avocat
- nature
- nom masculin
- diction
- [avoka] · 3 syllabes
- attesté
- 1160
- usage
- 114 par million de mots
Sens et définitions
Nom 6
-
Celui qui intercède pour un autre, qui la soutient, qui en défend les intérêts auprès de quelqu’un.
- Vous avez en lui un bon avocat.
-
Fruit de l’avocatier : baie ressemblant à une poire à la peau verte, la chair fondante, et une grosse graine centrale communément appelée « noyau », dont le goût rappelle celui de l’artichaut et qui est employé comme légume. Anciennement nommée poire d’avocat.
- L’avocat a une valeur nutritive très élevée, par suite de sa haute teneur en matière grasse, qui peut atteindre 30 %. Cependant, il est très facile à digérer. Cirad/Gret/MAE, Mémento de l'Agronome, 1 692 pages, page 945, 2002, Paris, France, Cirad/Gret/Ministère des Affaires Étrangères
-
Couleur vert sombre soutenu tirant sur le jaune. #568203
absent du Littré
- Concernant la couleur du mur, je préfère l’avocat à l’olive.
3 emplois spécialisés
-
Justice
Professionnel du droit, inscrit à un barreau, chargé de défendre, d’assister une partie dans un procès et de plaider devant un tribunal.
- J’aime la façon dont les avocats italiens parlent d’eux-mêmes : on « fait » l’avocat, on n’ « est » pas avocat. Jean-Claude Zylberstein, Souvenirs d’un chasseur de trésors littéraires, Allary Éditions, 2018, page 315
- Botanique Fruit de l'avocatier, de la grosseur d'une poire, à peau verte ou violette, dont la chair a la consistance du beurre et un goût rappelant celui de l'artichaut.
- Phraséologie Auxiliaire de justice qui fait profession de défendre, devant les cours et tribunaux, les intérêts de ceux qui lui confient leur cause .
Adjectif 1
-
De couleur avocat.
- Elle porte une jupe avocat.
Citation
Ils n'étaient que des avocats subtils et véhéments de la plus mauvaise de toutes les causes
Origine du mot
Du latin advocatus (« défenseur, avoué »).
(Adjectif) De l’anglais avocado (Sir Hans Sloan, 1699), lui-même en provenance de l’espagnol aguacate (1640), issu du nahuatl classique ahuacatl (de même sens).
Dans le dictionnaire latin : advocatus
1873 — le Littré
AVOCAT s. m. (a-vo-ka ; le t se lie dans le parler soutenu : un avocat habile, dites : a-vo-ka-t-habile ; au pluriel, l's se lie : des avocats habiles, dites : a-voka-z-habiles ; avocats rime avec fracas, appas)
1 Celui dont la profession est de plaider en justice. encore relevé aujourd’hui
- Un avocat savant et estimé est certainement au-dessus de ceux qui ont acheté pour un peu d'argent le droit d'être injustes ; un tel avocat serait un excellent conseiller ; mais où est le conseiller qui serait un bon avocat ? — VOLT., Lett. Lavaisse, 4 juillet, 1762
- La fonction de l'avocat est pénible, laborieuse, et suppose dans celui qui l'exerce un riche fonds et de grandes ressources — LABRUY., 15
Avocat plaidant, celui qui s'occupe particulièrement de plaidoiries.
Avocat consultant, celui qui donne des conseils dans son cabinet, et des avis écrits sur les affaires litigieuses.
Avocat du roi, avocat de la république, avocat impérial, qualification que, dans l'usage des tribunaux, on donne, à l'audience seulement, aux substituts du procureur du roi ou du procureur impérial.
Avocat général, avant 1789, membre du ministère public près des cours supérieures qui portait la parole ; on disait le procureur général a la plume, l'avocat général a la plaidoirie. Depuis 1810, titre des substituts du procureur général près la cour de cassation, ou de certains substituts des procureurs généraux près les cours impériales, et donné dans l'usage à tous les substituts du procureur général lorsqu'ils siégent, lorsqu'on leur parle ou lorsqu'on parle d'eux. Les avocats généraux sont hiérarchiquement supérieurs aux simples substituts ; mais les fonctions sont les mêmes.
2Fig. Intercesseur. Il ne faut pas se faire l'avocat de l'injustice.
- Il a fini par être l'avocat bavard de la superstition — VOLT., Lettr. Damilaville, 8 nov. 1762
- Ils n'étaient que des avocats subtils et véhéments de la plus mauvaise de toutes les causes — ID., Lettr. Mme du Deffant, mars 1765
3 L'avocat du diable, celui qui propose les objections dans une conférence religieuse, et, en général, celui qui défend une chose peu digne d'être défendue.
Avocat de Ponce Pilate, avocat sans causes, à cause des paroles de Ponce-Pilate : non invenio causam.
Jeu de l'avocat, jeu de société en dialogue.
Historique
XIIe s.
- [Un roi] Dulz, charitables e gentils, Juz [juste], avocaz de sainte Eglise — BENOIT, II, 1658
- La cruiz arcevesqual fist porter à sa destre, Et la reisgne del frein tint en la main senestre ; Fait out sun avocat de Jesu-Crist sun mestre — Th. le mart. 38
XIIIe s.
- Et bien saciés de voir que li doi meillour avocat de la court [de Rome] par qui vous esploiterés plus tost de vostre besoigne aciever, c'est ors et argens — Chr. de Rains, 244
- Mes s'il sunt advocat por eus En la cause as fins amoreus — la Rose, 19575
3 autres citations
- Et cil qui parolent pour autrui sont apelé avocat — BEAUMANOIR, V, 1
- Lors se font avocas, qu'il n'ont d'autre recors, Et s'en vont en enfer tout droit plus que le cors — J. DE MEUNG, Test. 629
- Mout d'escrivains, je n'en dout pas, Sont peintres, et tous avocas Peignent en leur parole — Dit des peintres
XIVe s.
- Es vous un homme à moi venir, Qui bien sembloit estre advocas, Qui parler sceüst en tous cas — BRUYANT, dans Ménagier, t. II, p. 24
XVe s.
- Le duc de Berry fut pour le vicomte de Chastel si bon et si certain avocat, que la besogne se conclut du tout à son entente — FROISS., III, IV, 24
XVIe s.
- Tout advocat beau diseur ressemble à bassin de jongleur — GÉNIN, Récréat. t. II, p. 250
Étymologie
Bourguig. aivocar ; provenç. avocat, advocat ; espagn. abogado ; portug. advogado ; ital. advocato ; de advocatus, de ad, à, et vocatus, appelé : celui qui est appelé au secours ; de vocare, de vox (voy. VOIX). Avocat est un mot fait dans le XIIe siècle sur advocatus, qui avait donné, dans le français primitif, avoué.
Supplément au dictionnaire
AVOCAT. Ajoutez :
4 Dans le langage féodal, protecteur.
- Les rois d'Espagne se qualifiaient encore, il n'y a que quelques années, avocats d'une partie des villes que j'ai conquises en Flandre — Mém. de Louis XIV, édit. Dreyss, t. II, p. 450
AVOCAT2 s. m. (a-vo-ka)
Fruit de l'avocatier.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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