usurpateur
- nature
- nom masculin
- diction
- [yzyʁpatœʁ] · 4 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
- parenté
- usurper
Sens et définitions
Nom 1
-
Personne qui, par violence ou par ruse, s’empare d’un bien, d’une souveraineté, d’un pouvoir, d’une dignité, d’un titre, etc., qui ne lui appartient pas.
- Le jeune roi des forêts, victime de Tord-Chêne, - son oncle, usurpateur, - savait déjà quel était son rang, qu'on voulait lui cacher. Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Chansons et légendes du Valois, 1854
Adjectif 1
-
Qui usurpe.
- Le peuple portait toute son attention sur le chevalier noir ; il remplissait l’air des cris de « Vive Richard Cœur-de-Lion ! À bas les templiers usurpateurs ! » Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820
Citation
Vos armes l'ont conquise [Rome], et tous les conquérants, Pour être usurpateurs, ne sont pas des tyrans
Origine du mot
Du latin usurpator, de usus (« usage ») et rapere (« ravir »).
Dans le dictionnaire latin : usurpator
1873 — le Littré
USURPATEUR, TRICE s. m. et f. (u-zur-pa-teur, tri-s')
1 Celui, celle qui, par violence, par ruse, s'empare des possessions, du pouvoir d'un autre. encore relevé aujourd’hui
- Vos armes l'ont conquise [Rome], et tous les conquérants, Pour être usurpateurs, ne sont pas des tyrans — CORN., Cinna, II, 1
- Celui qui est usurpateur de la prêtrise en sera du moins inutile possesseur — FLÉCH., Panég. II, 389
2 autres citations
- Pepin, l'usurpateur de la France, ne souffrit pas que les Lombards usurpassent cette capitale [Rome] et fussent trop puissants — VOLT., Dict. phil. Rome (cour de).
- Va, du lit de ma sœur l'usurpatrice infâme [Frédégonde].... — LEMERC., Frédég. et Brunehaut, I, 2
Absolument, celui, celle qui a usurpé une souveraineté.
- Toutes les grandeurs ne sont pas voisines des précipices, tous les usurpateurs n'ont pas été malheureux — RETZ, Conjur. Fiesque.
- Le commencement du XVIIe siècle était le temps des usurpateurs, presque d'un bout du monde à l'autre — VOLT., Mœurs, 191
1 autre citation
- ... ma chère patrie Par une usurpatrice indignement flétrie [Élisabeth], — P. LEBRUN, Marie St. II, 2
L'usurpateur, qualification que les royalistes donnaient à Napoléon Ier, et que leurs adversaires employaient souvent par ironie.
- Il n'est vilain qui, pour se faire un peu décrasser, n'aille du roi à l'usurpateur et de l'usurpateur au roi — P. L. COUR., Lett. à MM. de l'Acad.
2 Adj.
- Il a fui devant nous, pour retarder sa perte, Ce peuple usurpateur de l'empire des eaux — GILB., Ode sur la guerre.
- Il a révolté tous les philosophes, c'est-à-dire tous les usurpateurs de ce beau nom — GENLIS, Veillées du château t. III, p. 19
Étymologie
Provenç. usurpaire, usurpador ; esp. usurpador ; ital. usurpatore ; du lat. usurpatorem, de usurpare, usurper.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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