repartie
- nature
- nom féminin
- diction
- [ʁəpaʁti] · 3 syllabes
- attesté
- 1601
- usage
- 6 par million de mots
Sens et définitions
Nom 1
-
Réponse vive, réplique faite sans délai.
- On rit de ses plaisanteries ; on attend en souriant ses bons mots ; il a en effet la repartie très vive. Marguerite Yourcenar, Quoi ? L'Éternité, 1988
Formes fléchies 1
- Participe passé féminin singulier de repartir.
Citation
Tout ce que vous alléguez ici, ne me semble pas tant des objections que quelques murmures qui n'ont pas besoin de repartie
1873 — le Littré
REPARTIE s. f. (re-par-tie)
Réplique, réponse. encore relevé aujourd’hui
- Tout ce que vous alléguez ici, ne me semble pas tant des objections que quelques murmures qui n'ont pas besoin de repartie — DESC., Rép. aux 5es. object. 14
- Mais l'offensante aigreur de chaque repartie Dont vous... — MOL., Femmes sav. IV, 3
8 autres citations
- Celui qui est d'une éminence au-dessus des autres, qui le met à couvert de la repartie, ne doit jamais faire une raillerie piquante — LA BRUY., V
- Pittacus avait les reparties promptes et vives — FÉN., Pittacus.
- De repartie en repartie Chacun se quitte en s'outrageant — LAMOTTE, Fabl. III, 17
- Ces reparties heureuses qui marquent également le coup d'œil vif de l'esprit et l'élévation du cœur — MAIRAN, Éloges, Card. de Polignac.
- Un Achéen nommé Arcadion, homme d'esprit et prompt à la repartie — BARTHÉL., Anach. ch. 61
- Des reparties aussi promptes que l'éclair laissent après elles tantôt une lumière vive, tantôt la haute opinion qu'ils [les Spartiates] ont d'eux-mêmes et de leur patrie — ID., ib. ch. 48
- La crainte d'une repartie spirituelle et piquante est, dans le monde, le frein le plus sûr de l'impertinence et de la méchanceté — GENLIS, Mlle de la Fayette, p. 110, dans POUGENS
- On parlait de généalogie devant M. de Catinat : "Pour moi, dit-il en souriant, je descends de Catilina." De Caton, monseigneur, lui répondit quelqu'un ; l'heureuse repartie ! — MARMONTEL, Œuv. t. V, p. 141
N'avoir de repartie à.... sinon que.... n'avoir rien à répondre ....si ce n'est que.
- À de telles raisons je n'ai de repartie, Sinon que c'est à moi de rompre la partie — CORN., la Suiv. V, 1
Sans repartie, sans qu'il soit possible de répondre, sans conteste.
- Sans repartie, La femme est toujours femme, et jamais ne sera Que femme, tant qu'entier le monde durera — MOL., le Dép. IV, 2
- Pompone les avait souvent mis [Louvois et Colbert] sans reparties, lorsqu'ils avaient hasardé de le contredire — SAINT-SIMON, 71, 164
On dit dans le même sens : qui ne souffre pas de repartie.
- Ce ministre [M. Basnage] croit tout sauver en dissimulant ce qui ne souffre point de repartie — BOSSUET, Déf. var. 1er disc. 18
Historique
XIIIe s.
- Celui qui siens est tous, Ki pas n'enquiert departie De sa douce repartie, De sa douce compaignie — Mss. de poésie franç. av. 1300, t. III, p. 1080, dans LACURNE
XVIe s.
- Après plusieurs reparties très aigres, il se leva de table, outré de dépit et de colere — D'AUB., Vie, XLVI
Étymologie
Repartir 1.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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