éblouissement
- nature
- nom masculin
- diction
- [ebluisəmɑ̃] · 5 syllabes
- usage
- 5 par million de mots
- parenté
- éblouir
Sens et définitions
Nom 5
-
État de la vue troublée par trop de lumière, par un éclat trop vif.
- — […], Le Kalevala est un véritable éblouissement, auquel cette traduction de Gabriel Rebourcet rend sa faconde et son ivresse furibarde. André Clavel, L'Iliade boréale, dans L'Express nᵒ 3081, 21 juillet 2010
4 emplois spécialisés
-
Médecine
Altération de la faculté de voir, occasionnée par une cause interne.
- A tout moment, il lui prenait des éblouissements et des vertiges. Émile Moselly, Terres lorraines, Plon, Paris, 1907
- Automatisation et applications Surintensité lumineuse locale qui fait que l'image d'un point couvre une zone trop importante d'un capteur d'images défectueux.
- Troubles de la vision Perte temporaire de la vision, ou réduction temporaire de l'acuité visuelle, causée par une lumière excessive ou qui se déplace.
- Troubles de la vision Agression du système visuel caractérisée par une sensation d'inconfort et/ou une mauvaise performance aux tests (acuité visuelle ou sensibilité au contraste).
Citation
Quoiqu'il ne soit pas certain que le cœur ait part à tous les éblouissements de l'esprit
Origine du mot
Éblouir. — Littré, 1873
1873 — le Littré
ÉBLOUISSEMENT s. m. (é-blou-i-se-man)
1 Trouble de la vue causé par une éclatante lumière. encore relevé aujourd’hui
- C'est une lumière et comme un éblouissement qui les gêne — MASS., Av. Épiph.
Éblouissement solaire, état de la vue quand, sortant du grand jour où nous voyions très bien, nous descendons dans une cave et y sommes d'abord aveuglés.
Trouble de la vue causé par quelque incommodité, telle qu'une congestion cérébrale.
- Il m'a pris tout à coup des éblouissements — TRIST., M. de Chrispe, III, 4
2Fig. non relevé aujourd’hui
- La grande estime que nous avons pour quelques prédicateurs peut venir de notre éblouissement et de notre illusion — BALZAC, dans RICHELET
- Quoiqu'il ne soit pas certain que le cœur ait part à tous les éblouissements de l'esprit — NICOLE, Essais, t. VIII, 2e partie, p. 77, lettre XI, dans POUGENS.
1 autre citation
- Descartes ne parle pas de l'effroi qui provient d'un éblouissement de notre esprit au sujet d'un objet épouvantable — BERN. DE ST.-P., Harm. v.
Historique
XVIe s.
- Il lui prenoit un esblouissement d'yeulx, et un tournoyement de teste, soudain qu'il entendoit le son des trompettes — AMYOT, Arat. 36
Étymologie
Éblouir.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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