vendeur
- nature
- nom masculin
- diction
- [vɑ̃dœʁ] · 2 syllabes
- usage
- 16 par million de mots
- parenté
- vendre
Sens et définitions
Nom 3
-
Celui qui vend, qui a vendu.
- Vendeur de bonne foi.
2 emplois spécialisés
-
Commerce
Celui dont la profession est de vendre.
- On entendait, de tous côtés, les carillons des vendeurs de sorbet, de pignolats et de lait caillé, les timbales des astrologues en plein vent, les chansons des guzlares aveugles, […]. Elémir Bourges, Les oiseaux s’envolent et les fleurs tombent, dans La Revue hebdomadaire, volume 1, nᵒ 7, 1892, page 96
- Vente Personne qui cède à une autre, moyennant contrepartie, la propriété d'une chose qui lui appartient.
Adjectif 1
-
Qui fait vendre.
- Ce slogan est très vendeur.
Citation
Vendeur d'eau-de-vie L'histoire nous apprend qu'une simple vendeuse d'herbes s'aperçut à la seule affectation d'un mot que Théophraste était étranger
Origine du mot
Nom : du latin venditor.
Dans le dictionnaire latin : venditor
1873 — le Littré
VENDEUR, ERESSE s. m. et f. (van-deur, de-rè-s')
1 Celui, celle qui vend, qui a vendu. Le vendeur et l'acheteur. La venderesse est garante. encore relevé aujourd’hui
2 Vendeur, vendeuse, celui, celle dont la profession est de vendre. encore relevé aujourd’hui
- Vendeur d'eau-de-vie L'histoire nous apprend qu'une simple vendeuse d'herbes s'aperçut à la seule affectation d'un mot que Théophraste était étranger — ROLLIN, Hist. anc. Œuv. t. IV, p. 547
- Le peuple dit sagement en parlant des maîtres-marchands-merciers : vendeurs de tout, faiseurs de rien — MELON, Ess. polit. sur le comm. VIII
1 autre citation
- Combien de fois reprocha-t-il [Aristophane] à Euripide d'être fils d'une vendeuse d'herbes ! — BARTHÉL., Anach. ch 71
Les vendeurs du temple, les marchands qui, dans le temple de Jérusalem, vendaient les animaux de sacrifice, et les changeurs qui fournissaient de la monnaie pour les offrandes ; Jésus les chassa.
Fig.
- Ah ! Dieu ! le pauvre vendeur d'immortalité ! m'écriai-je ; sa marchandise n'est pas de bon aloi ; les vers qu'il a faits il y a six ans sont déjà au tombeau — Francion, VI, p. 231
Vendeurs de marée, vendeurs de volaille, certains officiers préposés pour faire vendre la marée et la volaille.
Les commissaires-priseurs sont vendeurs de meubles.
Vendeur d'écailles, se disait, à Paris, de celui qui allait criant dans les rues des huîtres à vendre.
Faux vendeur, celui qui vend ce qui n'est pas à lui, ou celui qui vend à faux poids, à fausse mesure, ou celui qui use de quelque fraude dans le contrat de vente.
Vendeur d'orviétan, de mithridate, charlatan qui, sur les places publiques, débite des drogues médicinales.
Fig. Un vendeur d'orviétan, un hâbleur, un trompeur.
- Les conquérants qui ont envahi le monde n'ont pas été plus orgueilleux et plus acharnés que les vendeurs d'orviétan qui ont prétendu le connaître — VOLT., Dict. phil. Coquilles.
Fig. C'est un vendeur de fumée, se dit d'un homme qui fait parade d'un crédit qu'il n'a pas.
Fig. Vendeur d'allumettes, homme qui ne parle que de bagatelles, ne conte que des sornettes.
3En termes d'économie politique , le vendeur, la personne, soit corporation, soit pays, qui vend. encore relevé aujourd’hui
- La France était vendeur à l'étranger de toutes espèces de marchandises et n'achetait presque rien en échange — DE WARU, Enquête sur la Banque, 1867, p. 153
Historique
XIIIe s.
- L'avoir, le pris a li vendierres, Si que tout pert li achatierres — la Rose, 10833
- Et ferons quant que loiaul vendeor puent [peuvent] faire — Bibl. des ch. 4e série, t. II, p. 466
1 autre citation
- Encor i a clers d'autre guise, Que, quant il ont la loi aprise, Si vuelent estre pledeeur, Et de lor langues vendeeur — RUTEB., 221
XIVe s.
- Estrumens o lesquiex les vendeurs de vin percent leur toniaux — H. DE MONDEV., f° 36
XVIe s.
- Après quelque affront aux prescheurs et venderesses de bougie — D'AUB., Hist. I, 253
- Et le trahistre moyne vendeur de sa ville — CARLOIX, VI, 25
Étymologie
Provenç. vendeire, vendedor ; catal. venedor ; espagn. vendedor ; ital. venditore ; du lat. venditorem, de vendere, vendre. Seulement il faut remarquer que le français et le provençal ont fait leur dérivation comme si le latin était venditor ou vendetor. Vendierre en français, vendeire en provençal est le nominatif ; vendedor, vendeor est le régime.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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