éploré

nature
adj masculin
diction
[eploʁe] · 3 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Adjectif 2

  1. Qui est tout en pleurs.
    • Les deux chevaliers s’inclinèrent profondément devant la mère éplorée, et se retirèrent avec leur guide. Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820
1 emploi spécialisé
  1. Poésie figuré Qualifie le branchage et le feuillage du saule pleureur.
    • Karol s’approcha, perdu sous les branches éplorées des vieux saules, et il écouta. George Sand, Lucrezia Floriani, chap. XX, Œuvres illustrées de George Sand, volume 5, chez Hetzel, 1853, p. 46

Nom 1

  1. Personne en pleurs.
    • Quand on dit à un éploré d’allumer le feu, si sa salive ne l’éteint pas, ses larmes l’éteindront. Charles Bailleul, Sagesse bambara: proverbes et sentences, 2005

Formes fléchies 1

  1. Participe passé masculin singulier de éplorer.

Citation

Beaux lieux, recevez-moi sous vos sacrés ombrages ; Vous qui couvrez le seuil de rameaux éplorés, Saules contemporains, courbez vos longs feuillages Sur le frère que vous pleurez
Alphonse de Lamartine, Méd. II, 15

Origine du mot

É- pour es- préfixe, et pleurer, anciennement plorer. — Littré, 1873

1873 — le Littré

ÉPLORÉ, ÉE adj. (é-plo-ré, rée)

Qui est tout en pleurs. Une femme éplorée. repris par le Wiktionnaire

  • J'ai laissé tout autour une foule éplorée — CORN., Poly. III, 5
  • Au bruit de votre mort justement éplorée — RAC., Esth. I, 1

Par extension.

  • Beaux lieux, recevez-moi sous vos sacrés ombrages ; Vous qui couvrez le seuil de rameaux éplorés, Saules contemporains, courbez vos longs feuillages Sur le frère que vous pleurez — LAMART., Méd. II, 15
  • Vous étiez jeune alors, vous, notre chère gloire, Vous veniez d'essayer pour la première fois Ce beau luth éploré qui vibre sous vos doigts — A. DE MUSSET, Poésies nouv. Lettre à Lamartine
1 autre citation
  • Mes chers amis, quand je mourrai, Plantez un saule au cimetière ; J'aime son feuillage éploré, La pâleur m'en est douce et chère — ID., Poés. nouv. Lucie, élégie.
Historique

XIIIe s.

  • Par semblant [il] lait [laisse] la serve dolente et eplourée — Berte, LXVIII

XVIe s.

  • Des valets pasles et esplorez — MONT., I, 90
  • Il trouva une sienne petite fille qui estoit toute esplorée ; si luy demanda, en la caressant, ce qu'elle avoit à plorer — AMYOT, P. AEM. 14
Étymologie

É- pour es- préfixe, et pleurer, anciennement plorer.

Supplément au dictionnaire

ÉPLORÉ. Ajoutez : - REM. Aujourd'hui, on ne dit que éploré.

  • Épleuré est mieux dit qu'éploré, quoique tous deux soient bons — VAUGEL., Remarques, édit. in-12, 1690, p. 583

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « éploré » du Wiktionnaire.

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