille choses, qui n'évitera pas trop de rêver ou de s'endormir vis-à-vis d'un canon ; il ne voit guère d'autre porte pour sortir de tous ses embarras — ID., 2 juin 1672
2 autres citations
- Vous voyez un jeune homme tout frais sorti de l'académie, qui cherche à entrer dans le monde, mais qui aimerait mieux n'y mettre jamais le pied, que de n'y pas entrer par une belle porte — DANCOURT, la Femme d'intr. II, 6
- Il vaut mieux, puisque je veux sortir par là (et c'est la bonne porte), leur dire ce qu'ils veulent — MIRABEAU, Lett. origin. t. III, p. 272
Porte vitrée, porte partagée par des croisillons de petit bois, dont les vides sont remplis par des carreaux de verre. Porte de glace, porte vitrée avec des morceaux à glace étamée, au lieu de verre transparent.
Porte coupée, porte à deux ou à quatre vantaux coupés à hauteur d'appui.
Porte brisée, porte dont une moitié se brise et se replie sur l'autre, dans le sens de la hauteur.
Porte-croisée, fenêtre sans appui qui ouvre sur un balcon, sur une terrasse.
Porte battante, châssis ordinairement couvert d'étoffe, qu'on met devant les portes des chambres, et qui retombe et se ferme de lui-même.
Porte perdue, porte à laquelle on a donné le même arasement et la même décoration qu'au lambris où elle est pratiquée.
Porte feinte, imitation de porte qui sert à faire symétrie avec une ou plusieurs portes véritables.
Fausse porte, synonyme de porte feinte.
Fausse porte, se dit aussi d'une porte dissimulée par laquelle on peut se dérober.
- Rien ne tourne, et les ais sont joints de telle sorte Qu'on ne s'aperçoit point de cette fausse porte — HAUTEROCHE, Esp. foll. II, 7
- Le cardinal [de Richelieu] entra par une fausse porte dans la chambre où l'on concluait sa ruine ; le roi sort sans lui parler — VOLT., Mœurs, 176
Fausse porte, se dit encore, dans une maison, d'une petite porte par laquelle on ne passe pas ordinairement.
Fausse porte, dans une place de guerre, porte destinée pour faire des sorties, ou pour recevoir du secours en cas de siége.
Porte flamande, porte composée de deux jambages avec un couronnement et une fermeture de grilles de fer.
Porte de derrière, porte ouverte sur les derrières d'un bâtiment.
- Quand le roi [Jacques II] fut à Rochester, on le garda moins ; il y avait des portes de derrière à son palais ; un domestique qui était au roi lui fit trouver des chevaux, dont il se servit — LAFAYETTE, Mém. cour de France, Œuvr. t. II, p. 402, dans POUGENS.
Fig. Porte de derrière, faux-fuyant, défaite, échappatoire.
Il a toujours quelque porte de derrière, se dit d'un homme peu loyal qui trouve moyen d'échapper à ses engagements, à ses promesses.
5 Dans l'ancienne cour, gardes de la porte, gardes qui veillaient dans l'intérieur du palais. non relevé aujourd’hui
Capitaine de la porte, capitaine de ces gardes.
- Les solitaires de Martaigne ne logèrent que le père de la Chaise, confesseur du roi, et son frère capitaine de la porte — SAINT-SIMON, I, 31
6Fig. Il se prend au sens de demeure, logis.
- Jamais homme de sa profession [d'Ormesson, dans l'affaire Fouquet] n'a eu une plus belle occasion de se faire paraître, et ne s'en est mieux servi ; s'il avait voulu ouvrir sa porte aux louanges, sa maison n'aurait pas désempli — SÉV., à Pompone, 17 déc. 1664
- Veux-tu voir tous les grands à ta porte courir.... — BOILEAU, Sat.
Se présenter à la porte de quelqu'un, se présenter à sa demeure pour lui rendre visite.
On dit de même : être à la porte de quelqu'un.
- Il était tous les jours à sa porte — HAMILT., Gramm. 4
Passer à la porte de quelqu'un, même sens.
- On ne m'a pas dit que M. l'archevêque de Sens soit venu à ma porte ; et je n'en ai point été surprise, parce qu'il m'a toujours paru que, par une discrétion bien rare dans un évêque, il ne me voulait voir que pour affaires — MAINTENON, Lett. à Mme de Villette, 11 août 1708
Se faire écrire à la porte de quelqu'un, se faire écrire sur la liste du portier, afin que la personne qu'on va voir sache qu'on est venu.
Trouver porte close, ne trouver personne, ou n'être pas reçu dans la maison où l'on va.
La porte de cette maison est ouverte à tous les honnêtes gens, c'est-à-dire tous les honnêtes gens sont bien reçus dans cette maison.
Refuser la porte à quelqu'un, ne pas le laisser entrer en quelque endroit.
Faire refuser la porte à quelqu'un, ne pas vouloir recevoir sa visite.
- Faites-moi refuser votre porte — J. J. ROUSS., Hél. I, 1
Fermer sa porte à quelqu'un, ne plus le recevoir.
- Je ne puis vous souffrir vivre de cette sorte : Vous m'avez obligé de vous fermer ma porte — REGNARD, le Joueur, I, 7
Absolument. Fermer sa porte, ne plus recevoir de visites.
- À dix heures elle s'habilla, fit fermer sa porte, et ne vit que le roi, avec qui elle passa tout le reste de la matinée — GENLIS, Mme de Maintenon, t. I, p. 235, dans POUGENS
Ouvrir, rouvrir sa porte, commencer, recommencer à recevoir.
Faire défendre sa porte, défendre de laisser entrer personne chez soi.
On dit dans le même sens : sa porte était défendue.
- Que, de ce jour, pour lui ma porte est défendue — DESMAHIS, l'Impatient, sc. 18
Forcer la porte de quelqu'un, entrer chez lui bien que sa porte soit défendue.
Toutes les portes lui sont ouvertes, toutes les portes tombent devant lui, se dit d'un homme à qui ses places, son crédit, sa considération rendent toutes les entrées faciles.
- Le roi fit fort bien à M. de Pompone, et lui parla comme à l'ordinaire ; mais d'être dans la foule, après avoir vu tomber les portes devant lui, c'est une chose qui le pénètre toujours — SÉV., 28 févr. 1680
Se morfondre la porte de quelqu'un, essayer de pénétrer chez lui sans pouvoir y réussir.
- [Il] Laissa le créancier se morfondre à sa porte — BOILEAU, Sat. v.
7 Les portes du temple de Janus, à Rome, que l'on ouvrait quand on déclarait la guerre, et qu'on fermait quand on faisait la paix. non relevé aujourd’hui
- Deux portes qu'on nomma les portes de la guerre, Se rouvrant, se fermant, font le sort de la terre ; Janus en est le garde, et Mars le souverain — DELILLE, Én. VII
Poétiquement. Fermer les portes du temple de Janus, fermer les portes de la guerre, faire la paix.
- Les portes de Janus par vos mains sont fermées — CORN., Cinna, II, 1
8 Chez les anciens monarques de l'Asie, la porte du roi, le palais du roi. non relevé aujourd’hui
- Les jeunes seigneurs [chez les anciens Perses] étaient élevés à la porte du roi, avec ses enfants — BOSSUET, Hist. III, 5
- Une légère attention de la part d'une femme qui envoyait des pelisses et quelques bagues, comme il est d'usage dans toutes les cours ou plutôt dans toutes les portes orientales — VOLT., Russie, II, 1
Aujourd'hui, la Porte, la Porte ottomane, la Sublime Porte (avec une majuscule), la cour de l'empereur des Turcs.
- Partis de la vie pastorale, les Turcs ont fait de la tente immobilisée le symbole de l'empire ; cette tente.... a deux portes : la porte du gouvernement et la porte de la béatitude (le harem) — MICHELET, Orig. du droit franç. Introd. XXXVIII
9Fig. Les portes de la mort, état où la vie est près d'abandonner un homme. non relevé aujourd’hui
- Et pour le rappeler des portes du trépas — CORN., Gal. du Pal. III, 5
- Ma sœur avait touché aux portes de la mort — CHATEAUB., René.
Être aux portes de la mort, être à l'extrémité.
- Il [Télémaque] périssait, tel qu'une fleur qui.... ainsi le fils d'Ulysse était aux portes de la mort — FÉN., Tél, VII
- Vous avez été jusqu'aux portes de la mort — MASS., Carême, Impénit.
On dit de même : les portes du tombeau.
- Borgia ne pouvait pas prévoir que lui-même serait aux portes du tombeau — VOLT., Mœurs, 111
Les portes de l'éternité, la mort.
- Dès que la mort se fait voir de près, que les portes de l'éternité s'ouvrent à lui — MASS., Avent, Mort du péch.
- Recevez mes tendres et derniers adieux ; les portes de l'éternité s'ouvrent pour moi — VOLT., Socrate, III, 10
Malherbe a dit aux portes de la peur, comme on dit aux portes de la mort, c'est-à-dire à l'approche d'une grande peur.
- [Pierre] De vaillant fait couard, de fidèle fait traître, Aux portes de la peur abandonne son maître, Et jure impudemment qu'il ne le connaît pas — MALH., I, 4
10 Les portes de la Jérusalem céleste, les portes éternelles, la porte de la maison du Seigneur, l'entrée du paradis. non relevé aujourd’hui
- Il [le Seigneur] vient enfin de vous ouvrir la voie des saints et les portes éternelles — MASS., Avent, Mort du péch.
- C'est un droit qui nous ouvre la porte de la maison du Seigneur — ID., Carême, Vocal.
La porte des cieux, même sens.
- Aveugles pour la terre, ils aspirent aux cieux, Et croyant que la mort leur en ouvre la porte.... — CORN., Poly. III, 9
Par opposition. Les portes de l'enfer, les puissances de l'enfer.
- Les portes d'enfer signifient naturellement toute la puissance des démons — BOSSUET, 2e instr. sur les prom. de l'Église, 40
- Tandis que l'Église de Jésus-Christ subsistera (or elle subsistera toujours, puisque les portes de l'enfer ne prévaudront jamais contre elle) — BOURDAL., Sur la récomp. des saints, 1er avent, p. 38
11Terme de mythologie. Porte de corne, celle par laquelle sortaient les songes véridiques. Porte d'ivoire, celle par laquelle passaient les songes menteurs. non relevé aujourd’hui
12 Une ouverture quelconque.
- Et [dans un coucher de soleil] vers l'occident seul, une porte éclatante Laissait voir la lumière à flots d'or ondoyer — LAMART., Harm. II, 2
13 Ce qui permet d'entrer dans un pays. Cette place est la porte de tel pays. encore relevé aujourd’hui
Fermer la porte, les portes d'un pays à une nation, ne pas lui permettre d'y entrer. Les Japonais avaient fermé la porte de leur pays à tous les Européens, sauf les Hollandais.
14Fig. Ce qui sert de passage aux impressions intellectuelles ou morales.
- Que pour sortir d'un cœur elles [les vérités] trouvent de portes ! — CORN., Nicom. III, 8
- Je ne parle que des vérités de notre portée ; et c'est d'elles que je dis que l'esprit et le cœur sont comme les portes par où elles sont reçues dans l'âme — PASC., Géométr. II
2 autres citations
- Hélas ! vous sentez qu'à ces derniers moments.... toutes les portes de mon entendement sont fermées, mes idées s'enfuient, ma pensée s'éteint — VOLT., Polit. et lég. Diat. entre un mourant et un homme qui se porte bien
- Tout entre dans l'esprit par la porte des sens — DELILLE, Imaginat. I
15 Entrée, introduction. La géométrie est la porte des sciences mathématiques. non relevé aujourd’hui
Accès, moyen d'arriver. La porte des honneurs, des grandeurs, des emplois.
- Placide : De mon rang [de gouverneur] en tous lieux je soutiendrai l'honneur. - Marcelle : Considérez donc mieux quelle main vous y porte ; L'hymen seul de Flavie en est pour vous la porte — CORN., Théod. I, 2
- Maître de lui ouvrir ou fermer à son gré la porte des grandes magistratures — J. J. ROUSS., Lett. à d'lvernois, Corresp. t. VII, p. 41
Les portes secrètes, les moyens cachés de réussir.
- Vous me dites une grande parole, que les portes secrètes s'ouvriront ou se fermeront, selon ce qui plaira à M. d'Argenson — MAINTENON, Lett. à Mme de Caylus, 16 févr. 1718
Ouvrir la porte, donner accès.
- Le soin de la chair.... Aux fragiles pensers ayant ouvert la porte — MALH., I, 4
- Il n'est ni train pompeux, ni superbes palais Qui n'ouvrent quelque porte à des maux incurables — MOL., Psyché, IV, 1
3 autres citations
- Il est nécessaire qu'il y ait de l'inégalité parmi les hommes, cela est vrai ; mais, cela étant accordé, voilà la porte ouverte non seulement à la plus haute domination, mais à la plus haute tyrannie — PASC., Pens. VI, 1 bis, éd. HAVET
- C'était ouvrir une porte bien large à la calomnie — MONTESQ., Esp. XII, 16
- Mon premier vol ouvrit la porte à d'autres — J. J. ROUSS., Confess. I
Fermer la porte à, exclure, refuser, couper court à.
- Il faut fermer la porte à leurs prétentions — CORN., D. Sanche, I, 2
- De l'humeur que je sais la chère Marinette, L'hymen ne ferme pas la porte à la fleurette — MOL., le Dép. v, 9
3 autres citations
- De borner nos talents à des futilités, Et nous fermer la porte aux sublimes clartés — ID., Femmes sav. III, 2
- Peut-on, avec un si bon esprit, fermer les yeux et la porte à cette pauvre vérité ? — SÉV., 584
- Mme la Dauphine lui dit [à Mme de la Ferté] avec un air sérieux : Madame, je ne suis pas curieuse, et ferme ainsi la porte, c'est-à-dire la bouche aux médisances et aux railleries — ID., 29 mars 1680
Fig. Une porte fermée, une incapacité à comprendre, à sentir.
- On ne fait point entrer certains esprits durs et farouches dans le charme et dans la facilité des ballets de Benserade et des fables de la Fontaine ; cette porte leur est fermée — SÉV., à Bussy, 14 mai 1686
Laisser une porte, ne pas empêcher complétement.
- Le moyen d'apaiser le mal était de laisser une porte au repentir, et non de jeter les hommes dans le désespoir par un refus absolu et irrévocable de pardon — ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. III, p. 543, dans POUGENS
16 Ce qui ferme certains meubles, certaines constructions. Les portes d'une armoire. La porte d'un four. encore relevé aujourd’hui
Porte d'écluse, grande clôture de bois qui arrête l'eau dans les écluses.
Bateau-porte, bateau que l'on coule à fond à la porte d'un bassin pour le fermer.
Porte marinière, synonyme de passelis.
- Les portes marinières [sur la Sarthe], ménagées dans les massifs des barrages, n'offrent que 4m, 30 à 5m, 20 de passage, comme celles de la Mayenne, et, comme ces dernières, elles sont fermées au moyen d'aiguilles et de petites vannes ou appareils super posés — E. GRANGEZ, Voies navig. de France, p. 598
- Ces portes, réservées dans les barrages, pour la descente ou la remonte des bateaux, se composaient, comme on le voit encore sur plusieurs points, et même, au rapport des voyageurs, sur les canaux de la Chine, d'une voie de 6 à 7 mètres de largeur, fermée par plusieurs poutrelles mobiles placées les unes au-dessus des autres, et suivie d'un plan plus ou moins incliné, bordé latéralement par des estacades en charpente, et servant à racheter la différence de niveau des deux biefs contigus — DUTENS, Hist. de la navig. intér. de la France, I, 80
17 Porte d'agrafe, petit fil de cuivre étamé, plié en forme de cercle d'un côté, les deux bouts formant deux petits cercles serrés l'un à côté de l'autre ; le bout arrondi sert à retenir l'agrafe, et les deux petits cercles à fixer la porte sur l'étoffe.
18 Au plur. Pas, gorge, défilé.
- Plusieurs de ces gorges [du Caucase], les seules sans doute qui fussent praticables, étaient fermées par des portes connues sous le nom de portes Caspiennes, de portes d'Albanie, et, en général, de portes du Caucase — BAILLY, Atlantide, p. 140
19Terme d'anatomie. Portes du lait, nom donné aux ouvertures par lesquelles, chez la vache, les veines mammaires, s'étendant de la partie antérieure des mamelles jusqu'à la région antérieure et latérale du ventre, pénètrent dans les parois profondes et inférieures de la poitrine ; elles sont faciles à explorer.
20 Les portes du Sadder, les chapitres de ce livre. non relevé aujourd’hui
- Le Sadder est divisé en cent articles, que les Orientaux appelaient portes ou puissances — VOLT., Mœurs, 5
21 De porte en porte, loc. adv. De maison en maison.
- J'aimerais mieux chercher mon pain de porte en porte, Que servir plus longtemps un maître de la sorte — REGNARD, Fol. amour, I, 1
- Adieu le Marais, l'île Saint-Louis, maisons où l'on va de porte en porte s'ennuyer, ou faire un quadrille — D'ALAINVAL, École des bourgeois, II, 9
1 autre citation
- Vous ignorez peut-être qu'un polisson, nommé Clément, va de porte en porte, lisant une mauvaise satire contre vous — D'ALEMB., Lett. à Volt. 6 mars 1772
Il va de porte en porte comme le pourceau de saint Antoine.
22 De porte à porte, sans intermédiaire, en face.
- Jusque-là je suis assez glorieux pour vous dire de porte à porte que je ne vous crains ni ne vous aime — CORN., Lett. apolog.
23 À porte close, loc. adv. En secret.
On dit dans le même sens : à porte fermée.
- J'aurais donné tout au monde pour le voir représenter [le Devin de village] à ma fantaisie, à portes fermées, comme on dit que Lulli fit une fois jouer Armide pour lui seul — J. J. ROUSS., Confess. VIII
Par opposition. à portes ouvertes, publiquement.
- Apollon à portes ouvertes Laisse indifféremment cueillir Les belles feuilles toujours vertes Qui gardent les noms de vieillir — MALH., III, 2
- Heureusement en Angleterre aucun procès n'est secret.... tous les interrogatoires se font à portes ouvertes — VOLT., Polit. et lég. Hist. d'Élis. Canning.
24 À porte ouvrante, à portes ouvrantes, à porte fermante, à portes fermantes, à l'heure où, dans une place de guerre, les portes s'ouvrent ou se ferment.
Historique
XIe s.
- De pareïs [paradis] li seit la porte uverte — Ch. de Rol. CLXIV
XIIIe s.
- Li empereres Marchufle.... vint à une porte que on apele porte oirée [dorée] — VILLEH., CVI
- Et il les assistrent [assiégèrent] à mout poi de gent devant deus portes — ID., CXLI
2 autres citations
- À celle journée que nous entrames en nos nez [navires], fist l'en [on] ouvrir la porte de la nef — JOINV., 210
- Aumona au lit de la mort messires Gaucher li Granz dix livres chascun an à la porte [lieu dans les couvents où l'on faisait l'aumône] d'Igni, por doner cotes as mesiax [lépreux] de la terre — DU CANGE, porta.
XIVe s.
- Comme Guillaume de Breul, advocat en notre dit parlement, lequel est prisonnier à Paris dedens les portes [libre dans Paris, à la condition de n'en pas sortir] — Bibl. des chartes, 5e série, t. IV, p. 136
- Et quant je voy que pas n'en rient [les maris], Mais dient que, leurs femmes mortes, Ne passeront jamais telz portes [ne se remarieront pas] — E. DESCH., Miroir de mariage, p. 13
1 autre citation
- Nous perdismes Julien Bourgneuf le capitaine de la porte du roy — COM., VIII, 6
XVIe s.
- À porte ouvrant — D'AUB., Hist. II, 341
- Deux chiaoux qui estoient venus de la porte du sultan — ID., ib. III, 419
4 autres citations
- Il a tellement esté pipé, qu'il a veu, devant que mourir, ses enfans aux portes [mendier], sa femme au bordel, et sa personne à l'hospital — ID., Conf. I, 10
- Tous ces desguisements sont vaines mascarades Qui aux portes d'enfer presentent leurs aubades — ID., Tragiques, Princes.
- Tout cela est frapper à la porte d'un trespassé — COTGRAVE
- Les derniers venus ferment les portes — ID.
Étymologie
Bourguig. pote ; provenç. et ital. porta, espagn. puerta ; du lat. porta, que les Latins, Tite Live entre autres, tirent de portare, parce que, en traçant l'enceinte des villes avec une charrue, on soulevait, portait la charrue à l'endroit où l'on voulait ménager des portes ; mais portare eût donné portata, et non porta. Porta est bien un participe passif d'un verbe simple perdu, poro, pero, traverser (grec, πόρος, περάω ; sanscrit, par, traverser).
PORTE2 adj. (por-t')
Terme d'anatomie. Éminences portes, nom de deux saillies de la face inférieure du foie qui bornent, l'une en devant, l'autre en arrière, le sillon transversal.
Veine porte grosse veine qui reçoit le sang de l'estomac, de la rate, du pancréas et des intestins, et qui se distribue dans le foie.
Sillon de la veine porte, ou sillon transversal, sinuosité profonde qui loge le sinus de la veine porte.
Appareil porte, vaisseaux portes ou de petite circulation, nom donné à toutes les parties de l'appareil circulatoire dans lesquelles le sang marche des capillaires d'un organe vers les capillaires d'un autre organe. Il y en a un d'annexé à chacun des appareils de la vie de nutrition, et non pas seulement un pour l'appareil digestif.
Historique
XVIe s.
- La veine porte est seule et unique, située à la partie cave du foye, duquel elle sort (ou plus tost de l'umbilicale), et au milieu de tous les intestins — PARÉ, I, 21
Étymologie
Porte 1, à cause qu'on a comparé les deux éminences du foie à une porte.
Supplément au dictionnaire
PORTE. Ajoutez :
25 La porte de Saint-Nicolas, sorte de jeu usité en Lorraine.
- Les joueurs, se donnant la main, forment une longue chaîne, dont chaque anneau est représenté alternativement par une dame et un cavalier ; les deux meneurs, qui se trouvent en tête, élèvent leurs mains jointes de manière à former une sorte d'arceau — A. THEURIET, Rev. des Deux-Mondes, 1er juin 1874, p. 481
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Wiktionnaire (dump du 6 juillet 2026) Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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