attirail
- nature
- nom masculin
- diction
- [atiʁaj] · 3 syllabes
- attesté
- 1401 (datation incertaine)
- usage
- 6 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
Ensemble de choses nécessaires pour tel ou tel usage.
- Il enfourcha une bicyclette à laquelle était accroché tout un attirail de peintre et fila vers la gare d’Austerlitz. Maurice Leblanc, L’Aiguille creuse, 1909, réédition Le Livre de Poche, 1964, page 127
-
familier Étalage de choses dont on se fait accompagner.
- Il traînait un grand attirail après lui.
-
figuré Ensemble d’éléments abstraits inutiles.
- L’attirail de la majesté royale, de la mort.
-
familier Organes génitaux masculins, c’est-à-dire le pénis et les deux testicules.
- "Bon maintenant, j’ai plus qu’à me démerder pour m’en débarrasser" lui a alors lancé son grand frère dans une colère noire, à deux doigts de sortir son attirail pour lui pisser dessus. Zaïd B., TPMP : Derrick de retour grâce à Twitter !, meltybuzz.fr, 17 mars 2015
Citation
La vaisselle d'argent, les cuvettes, les brocs, Les esclaves de bouche, et, pour dire en deux mots, L'attirail de la goinfrerie
Origine du mot
Apparait sous la forme atirail, de l’ancien français atirer (« préparer, arranger ») et -ail ; plus avant, de tire (« rang, ordre »).
1873 — le Littré
ATTIRAIL s. m. (a-ti-rall, ll mouillées)
1 Assortiment de choses diverses nécessaires pour certains usages. Attirail de chasse, de guerre, de toilette. encore relevé aujourd’hui
- La vaisselle d'argent, les cuvettes, les brocs, Les esclaves de bouche, et, pour dire en deux mots, L'attirail de la goinfrerie — LA FONT., Fab. II, 20
2Familièrement, grande quantité de choses inutiles, bagage superflu.
- Elle ôta tout l'attirail dont on se défait — HAMILT., Gramm. 4
- A quoi servent les cérémonies et tout l'attirail lugubre qu'on fait paraître à un mourant dans ses derniers moments, qu'à lui exagérer la perte qu'il va faire ? — MONTESQ., Lettr. pers. 40
3Fig. non relevé aujourd’hui
- L'attirail de vos vanités et de vos pompes mondaines — FLÉCH., I, 328
- L'on écarte tout cet attirail qui t'est étranger, pour pénétrer jusqu'à toi, qui n'es qu'un fat — LA BRUY., 2
2 autres citations
- Vous ne pouvez aimer que d'une amour grossière, Qu'avec tout l'attirail des nœuds de la matière — MOL., F. sav. IV, 2
- Les reproches, l'aigreur, la tendresse, les menaces, et tout l'attirail d'un amant qui croit gronder avec raison, composaient cette épître — HAM., Gramm. 8
Étymologie
Attirer, dans le sens de parer, arranger. L'ancien français avait atirance et atirement.
Supplément au dictionnaire
ATTIRAIL. Ajoutez : - HIST. XVIe s.
- La voile n'est pas une partie du navire, mais plutost une partie de ce qui appartient à l'equippage du navire, et qui est comme l'attiral, s'il est licite d'user de ce mot en telle chouse — H. EST., Langue franç. ital. 2e dial. p. 310, Paris, 1579
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 1 de l’édition papier
Formes apparentées 1 langue
Racine commune : atirer (fro)
Les langues
Les langues où la racine a laissé une forme, et cette forme. Le sens, lui, a pu changer en route.
- normand attither
Langues sans territoire aujourd'hui
Langues anciennes ou sans État à qui rattacher un pays — latin, gotique, étrusque. Certaines se parlent encore.
normand attither
Liens de sens
Terme générique
Terme spécifique
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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