rose-croix

nature
nom masculin
diction
[ʁozkʁwa] · 2 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots
parenté
rose

Sens et définitions

Nom 3

  1. Titre d’un grade de la franc-maçonnerie, qui est immédiatement au-dessus de celui de maître dans certains rites. C’est le 18ᵉ degré au rite écossais ancien accepté.
  2. Titre d’un grade de la franc-maçonnerie, qui est immédiatement au-dessus de celui de maître dans certains rites. C’est le 18 degré au rite écossais ancien accepté.
1 emploi spécialisé
  1. Religion Nom des membres d’une confrérie secrète et mystique dont les adeptes se prétendent magiciens, la Rose-Croix.
    • — J’ai, répondit M. Roux, un capitaine tout jeune qui observe, au contraire, la plus exquise politesse. C’est un esthète, un rose-croix. Anatole France, Le Mannequin d’osier, Calmann Lévy, 1897

Citation

Nos rose-croix [Énée et Achate rendus invisibles par Vénus], bien assurés De n'être pas considérés, Dans ce superbe temple entrèrent
Paul Scarron, Virg. I

Origine du mot

On dit que ce mot vient de Rosenkreuz, Allemand, né en 1388, à qui cette confrérie se rattacha. — Littré, 1873

1873 — le Littré

ROSE-CROIX s. f. (rô-ze-kroî)

1 Confrérie de la rose croix, secte illuminée du commencement du XVIIe siècle, qui prétendait posséder la sagesse et la piété au suprême degré, forcer à son service les esprits et les démons, et procurer la prochaine instauration de toutes les choses de ce monde en un meilleur état (voy. NAUDÉ, Rose-croix, IV, 2).

  • L'an 1615, Jean Bringern imprima à Francfort un livre en allemand contenant deux opuscules, intitulés manifeste et confession de foi des frères de la rose-croix — NAUDÉ, Rose-croix, IV, 2
  • Descartes, qui a désiré trouver les frères de la rose-croix, prétendus sages dont on débitait des merveilles incroyables et absurdes — BAILLY, Hist. astr. mod. t. II, p. 192

S. m. Un rose-croix, un individu appartenant à la confrérie de la rose-croix.

  • Un inconnu lui prédit qu'il se marierait à 35 ans, et quelques autres choses particulières que l'événement a justifiées ; il y aurait dans cet inconnu de quoi faire un devin, si l'on voulait, ou un rose-croix qui courait le monde — FONTEN., Ozanam.

Il s'est dit pour toute espèce d'hommes usant d'enchantement.

  • Nos rose-croix [Énée et Achate rendus invisibles par Vénus], bien assurés De n'être pas considérés, Dans ce superbe temple entrèrent — SCARR., Virg. I

2 Il s'est dit, au XVIIe siècle, d'un lieu de dévotion, de retraite. non relevé aujourd’hui

  • Je suis retourné aussi confus qu'édifié de votre Désert [lieu de retraite de Port-Royal] ; et, quand je vous examine tous l'un après l'autre, je trouve que le vieil homme est pendu dans votre rose-croix en tant que mort s'en suive, et que chez moi, il n'est pendu qu'en effigie — LE CAMUS, Lett. dans STE-BEUVE, Port-Royal, t. IV, p. 529

3 S. m. Titre d'un grade de la franc-maçonnerie, qui est au-dessus de celui de maître. encore relevé aujourd’hui

Au plur. Des roses-croix.

Étymologie

On dit que ce mot vient de Rosenkreuz, Allemand, né en 1388, à qui cette confrérie se rattacha.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier

Liens de sens

Terme générique

titre

Domaine

religion

Famille morphologique

rose rosé rose-thé

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « rose-croix » du Wiktionnaire.

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