sédition

nature
nom féminin
diction
[sedisjɔ̃] · 3 syllabes
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

  1. Émeute populaire, révolte, soulèvement contre la puissance établie.
    • La flamme sifflait en mordant les cordages, et courait dans le bâtiment comme une sédition populaire vole par les rues d'une ville. Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832
1 emploi spécialisé
  1. Généralités Révolte concentrée, soulèvement contre l'autorité.

Citation

Comme, en matière de sédition, tout ce qui la fait croire l'augmente, nous faillîmes à faire en un moment ce que nous travaillions depuis huit jours à empêcher
Cardinal de Retz, Mém. t. I, liv. II, p. 383, dans POUGENS

Origine du mot

Du latin seditio.

Dans le dictionnaire latin : seditio

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

SÉDITION s. f. (sé-di-sion ; en vers, de quatre syllabes)

Trouble contre l'ordre public, contre l'autorité légale, qui est concerté, a des meneurs et n'est pas l'action d'un rassemblement fortuit. encore relevé aujourd’hui

  • Comme, en matière de sédition, tout ce qui la fait croire l'augmente, nous faillîmes à faire en un moment ce que nous travaillions depuis huit jours à empêcher — RETZ, Mém. t. I, liv. II, p. 383, dans POUGENS
  • Dans les séditions populaires, un homme qui saura ménager avec art les esprits de la populace irritée, lui fera aisément tourner sa fureur contre ceux auxquels on pensait le moins — BOSSUET, 2e sermon, Nativité de la sainte Vierge, 2
3 autres citations
  • Dans de si longues souffrances [les persécutions], les chrétiens ne firent jamais la moindre sédition — ID., Hist. I, 10
  • Les chrétiens s'y obstinèrent ; la chose en vint à une sédition ouverte — FLÉCH., Hist. de Théod. III, 112
  • L'Angleterre, où l'on voit la liberté sortie sans cesse des feux de la discorde et de la sédition — MONTESQ., Lett. pers. 136
Synonyme

SÉDITION, ÉMEUTE. L'émeute se forme dans la rue et commence par un rassemblement fortuit, sans chef, sans dessein préalable. La sédition est concertée, elle obéit à un mot d'ordre, elle a des meneurs ; c'est l'action non pas d'un rassemblement, mais d'un parti.

Historique

XIVe s.

  • La sedicion et l'esmouvement du pueple — BERCHEURE, f° 35, verso.
  • Cause de seditions — ORESME, Thèse de MEUNIER.

XVIe s.

  • Reprimer les seditions des hommes noiseux et ennemis de la paix — CALV., Instit. 1200
Étymologie

Provenç. sedicio ; espagn. sedicion ; ital. sedizione ; du lat. seditionem, de sed ou se, indiquant séparation, et ire, aller (voy. IRAI) : proprement, action d'aller à part. C'est là l'opinion des anciens. D'autres (M. Baudry, approuvé par M. Bréal) décomposent le mot en se-ditio ; ditio comme en per-ditio, en con-ditio, venant du radical latin da qui signifie donner, mettre, faire : action de mettre, d'agir en dehors, à part.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « sédition » du Wiktionnaire.

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