éperon

nature
nom masculin
diction
[epəʁɔ̃] · 3 syllabes
usage
3 par million de mots

Sens et définitions

Nom 29

  1. Sorte de fortification en angle saillant qu’on élève au milieu des courtines, ou devant des portes, pour les défendre.
  2. Ouvrage en pointe qui sert à rompre le cours de l’eau, devant les piles des ponts, ou sur les bords des rivières.
  3. Tout pilier qu’on construit extérieurement d’un mur de terrasse de distance en distance, et qui se lie avec le corps du mur pour tenir la poussée des terres (Contrefort, anciennement contre-fort).
  4. Meuble représentant l’objet du même nom dans les armoiries. Il est composé d’une branche en métal en U avec une tige au bout de laquelle se trouve une molette à six rais mais le nombre peut varier d'un illustrateur à l’autre. Il est représenté en pal, la molette vers le chef (haut). Dans les représentations anciennes, il est parfois muni d’une sangle en cuir. À rapprocher de molette d’éperon.
    • D’azur, à trois éperons d’or, qui est de la commune de Lécluse du Nord → voir illustration « armoiries avec 3 éperons »
  5. Petite branche de métal qui s'adapte aux talons, et est armée à l'extrémité d'une espèce de roue en étoile dont les pointes servent à exciter le cheval.
  6. Ergot que les chiens ont aux jambes de devant.
  7. Prolongement postérieur de la base du calice ou de la corolle de certaines fleurs.
  8. Petite saillie formée, dans l'intérieur des artères, par leur membrane interne, au niveau de chacune de leurs divisions.
  9. Partie de la proue d'un bâtiment terminée en pointe.
  10. Fortification en angle saillant, qui se fait au milieu des courtines, sur les bords des rivières, etc. pour garantir une place.
  11. Tout ouvrage en pointe qui sert à rompre le cours de l'eau.
  12. Rides qui se forment au coin de l'œil des vieillards.
  13. Instrument pour repiquer en glands les clairières des bois.
  14. Anciennement, couper les éperons, dégrader un chevalier.
  15. Ordre de l'Éperon, ordre institué en 1266 par le roi de Naples.
14 emplois spécialisés
  1. Équitation Pièce de métal à deux branches, qui s’adapte au talon du cavalier et dont l’extrémité pointue ou portant une molette sert à piquer les flancs du cheval pour le stimuler.
    • Et, enfonçant les éperons dans les flancs de sa monture qui hennit de douleur, il partit à fond de train. Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858
  2. Botanique Prolongement en forme de tube de la corolle ou du calice (ne concerne parfois qu’un pétale ou sépale particulier).
  3. Marine Partie de la proue d’un bâtiment qui se termine en pointe et qui a plus ou moins de saillie en avant.
    • L’éperon des galères antiques était armé de fer.
  4. Géographie Partie d’un contrefort, d’une chaîne de collines ou de montagnes qui se termine en pointe.
  5. Courses hippiques et sports équestres Arceau métallique terminé par une pointe ou une molette, qui s'adapte au talon de la botte d'un cavalier pour piquer les flancs de sa monture et la stimuler.
  6. Glaciologie Avancée sous-marine d'un mur de glace, d'une falaise de glace, d'un iceberg ou d'un floe.
  7. Géomorphologie et géomorphogénie Partie en saillie d'un ensemble morphologique plus important comme une pente continentale, un seuil ou une dorsale océanique.
  8. Botanique Prolongement tubuleux du calice ou de la corolle au-dessus de la fleur.
  9. Conception architecturale Pilastre en coin formant un angle saillant sur la face du mur.
  10. Ports Extrémité d'une digue, d'une jetée ou d'un enrochement.
  11. Chemins de fer Partie du pousseur de wagon servant d'appui.
  12. Anatomie animale Pointe terminant une crête rosacée.
  13. Tunnels Massif de maçonnerie terminé en pointe; se dit surtout des avant-becs de piles de ponts.
  14. Constructions navales Sorte de lame renforcée fixée à l'étrave d'un brise-glace et utilisée pour briser ou couper la glace juste à l'avant du navire afin de permettre à ce dernier de tourner plus facilement.

Citation

Notre esprit assez souvent n'a pas moins besoin de bride que d'éperon
Nicolas Boileau, Longin, Sublime, ch. 2

Origine du mot

De l’ancien français esperon, du vieux-francique *sporo ; apparenté notamment, dans les langues germaniques, à l’allemand Sporn, l’anglais spur, le néerlandais spoor et le suédois sporre.

Formes apparentées 2 langues · 2 pays

Racine commune : esperon (fro)

Les langues

Les langues où la racine a laissé une forme, et cette forme. Le sens, lui, a pu changer en route.

  • ancien français esperoner
  • galicien esporón

Les pays où l'une de ces langues se parle

Un pays figure ici dès qu'une de ces langues s'y parle, même en minorité — la liste est donc large par nature.

  • Espagne esporón (gl)
  • Portugal esporón (gl)

Langues sans territoire aujourd'hui

Langues anciennes ou sans État à qui rattacher un pays — latin, gotique, étrusque. Certaines se parlent encore.

ancien français esperoner

Liens de sens

Terme générique

meuble ouvrage pièce prolongement

Terme spécifique

embole rostre talon

Dérivés

donner des éperons éperon barré éperonnelle éperonner éperonneur éperonnier gagner ses éperons gymnadénie à long éperon molette d’éperon n’avoir ni bouche ni éperon porte-éperon sous l’éperon de

Associés

piquer des deux

Domaine

botanique équitation géographie héraldique maçonnerie marine

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « éperon » du Wiktionnaire.

Retour au dictionnaire