sordide
- nature
- adj
- diction
- [sɔʁdid] · 2 syllabes
- usage
- 12 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 3
-
Qui est sale, repoussant.
- Là végétait une sordide population d’ouvriers, de petites gens, de prostituées, de voyous. Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927
-
figuré Qui fait preuve d’avarice, qui montre de l’avarice.
- Ces quatre-vingt-dix mille francs, amassés sou à sou, provenaient donc d’économies sordides et fort inintelligemment employées. Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive
-
Qui est vil, répugnant, en parlant des choses.
- Naguère, la masse populaire, résignée à sa vie primitive, obscure, souvent sordide, n’avait point conscience d’être malheureuse. Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931
Citation
François ne saurait avoir ni un habillement si sordide ni une nourriture si modique, qu'il ne soit parfaitement satisfait
Origine du mot
Du latin sordidus (« sale », au sens figuré « bas, insignifiant, ignoble », « avare »).
Dans le dictionnaire latin : sordidus
1873 — le Littré
SORDIDE adj. (sor-di-d')
1 Sale, vilain.
- Sa volupté [d'Épicure] n'était point sordide ; il a vécu si sobrement que les Pères en font parfois honte aux chrétiens — LA MOTHE LE VAYER, Vertu des païens, II, Épicure.
- Tomber dans une sordide pauvreté — PATRU, Plaid. 3
1 autre citation
- François ne saurait avoir ni un habillement si sordide ni une nourriture si modique, qu'il ne soit parfaitement satisfait — BOSSUET, Panég. St Franç. d'Ass. 2
En parlant de personnes.
- Irais-je, adulateur sordide, Encenser un sot dans l'éclat ? — GRESSET, Chartreuse.
2Terme de médecine. Sale, de mauvais aspect. Une plaie sordide. encore relevé aujourd’hui
Ulcères sordides, ulcères qui fournissent une suppuration sanieuse ou de mauvaise nature.
3Fig. Il se dit de l'avarice et des choses qui s'y rapportent. encore relevé aujourd’hui
- Il y a un noble intérêt, il y a un intérêt bas et sordide — BOSSUET, Rép. à quatre lettres de M. de Cambrai, 2
- Travaillez pour la gloire, et qu'un sordide gain Ne soit jamais l'objet d'un illustre écrivain — BOILEAU, Art p. IV
2 autres citations
- On ne peut t'excuser sur ton avarice sordide [de Caton l'ancien] — FÉN., Dial. des morts anc. 35
- Le parfait désintéressement de Socrate, qui était sans héritage et sans revenu, faisait encore sentir davantage par le contraste la sordide avidité des sophistes — ROLLIN, Hist. anc. Œuvr. t. XI, 2e part. p. 776, dans POUGENS.
4Par extension, très avare, vilain, en parlant des personnes. C'est un avare des plus sordides. encore relevé aujourd’hui
- Une avare et sordide famille — BOILEAU, Sat. X
Historique
XVIe s.
- Le chancre ulceré est fort sordide — PARÉ, V, 27
Étymologie
Lat. sordidus, sale, de sordes, ordures.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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