candeur
- nature
- nom féminin
- diction
- [kɑ̃dœʁ] · 2 syllabes
- usage
- 6 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
- Au sens étymologique du terme, blancheur, pureté.
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Pureté d'âme ; confiance ; ingénuité ; franchise.
- La petite, qui roulait sur ses vingt ans, était aguichante au possible, mince et rembourrée, les yeux clairs, mouillés de candeur vicieuse. Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 30
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Confiance excessive ; naïveté.
- Je ne perds aucune occasion de me délecter des saillies tragi-comiques de son journal étonnant qui […] ne manque aucune hilarante compromission avec la modernité, dont il s'émerveille avec une candeur de midinette pré-adolescente amoureuse d'Olivier Besancenot. François-Xavier Ajavon, Comment se libérer de ce foutu... Libé !, sur RING : News, culture & société (www.surlering.com), le 27 mars 2010
Citation
Et, quel que soit le but où tendent leurs desseins, Si la candeur n'y règne ainsi que l'innocence, Ce qu'ils font pour un bien leur semble être une offense
Origine du mot
Du latin candor (« blanc »).
Dans le dictionnaire latin : candor
1873 — le Littré
CANDEUR s. f. (kan-deur)
Qualité morale qui fait qu'une âme pure et innocente se montre telle qu'elle est, sans défiance.
- Et, quel que soit le but où tendent leurs desseins, Si la candeur n'y règne ainsi que l'innocence, Ce qu'ils font pour un bien leur semble être une offense — LA FONT., Captivité de St. Malc.
- Mainte peste de cour fit tant par maint ressort, Que la candeur du juge, ainsi que son mérite, Furent suspects au prince.... — ID., Fabl. X, 10
7 autres citations
- Les dieux ont sur son front imprimé la candeur — VOLT., Mérop. II, 2
- De l'innocence en vous que j'aime la candeur — ID., Olymp. II, 3
- Une certaine candeur qui peut n'accompagner pas de grandes vertus, mais qui les embellit beaucoup, était une de ses qualités dominantes — FONTEN., des Billettes.
- La grâce, la candeur, la naïve innocence Ont, depuis ton enfance, De tout ce qui peut plaire enrichi ta beauté — A. CHÉN., Odes, 7
- Une muse naïve et de haines exempte, Dont l'honnête candeur ne garde aucun secret — ID., Élég. 9
- L'amicale douceur de tes chers entretiens, Ton honnête candeur, ta modeste science, De ton cœur presque enfant la mûre expérience — ID., ib. 31
- En lui l'on voit régner une candeur extrême ; Il n'affecte en ses mœurs aucun déguisement, Et dans tout ce qu'il fait il agit franchement — HAUTEROCHE, l'Amant qui ne flatte point, II, 8
Historique
XVIe s.
- Ceste mesme candeur, ceste grace divine Qu'en ton Virgile on voit.... — DU BELLAY, VI, 39, recto
Étymologie
Provenç. et espagn. candor ; ital. candore ; de candorem, blancheur, du verbe candere, être blanc, brillant. Mot introduit par le XVIe s.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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