cavalerie

nature
nom féminin
diction
[kavaləʁi] · 4 syllabes
usage
19 par million de mots

Sens et définitions

Nom 6

  1. Les troupes de blindés.
  2. figuré Secours.
    • Tiens, v’là la cavalerie.
4 emplois spécialisés
  1. Histoire Nom collectif qui désignait les différentes espèces de troupes servant à cheval.
    • Quand la guerre recommença, Charles Mignon obtint de passer dans la cavalerie et perdit alors de vue son camarade. Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844
  2. Histoire Ensemble des chevaux d’une entreprise de transports ou de spectacle.
    • Nous avions ajouté à notre cavalerie un âne qui portait l’eau et les provisions. François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811
  3. Droit Opération frauduleuse entre commerçants consistant à se vendre un bien fictif dans le but d’augmenter artificiellement leur chiffre d’affaires, le but étant de pouvoir emprunter auprès d’une banque ou lui escompter des traites issues de cette opération.
    • C’était somme toute, ce que l’on a appelé en droit commercial le système des traites de cavalerie qui sont d’ailleurs réprimées par les législations de tous les grands pays. E. Savoy, R. Grand, E. Soreau, H. Noilhan, L’Agriculture à travers les âges: Histoire de l’agriculture à l’ère industrielle, Éditions De Boccard, 1965
  4. Finance Spéculation financière, dans laquelle l’on finance le remboursement des emprunts à échéance par de nouveaux emprunts.
    • Le 19 octobre 1929, au Stock Exchange, sur le ticker, cette bande lumineuse couleur vert d’eau, où courent des transactions financières, on vit soudain passer les ombres chiffrées d’une cavalerie en déroute. André Maurois, Chantiers américains, 1933

Citation

La cavalerie de Darius était forte de trois cent mille chevaux
Claude Favre de Vaugelas, Q. C. livr. III, dans RICHELET

Origine du mot

De l’italien cavalleria.

Les mots français venus de l’italien

1873 — le Littré

CAVALERIE s. f. (ka-va-le-rie)

Troupe de gens de guerre qui sert à cheval. Un corps, un régiment, un escadron, une compagnie de cavalerie. L'ennemi était fort en cavalerie. La grosse cavalerie, cavalerie armée pesamment, montée sur de forts chevaux et destinée à combattre en ligne. La cavalerie de réserve, carabiniers et cuirassiers. La cavalerie légère, cavalerie montée sur des chevaux légers et destinée à faire le service d'éclaireurs, à battre la campagne, à poursuivre l'ennemi, etc. spécialement chasseurs et hussards. La cavalerie de ligne, intermédiaire, dragons et lanciers.

  • Ayant lu dans les histoires romaines que les plus grands exploits que leur cavalerie ait faits autrefois.... — VOIT., Lett. 144
  • La cavalerie de Darius était forte de trois cent mille chevaux — VAUGEL., Q. C. livr. III, dans RICHELET
2 autres citations
  • Qu'est devenue cette redoutable cavalerie qu'on voit fondre sur l'ennemi avec la vitesse de l'aigle ? — BOSSUET, Anne de Gonz.
  • C'est en vain qu'à travers les bois, avec sa cavalerie toute fraîche, Beck précipite sa marche pour tomber sur nos soldats épuisés — ID., Louis de Bourbon.

L'art de former les hommes pour la cavalerie et de la conduire à la guerre. Cet officier entend bien la cavalerie.

Historique

XVIe s.

  • Un sommier pesle mesle avec un soldat, le bagage, la cavallerie legiere, l'homme d'armes, une charrette, tout l'un parmy l'autre — LA BOÉTIE, 172
  • Comme mots nouveaux en l'art militaire vous avez maintenant cavalerie et infanterie — H. EST., dans le Dict. de DOCHEZ.
1 autre citation
  • À mon grand regret diray cavallerie, infanterie, enseigne, colonelle, esquadrons, au lieu de chevallerie, pietons, enseigne, coronale, bataillons — PASQ., Lett. t. I, p. 105, dans LACURNE
Étymologie

Cavalier ; ital. cavalleria. Cavalerie a été pris de l'italien au XVIe siècle.

Supplément au dictionnaire

CAVALERIE. Ajoutez :

2 Se dit, dans le langage moderne administratif, de l'ensemble des chevaux d'une entreprise.

  • Pour conduire tant de voitures, les mettre toujours à même de sortir et de ne pas laisser en souffrance les besoins qu'elles ont mission de servir, il faut une cavalerie considérable ; celle de la Compagnie générale [des voitures de Paris] se composait en 1866 de 10741 chevaux — MAXIME DU CAMP, Rev. des Deux-Mondes, 15 mai 1867, p. 325

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « cavalerie » du Wiktionnaire.

Retour au dictionnaire · Signaler une erreur sur cette fiche