rentré
- nature
- adj masculin
- diction
- [ʁɑ̃tʁe] · 2 syllabes
- usage
- 68 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 3
- Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
-
Que l’on a refoulé en soi-même.
- Elle eut un sourire rentré, sortit une cigarette qu'elle glissa entre deux lèvres carminées et fit semblant de chercher du rif. Willy Roc, Sérénade pour les fous, Paris : Éditions Ferenczi, 1960, p. 109
1 emploi spécialisé
- Généralités Pli exécuté pour amener le bord vif du tissu sur l'envers ou à l'intérieur.
Formes fléchies 1
-
Participe passé masculin singulier de rentrer.
- Il n’est rentré rue de Courty qu’à 8 h du soir, je m’y couchais pour me décarapater mardi à 8h1/2 de façon à pouvoir rentrer dîner et coucher. Jean Lorrain, L.A.S. ou C.A.S. à Jules Bois, autographe, 1888
Citation
Le pouvoir de Philippe II fut alors comme un grand fleuve rentré dans son lit, après avoir inondé au loin les campagnes
1873 — le Littré
RENTRÉ, ÉE part. passé (ran-tré, trée)
de rentrer
1 Qui est revenu en dedans.
- Rentrés dans la cabane, on servit le festin de l'amitié — CHATEAUBR., Natch. III
Par extension.
- Le pouvoir de Philippe II fut alors comme un grand fleuve rentré dans son lit, après avoir inondé au loin les campagnes — VOLT., Mœurs, 166
- [Sènèque] sorti de son école [du philosophe Attalus], rentré dans la société.... — DIDER., Cl. et Nér. II, 31
2Fig. Qui a repris une certaine position morale.
- Rentré en grâce auprès de Mme de Pompadour, je lui communiquais ma peine, la suppliant de savoir du roi s'il me serait favorable — MARMONTEL, Mém. VII
3 Qui a été repoussé en dedans, répercuté, en parlant d'un mal. Dartre rentrée. Sueur rentrée.
Fig. et familièrement.
- Ma fille, quand vous voulez rompre du fer, trouvant les porcelaines indignes de votre colère, il me semble que vous êtes bien fâchée ; quand je songe qu'il n'y a personne pour en rire et pour se moquer de vous, je vous plains ; car cette humeur rentrée me paraît plus dangereuse que la petite vérole — SÉV., 132
- Cette vanité rentrée, qui, pour se consoler de l'indifférence qu'on lui montre, feint de repousser ce qu'on ne pense point à lui offrir — D'ALEMB., Éloges acad. Préf.
1 autre citation
- Par l'ennui, les regrets, leur sagesse altérée Devient un mal qu'on nomme ambition rentrée — A. DUVAL, Manie des grand. IV, 1
Fig. et familièrement. C'est bien rentré de piques noires, voy. PIQUE 2.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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