étouffé
- nature
- adj masculin
- diction
- [etufe] · 3 syllabes
- usage
- 8 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 1
-
Qui est étouffé.
- Je baissai la vitre et roulai en écoutant les sons étouffés d’une fin de soirée d'été. Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 21
Formes fléchies 1
-
Participe passé masculin singulier du verbe étouffer.
- Ce scrupule ne vous a pourtant pas étouffé lorsque vous avez signé, apocryphement, le billet du pont de Saire, rappelez-vous. Maurice-Charles Renard, L’Inconnu des îles, Librairie des Champs-Élysées, 1954, chapitre XV
Citation
Quand tu me dépeignais.... Les monstres étouffés et les brigands punis
1873 — le Littré
ÉTOUFFÉ, ÉE part. passé. (é-tou-fé, fée)
1 Qui a perdu la communication avec l'air et ne peut plus vivre.
- Les uns sont étouffés sous le faix de la terre Qui tombe par l'effort des machines de guerre — MAIRET, Mort d'Asdrub. I, 3
- Quand tu me dépeignais.... Les monstres étouffés et les brigands punis — RAC., Phèd. I, 1
1 autre citation
- Songe aux cris des vainqueurs, songe aux cris des mourants Dans la flamme étouffés, sous le fer expirants — ID., Andr. III, 8
Dans l'Ancien Testament, viandes étouffées, la chair des animaux tués, sans qu'on ait versé leur sang.
Qui a perdu la communication avec l'air et ne peut plus brûler. Feu étouffé.
2 Trop serré.
- Il partit donc aux acclamations de tout le canton, étouffé d'embrassements — VOLT., l'Ingénu. 7
- Jeté sur cette boule, Laid, chétif et souffrant, Étouffé dans la foule, Faute d'être assez grand — BÉRANG., Vocat.
Terme d'horticulture. Arbre étouffé, arbre entouré d'arbres plus élevés qui l'empêchent de profiter.
Endroit étouffé, endroit où il y a peu d'air. Chambre étouffée.
- Vous allez dans une petite ville étouffée, où peut-être il y aura des maladies et du mauvais air — SÉVIGNÉ, 84
3Fig. Qui ne peut se manifester.
- Et des crimes si noirs étouffés au berceau — CORNEILLE, Œdipe, I, 6
- Sa vertu reconnue et l'envie étouffée — ROTROU, Bélisaire, I, 2
5 autres citations
- La voix de la nature était étouffée — BOSSUET, Hist. II, 12
- Des desseins étouffés aussitôt que naissants — RAC., Brit. IV, 2
- Il croit peut-être, il croit que ma haine étouffée.... — ID., Alex. IV, 1
- Quel feu mal étouffé dans mon cœur se réveille ! — ID., Phèd. IV, 5
- Telle fut la fin d'Alcibiade, en qui de grandes vertus étaient étouffées par des vices encore plus grands — ROLLIN, Hist. anc. Œuvres, t. IV, p. 110
Réprimé. Révolte étouffée à grand'peine.
- Et foulant à vos pieds leurs fureurs étouffées — VOLT., Tancr. v, 1
Cris étouffés, les cris sourds d'une personne dont la respiration est gênée.
Soupirs étouffés, voix étouffée, soupirs, voix qu'on s'efforce de retenir, de ne pas laisser entendre.
- Vos soupirs étouffés semblent me faire injure — VOLT., Tanc. I, 4
- Adieu, pour toujours, dis-je d'une voix étouffée — GENLIS, Veillées du chât. t. I, p. 235
Rire étouffé, le rire qui échappe à une personne s'efforçant de le retenir.
Bruit étouffé, se dit d'un bruit qu'on empêche de se faire entendre, et d'un bruit qu'on empêche d'être divulgué.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 2 de l’édition papier
Liens de sens
Dérivés
à l’étouffée rire étouffé
Famille morphologique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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