taquin

nature
adj masculin
diction
[takɛ̃] · 2 syllabes
attesté
Au plus tard au XVᵉ siècle
usage
1 par million de mots

Sens et définitions

Adjectif 3

  1. vieilli Avare.
    • Courtenvaux était avare et taquin, et, quoique modeste et respectueux, fort colère. Saint-Simon
  2. Qui prend un malin plaisir à contrarier ou à chicaner.
    • Un grand homme sec et mince, le visage en lame de couteau, le teint pâle, à parole brève, taquin comme une vieille fille, méticuleux comme un chef de bureau. Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831
  3. Relatif à Mesmay, commune située dans le département du Doubs.

Nom 2

  1. Personne qui chamaille, plaisantin.
    • Dans l’obscurité que le gaz baissé fait au Cirque, Gianni dormait couché à terre, quand d’une vapeur bleuâtre s’élançait Nello, figurant, dans l’intermède poétique, un de ces lutins malfaisants, un de ces follets taquins des pays de montagnes et de lacs. Edmond de Goncourt, Les Frères Zemganno, page 186, Charpentier, 1879
1 emploi spécialisé
  1. Jeux Jeu de taquin.
    • On peut également donner au taquin la forme suivante : a b с d e f ho h р O n m 1 k j i Supposons que o désigne la case vide. C. Henry, Encore le taquin, in Gazette anecdotique, littéraire, artistique et bibliographique du 15/07/1880

Citation

Courtenvaux était avare et taquin, et, quoique modeste et respectueux, fort colère
Saint-Simon, 151, 206

Origine du mot

De l’ancien français taquehan (« assemblée illicite d'ouvriers, émeutier ») puis tacain (« gueux, bandit ») et enfin taquin (« avare »).

1873 — le Littré

TAQUIN, INE adj. (ta-kin, ki-n')

1 Vilain, avare, qui chicane sur la dépense ; il vieillit, en ce sens, qui est le sens propre.

  • J'ai bien peur qu'il n'y ait bien des fautes [dans un livre] ; car tous nos libraires sont bien taquins et bien ignorants — GUI PATIN, Lett. t. II, p. 340, dans POUGENS
  • Courtenvaux était avare et taquin, et, quoique modeste et respectueux, fort colère — SAINT-SIMON, 151, 206

2Par changement de sens , qui s'amuse à quereller sur de petites choses, pour le plaisir de contrarier. Un enfant jaloux et taquin. encore relevé aujourd’hui

  • Ceux qui connaissent le caractère taquin, opiniâtre, vindicatif — BACHAUMONT, Mém. secr. t. XXXIII, p. 21

Subst. Quel ennuyeux taquin !

Historique

XVe s.

  • Icelui Pierre appela le suppliant arlot taquin... qui veut autant dire... truand, bastard — Lettres de remission, 1411, dans le Dict. de DOCHEZ

XVIe s.

  • Un prodigue despensier qui consumera tout, ils luy reprocheront qu'il sera un taquin mechanique — AMYOT, Comm. disc. le flatt. 35
  • Nous disons avare ou avaricieux, eschars, taquin — H. EST., Précellence.
1 autre citation
  • Les courtisans estimoient Louis XII un taquin, pour estre plus retenu en ses dons — E. PASQUIER, Lett. XII, 6
Étymologie

Espagn. tacaño ; napolit. taccagno, avare. Le radical paraît être tac, clou, ce qui attache ; le taquin étant tenace de ce qu'il possède (voy. TACHE, à l'étymologie). Une autre étymologie, séparant taquin de taccagno, dit que le taquin, avare, a été nommé ainsi à cause de l'avarice d'un officier de la bouche chez Louis XI, nommé Taquin (voy. DUCLOS, Preuves de Louis XI, p. 258).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « taquin » du Wiktionnaire.

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