civière
- nature
- nom féminin
- diction
- [sivjɛʁ] · 2 syllabes
- attesté
- 1201
- usage
- 6 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
- Dispositif muni de brancards sur lequel on porte à bras des fardeaux.
4 emplois spécialisés
-
Secourisme
Dispositif destiné au portage des malades et blessés.
- Avait-elle rêvé ce qu'elle racontait d'un homme tombé au bout de la rue la Huchette et emporté sur une civière ? Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, tome 2, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, page 20
- Histoire Anciennement, noble sans fief, du dernier ordre.
- Instruments et appareillages médicaux Appareil servant à porter des blessés, des malades, etc.
- Équipements de transport Appareil muni de quatre brancards, servant à transporter à bras d'hommes de grosses charges (fumier, grosses pierres, etc.).
Citation
Brissac me mit sur une civière à fumier et il me fit porter par deux paysans
Origine du mot
Le latin cibaria (« nourriture, provision »), qui aurait pris le sens de « véhicule servant au transport des provisions », fait difficulté du point de vue phonétique. Mistral donne l’occitan civiera du latin cybaea (« barque de transport »).
Dans le dictionnaire latin : cybaea
1873 — le Littré
CIVIÈRE s. f. (si-viê-r')
1 Engin propre à transporter des fardeaux, qui a quatre bras et est porté par des hommes. encore relevé aujourd’hui
- Brissac me mit sur une civière à fumier et il me fit porter par deux paysans — RETZ, IV, 324
2Terme de marine. Cordage tenant lieu de racage, à la vergue de civadière. Sorte d'élingue pour changer les canons d'affût.
3 Nom du bouvreuil, dans quelques cantons.
4 Dans la papeterie, sorte de filtre.
Historique
XIIIe s.
- C'est com le jeu de la civiere, L'un va devant, l'autre derriere, C'en est l'usage — Choses qui faillent en menage
XIVe s.
- Et buvons tant de vins, parmi no cherveliere [vins qui nous portent à la cervelle, à la tête], Qu'il nous convient porter dormir à la chiviere — Baud. de Seb. I, 897
XVIe s.
- Il y a un vieil proverbe françois qui dit, en cent ans banniere, en cent ans civiere : qui a esté inventé pour signifier, chacune chose avoir son acroissement et sa declinaison — LANOUE, 225
- Un laquais, qui roulle une civiere et une malle verte dessus — D'AUB., Faen. IV, 13
2 autres citations
- Et ceux qui [les peuples nomades] toutes saisons Leurs maisons Roulent sur une civiere — RONS., 442
- Nostre Jacques, roy de Naples et de Sicile, qui, beau, jeune et sain, se faisoit porter par pays en civiere, couché sur un meschant oreiller en plume — MONT., III, 287
Étymologie
Picard, chivière ; bourguig. seveire, civeire ; vénitien, civiera ; milanais, scivera ; ital. civéo, civéa ; du bas-lat. coeno-vehum, de coenum, boue, et vehere, porter (voy. VÉHICULE), la civière servant d'ordinaire à porter du fumier. L'italien, civéo, civéa, représente directement le bas-latin, dont les autres formes proviennent par dérivation.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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