soupirail
- nature
- nom masculin
- diction
- [supiʁaj] · 3 syllabes
- usage
- 3 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Ouverture pratiquée à la partie inférieure d’un édifice, pour donner un peu d’air et de jour à une cave, à un sous-sol, etc.
- On eût dit des âmes en peine aux soupiraux du purgatoire qui donnent sur l’enfer. Victor Hugo, Le dernier jour d'un condamné, 1829
-
figuré Ouverture.
- Je me sens transporté et tout enivré de ma propre pensée, comme s’il m'arrivait par un soupirail intérieur une bouffée de parfums chauds. Gustave Flaubert, Correspondance, lettre à Louise Colet, 27 mars 1853
1 emploi spécialisé
- Éléments du bâtiment Ouverture pratiquée dans le soubassement d'un rez-de-chaussée pour donner de l'air, du jour aux caves et pièces en sous-sol.
Citation
Sur ses pas au barreau la troupe s'achemine, Et bientôt, dans le temple, entend, non sans frémir, De l'antre redouté les soupiraux gémir
Origine du mot
De soupirer au sens de « exhaler » avec le suffixe -ail, sous l’influence du latin spiraculum (« soupirail, ouverture ») qui donne l’ancien occitan espiralh (« trou pratiqué dans un tonneau ») et le judéo-français sospiriel attesté au XIᵉ siècle chez Rachi.
Dans le dictionnaire latin : spiraculum
1873 — le Littré
SOUPIRAIL s. m. (sou-pi-rall, ll mouillées)
, au plur. SOUPIRAUX (sou-pi-rô)
1 Ouverture pratiquée à la partie inférieure d'un bâtiment, pour donner de l'air, du jour à une cave, à un souterrain. encore relevé aujourd’hui
- Sur ses pas au barreau la troupe s'achemine, Et bientôt, dans le temple, entend, non sans frémir, De l'antre redouté les soupiraux gémir — BOILEAU, Lutr. v.
- Il [Satan] avait visité les sanctuaires du mensonge et de l'imposture, l'antre de Trophonius, les soupiraux de la sibylle — CHATEAUBR., Mart. VIII
2Par extension, fissures par où s'échappent des exhalaisons.
- Ces fentes, dont quelques-unes descendent à plusieurs centaines de toises, sont les grands soupiraux par où s'échappent les vapeurs grossières — BUFF., Min. t. I, p. 196
3 Baie pratiquée à plomb dans le sommet d'une voûte.
Soupirail d'aqueduc, ouverture dans l'extrados de la voûte.
En métallurgie, ouvertures pratiquées dans le bouge des meules de carbonisation.
Historique
XVe s.
- Le souspirail de la cave — Perceforest, t. II, f° 33
XVIe s.
- Guerre faicte sans bonne provision d'argent n'a qu'un souspirail de vigueur — RAB., Garg. I, 46
- N'ayans autres souspiraux, ny autres issues — AMYOT, Sert. 24
1 autre citation
- Tant de souspiraux, dont il souffle tantost le chaud, tantost le froid, et dont il sort tant de fumée — CHARRON, Sagesse, I, 40
Étymologie
Provenç. sospiralh ; du lat. suspirare (voy. SOUPIRER).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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