templier

nature
nom masculin
diction
[tɑ̃plije] · 3 syllabes
usage
4 par million de mots

Sens et définitions

Adjectif 4

  1. Relatif à l'ordre du Temple et à ses membres.
    • Démenti formel aux théories de Viollet-le-Duc sur l’octogonalité des églises templières, la chapelle de Saint-Aubin est un grand édifice rectangulaire en pierre du pays de vingt-cinq mètres de long sur neuf de large. Alain Lameyre, Guide de la France templière, Tchou, 1975, page 344
  2. Relatif au Temple, commune du Loir-et-Cher.
  3. Relatif au Temple-de-Bretagne, commune de la Loire-Atlantique.
  4. Relatif à Temple-Laguyon, commune de la Dordogne.

Nom 4

  1. Chevalier d’un ordre religieux militaire, institué au commencement du XIIᵉ siècle, pour défendre le royaume de Jérusalem contre les musulmans.
    • Remplissez les cornes les plus vastes ; les templiers et les abbés aiment le bon vin et la bonne mesure. Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820
  2. Meuble représentant un chevalier de l’ordre des Templier dans les armoiries. Il est généralement représenté à pied, armé et équipé. Sur ses vêtements ou son équipement (parfois sur une bannière) sont représentées les armoiries de l’ordre (d’argent à une croix de gueules — plusieurs croix différentes ont été utilisées au cours de l’histoire de l’ordre). À rapprocher de champion, chevalier et chevalier du Temple.
    • D’azur au templier vêtu et coiffé de mailles d’argent, croisé et ceinturé de gueules, accosté de deux rameaux de buis d’or, au chef d’argent chargé de trois croisettes ancrées de gueules, qui est de la commune de Bussière-Poitevine de Haute-Vienne → voir illustration « armoiries avec un templier »
  3. Chevalier d’un ordre religieux militaire, institué au commencement du XII siècle, pour défendre le royaume de Jérusalem contre les musulmans.
  4. Meuble représentant un chevalier de l’ordre des Templier dans les armoiries. Il est généralement représenté à pied, armé et équipé. Sur ses vêtements ou son équipement (parfois sur une bannière) sont représentées les armoiries de l’ordre (d’argent à une croix de gueules ). À rapprocher de champion, chevalier et chevalier du Temple.

Origine du mot

Du latin templaris (« du temple, de temple »). Pour le sens religieux, il s’entend du Temple de Salomon, qui avait été donné à la milice des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon (en latin : pauperes commilitones Christi Templique Solomonici). Voir ordre du Temple.

Dans le dictionnaire latin : templaris

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

TEMPLIER s. m. (tan-pli-é ; l'r ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie : les tan-pli-é-z accusés)

1 Chevalier d'un ordre militaire qui fut institué à Jérusalem en 1118, sous Baudoin II, dans une maison voisine du lieu où avait existé le temple de Salomon, d'où l'ordre tira son nom de chevaliers du Temple. encore relevé aujourd’hui

  • Sur les lettres et les instances du pape on avait arrêté les templiers dans tous les États de la chrétienté ; il n'y en eut de condamnés à mort qu'en France et dans le comté de Provence, qui appartenait alors au roi de Naples et de Sicile — SAINT-FOIX, Ess. Paris, Œuv. t. III, p. 282, dans POUGENS
  • On accusait les templiers de réunir tout ce qu'on reprochait à ces deux professions [le soldat et le prêtre] : les débauches et la cruauté du guerrier, et l'insatiable passion d'acquérir qu'on impute à ces grands ordres qui ont fait vœu de pauvreté — VOLT., Mœurs, 66
1 autre citation
  • L'accusation et l'emprisonnement sont de 1309, mais on a retrouvé des lettres de Philippe le Bel au comte de Flandre, datées de Melun 1306, par lesquelles il le priait de se joindre à lui pour extirper les templiers — ID., ib.

Boire comme un templier, boire avec excès.

2 Membre d'une secte mystique qui prétend tirer son origine de l'ancien ordre des templiers, et à laquelle se rattachent les francs-maçons.

Remarque

" Dès 1807 on a fait savoir à l'Académie française que la phrase boire comme un templier, insérée dans ses précédentes éditions, est une corruption de celle : Boire comme un temprier (ancien synonyme de verrier), laquelle vient de ce que les ouvriers employés à la fonte du verre, étant exposés à une forte chaleur, boivent de temps à autre par suite de leur transpiration continuelle ", LEGOARANT. Pour justifier cela, il faudrait des textes. Le fait est que boire comme un templier, se trouve déjà dans Rabelais.

Historique

XIIIe s.

  • ... Se ce ne sont seles vernisiées, fetes pour templiers ou pour gens de religion — Liv. des mét. p. 208
  • Je descendi et envoiai mon cheval avec les templiers, qui estoient bien une arbalestrée darieres — JOINV., 277
1 autre citation
  • Servir volez com templiers por noient — MÄTZNER, p. 82

XIVe s.

  • Si fist crestienté telement essilier, Que par lui furent mort et peri li templier — Baud. de Seb. XIII, 936

XVIe s.

  • Je ne boy en plus qu'une esponge, je boy comme ung templier — RAB., Garg. I, 5
Étymologie

Temple 1 : provenç. templier ; espagn templario ; ital. tempiere.

Supplément au dictionnaire

TEMPLIER. - REM. Ajoutez : Boire comme un templier, se trouve aussi dans Paradin : Et estoient ceux qui mieux remplissoient la pance, en plus grande reputation entre eux [templiers], dont l'on dit encores jusques aujourd'hui boire comme un templier, qui est adage de taverne, Chron. de Savoye, p. 250 (XVIe s.).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « templier » du Wiktionnaire.

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