aubade
- nature
- nom féminin
- diction
- [obad] · 2 syllabes
- attesté
- 1401
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Concert donné en plein air, vers l’aube, à la porte ou sous les fenêtres d’une personne.
- J’ai graissé la patte au berger Pour lui faire jouer une aubade Georges Brassens, Il suffit de passer le pont, in Le Vent, 1953
-
familier Insulte, avanie, peur faite avec vacarme à quelqu’un.
- Qu'il aille au diable avec sa sérénade, Je vais songer à lui donner l’aubade, moi. Jean-François Regnard, Sérénade
1 emploi spécialisé
- Chant Chanson des ménestrels et des troubadours, dont le thème était principalement la séparation des amants, à l'aube.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de aubader.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de aubader.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de aubader.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de aubader.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de aubader.
Citation
Les gentilshommes de la garnison attaquent les donneurs d'aubade
Origine du mot
De l’ancien occitan aubada, équivalent dudérivé de aube, avec le suffixe -ade.
1873 — le Littré
AUBADE s. f. (ô-ba-d')
1 Concert donné en plein air, le plus souvent vers l'aube du jour, à la porte ou sous les fenêtres de la personne à qui on veut faire honneur. Le régiment a donné une aubade à son colonel. encore relevé aujourd’hui
- Les gentilshommes de la garnison attaquent les donneurs d'aubade — P. L. COUR., I, 267
2Ironiquement. non relevé aujourd’hui
- Lefranc fait bien tout ce qu'il peut pour m'attirer cette aubade [les sifflets] — VOLT., Lett. vers.... 45
- Hubert me faisait rire avec ses pasquinades, Et j'entrais dans la tombe au son de ses aubades — ID., Ép. 102
2 autres citations
- Pour vous venir donner une fâcheuse aubade — MOL., l'Étour. III, 10
- Qu'il aille au diable avec sa sérénade ; Je vais songer à lui donner l'aubade, moi — REGNARD, Sérénade, sc. 1
Historique
XVe s.
- Mais les seigneurs dont nous parlons Eurent tous pour ce coup l'aubade ; Chascun d'eulx fut, que ne faillons, De la grant peur troys jours malade — VILLON, 1re rep. franche.
- Et durant ces devises, elle n'oublia pas de le servir d'aubades [agaceries] assez largement — LOUIS XI, Nouv. XXIII
XVIe s.
- Et une aubade que lui donnerez tous les ans, le premier jour du mois de mai — DESPER., Contes, LI
- Quand oirrons nous au matin les aubades De divers luths mariez à la vois ? — RONS., 697
Étymologie
Espagn. albada, de alba (voy. AUBE) ; wallon, ombâde.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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