corne
- nature
- nom féminin
- diction
- [kɔʁn] · 1 syllabe
- usage
- 12 par million de mots
Sens et définitions
Nom 38
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Excroissance dure qui pousse sur le front des ruminants, sur le nez du rhinocéros.
- Les grandes cornes qui surmontent la tète du bouc, et la longue barbe qui est suspendue à son menton, lui donnent un air bizarre et équivoque : […]. Georges-Louis Leclerc de Buffon, Œuvres complètes, tome 3, page 602, Furne & Cⁱᵉ - París, 1842
-
Cette excroissance attribuée à des êtres ou des animaux imaginaires, en particulier, que la mythologie donnait aux représentations des fleuves et aux satyres et les chrétiens au diable.
- Qui n’a vu dessous leurs combats Le Pô mettre les cornes bas ? François de Malherbe, IV, 5
-
Cette excroissance métaphorique, symbole du cocuage et que l’on attribue à la personne trompée.
- Il ne lui manquait que des cornes. Mais j’espère pour l’honneur des femmes, qu’il avait dû en porter. Marcel Pagnol, Le château de ma mère, 1958, collection Le Livre de Poche, page 325
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Très longue dent du narval qui a longtemps été confondue avec la corne de la licorne.
- Les mâles possèdent une unique corne torsadée, issue de l’incisive supérieure gauche, qui peut mesurer jusqu’à trois mètres de long.
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Pédicule qui supporte l’œil de l’escargot.
- Les limaçons montrent leurs cornes.
- Petites touffes de plumes qui sont sur la tête du grand-duc.
- Éminence pointue que le céraste d’Égypte [serpent] porte au-dessus de chaque œil.
- Prolongement qui surmonte la tête ou le corselet de divers insectes.
- Objet fait avec une corne.
- Sous-famille des instruments à vent soit fait d’une corne, soit la rappelant par sa forme.
- Instrument sonore de signalisation.
- Chausse-pied fait de la moitié d’une corne coupée dans sa longueur.
- Chose qui par sa forme ou sa dureté rappelle une corne.
- Crête dont étaient surmontés les anciens bonnets carrés.
- Angle avancé d’un bois.
- Éminence qui dépasse le rebord d’un réchaud.
- Raie blanche sur la tranche de cuir indiquant qu’il a été mal tanné.
- Nom de plusieurs outils de tonnelier et de charron.
- Diacritique adscrit à une lettre.
- Coin, angle d’un feuillet, dans un livre, corné pour marquer l’endroit qu’on veut retrouver.
- Substance (kératine) compacte, blanchâtre ou noirâtre, terne ou luisante, dure ou molle qui provient de la peau, des ongles, des sabots, etc.
- Partie dure qui est aux pieds du cheval, de l’âne, etc. Sabot.
- Ouvrage fait dans cette substance.
15 emplois spécialisés
- Zoologie Appendice assimilé, par sa forme ou sa fonction, à la corne des ruminants.
- Musique Instrument à vent, dont se servent les vachers et qui est ordinairement fait d’une corne.
- Botanique Appendices qui naissent sur la fructification de certains cryptogames. Éperons de certaines fleurs.
- Anatomie Nom de diverses parties plus ou moins saillantes à la surface des organes dont elles dépendent.
- Architecture Angle saillant et recourbé comme une corne.
- Géographie Sommet anguleux d’une montagne, dit aussi aiguille et dent.
- Médecine Couche cornée ou stratum corneum, production qui s’observe chez l’homme, surtout chez les vieillards, à la face, aux mains et aux autres parties du corps habituellement découvertes.
- Cuisine Ustensile culinaire souple, plat et réniforme, servant à racler le fond d’un cul-de-poule. Autrefois fait de corne de bœuf, il est de nos jours fabriqué en plastique.
- Marine Perche fixée à l’arrière d’un mât, maintenue par une drisse, et qui sert à fixer un pavillon ou une voile.
- Yachting et navigation de plaisance Vergue supérieure, oblique, d'une voile aurique.
- Batterie de cuisine Ustensile plat, grand comme la paume de la main, ovale ou demi-circulaire, utilisé pour rassembler les restes de pâte, de crème ou d'un appareil quelconque sur les parois du récipient qui a servi à sa préparation. Autrefois en corne véritable, la corne est aujourd'hui en matière plastique souple et épouse le galbe du récipient lors de son utilisation.
- Mines marines En guerre des mines sur mer, protubérance partant du corps de mine qui provoque l'explosion de cette dernière lorsqu'elle est brisée ou déformée par un choc.
- Métallographie Défaut d'emboutissage rencontré sur tôle possédant une forte orientation préférentielle dans son aptitude à la déformation.
- Imprimerie et arts graphiques Dans un livre, pli en forme de corne fait au coin d'un feuillet pour marquer l'endroit qu'on veut retrouver.
- Fabrication du papier Pli pratiqué au coin d'un papier, d'un carton lors de la mise en feuille et qui demeure lors du découpage.
Formes fléchies 5
- Première personne du singulier de l’indicatif présent de corner.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de corner.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de corner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de corner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de corner.
Citation
Un lièvre, apercevant l'ombre de ses oreilles, Craignit que quelque inquisiteur N'allât interpréter à cornes leur longueur, Ne les soutînt en tout à des cornes pareilles
Origine du mot
Du moyen français, de l’ancien français, du latin populaire *corna, en latin classique cornua, pluriel de cornu, pris pour un féminin singulier. À rapprocher de l’hébreu biblique קרן, keren (« corne ») , de l'arabe qorn (قرن).
Dans le dictionnaire latin : corna
1873 — le Littré
CORNE s. f. (kor-n')
1Terme d'histoire naturelle. Nom d'éminences coniques et dures qui naissent sur le front des ruminants, sur le nez du rhinocéros. Les bêtes à cornes, les bœufs, les vaches, les chèvres, par opposition aux brebis et aux moutons. Un troupeau de bêtes à cornes.
- Son front large est orné de cornes menaçantes — RAC., Phèd. V, 6
- Un lièvre, apercevant l'ombre de ses oreilles, Craignit que quelque inquisiteur N'allât interpréter à cornes leur longueur, Ne les soutînt en tout à des cornes pareilles — LA FONT., Fabl. V, 4
1 autre citation
- On les fera passer [les oreilles du lièvre] pour cornes, Dit l'animal craintif, et cornes de licornes — ID., ib.
Fig. Attaquer, prendre le taureau par les cornes, entamer une affaire par le côté le plus difficile, et aussi attaquer en face les difficultés.
Montrer les cornes, se mettre en état de défense.
- M. de Fréjus commença, tout petit garçon qu'il était encore, à montrer les cornes au cardinal de Noailles — SAINT-SIMON, 450, 38
Lever les cornes, se mettre en état d'agir contre son supérieur.
Terme de vétérinaire. Catarrhe des cornes, affection de la membrane muqueuse des sinus frontaux du bœuf, caractérisée par l'inflammation et une sécrétion abondante de mucosités.
Fig. Les cornes lui en sont venues à la tête, il en a été tout surpris.
Il est aussi étonné que si les cornes lui venaient à la tête, se dit pour exprimer l'étonnement d'un homme pour quelque nouvelle, quelque événement.
- Contez cela au coadjuteur pour lui faire venir des cornes à la tête — SÉV., 161
Faire les cornes à quelqu'un, faire avec les doigts disposés de manière à représenter des cornes, un geste qui est un geste de raillerie et injurieux. On dit aussi dans le même sens : montrer les cornes.
Mettre des cornes à un enfant qui ne sait pas ses leçons, qui fait mal ses devoirs, lui placer derrière les oreilles des feuillets de papier roulés en forme de cornes.
- Je n'ai dormi qu'un moment, Et voilà son rudiment, Le coquin m'en fait des cornes — BÉRANG., Me d'école.
Fig. Porter des cornes, avoir des cornes, être trompé par sa femme, par allusion sans doute aux cornes, symbole de moquerie.
- Cocu de long et de travers, Sot au delà de toutes bornes, Comment te plains-tu de mes vers, Toi qui souffres si bien les cornes ? — MALH., IV, 15
- Je ne veux point porter des cornes, si je puis — MOL., Éc. des maris, I, 2
2 autres citations
- Voilà un hardi maraut de vouloir planter des cornes à Jupiter — D'ABLANCOURT, Lucien, t. I, dans RICHELET
- Une femme qui ait déjà planté cornes au front de son mari — VOLT., Phil. III, 329
2 Attribut que la mythologie donnait aux représentations des fleuves et aux satyres.
- Qui n'a vu dessous leurs combats Le Pô mettre les cornes bas ? — MALH., IV, 5
3 Attribut que la légende chrétienne a donné aux diables. Le diable et ses cornes.
- Le Tasse, en donnant des cornes à Satan, l'a rendu presque ridicule — CHATEAUB., Génie, II, V, 9
Fig.
- Voilà qui fut fait, je lui trouvai des cornes [je le trouvai laid] — SÉV., 233
Il mangerait le diable et ses cornes, se dit l'un grand mangeur.
4 Corne de cerf, le bois du cerf lorsqu'il est employé dans les arts.
- Qui croirait avilir l'honneur de ses châteaux, Si de cinquante cerfs les cornes menaçantes N'ornaient pompeusement ses portes triomphantes ? — DELILLE, Homme des champs, I
Terme de vénerie. Corne, la tête du chevreuil.
Corne de narval ou de licorne de mer, dont conique, droite et longue de la mâchoire supérieure d'un cétacé.
Terme de pathologie. Cornes cutanées, productions morbides qui s'observent chez l'homme, surtout chez les vieillards, à la face, aux mains et aux autres parties du corps habituellement découvertes.
5 Substance compacte, blanchâtre ou noirâtre, terne ou luisante, dure ou molle, qui revêt ordinairement des parties du corps de certains animaux. encore relevé aujourd’hui
La partie dure qui est aux pieds du cheval, de l'âne, etc.
- Voyant son maître en joie, il [l'âne] s'en vient lourdement, Lève une corne tout usée, La lui porte au menton fort amoureusement — LA FONT., Fab. IV, 5
Substance cornée. Tabatière, peigne de corne.
- L'autre [porte des enfers] est faite de corne, et du sein des lieux sombres Elle donne passage aux véritables ombres — DELILLE, Énéide, VI
C'est de la corne, se dit d'une viande qui est dure.
6 Nom de différents ustensiles.
Corne d'amorce, corne de bœuf façonnée en étui et renfermant de la poudre.
Terme de jeux. Tenir la corne, avoir les dés et jouer pour son compte. Corne est ici pour cornet.
Terme de vétérinaire. Donner un coup de corne à un cheval, le saigner au palais avec une corne de cerf ou de chevreuil dont le bout est pointu et affilé.
Il n'a pas besoin qu'on lui donne un coup de corne pour avoir de l'appétit, se dit d'un homme qui mange de grand appétit.
Petite palette en corne, dite aussi chausse-pied, dont on se sert pour mettre ses souliers.
Instrument à vent, dont se servent les vachers et qui est ordinairement fait d'une corne.
- Les Romains se formaient en bataille aux éclats de la corne et du lituus — CHATEAUB., Mart. 193
7 Appendice assimilé à une corne. encore relevé aujourd’hui
Petites touffes de plumes qui sont sur la tête du duc, sorte d'oiseau de nuit.
Éminences pointues que le céraste d'Égypte [serpent] porte au-dessus de chaque œil.
Prolongement qui surmonte la tête ou le corselet de divers insectes. Ce cerf-volant a de belles cornes.
Pédicules qui supportent les yeux des limaçons. Les limaçons montrent leurs cornes.
- À peine étais-je assis sur une de ces bornes Que deux gros limaçons me présentent les cornes — BOURSAULT, Merc. gal. III, 4
Terme de botanique. Appendices qui naissent sur la fructification de certains cryptogames. Éperons de certaines fleurs.
Terme d'anatomie. Nom de diverses parties plus ou moins saillantes à la surface des organes dont elles dépendent. Les cornes de l'os hyoïde. Les cornes de l'utérus.
8 Terme du langage poétique. Corne d'abondance, corne de la chèvre Amalthée, nourrice de Jupiter, de laquelle il avait voulu, pour récompense, qu'il sortît sans cesse une abondance de toutes sortes de biens.
- Il le dépeignait tenant en main la corne d'abondance — FÉN., Tél. XI
- D'augustes déités Qui viennent sur les pas de la belle espérance Verser la corne d'or où fleurit l'abondance — A. CHÉN., 36
Corne d'or ou d'abondance. On nommait ainsi autrefois le port de Constantinople, parce que le commerce y transportait tous les produits de l'univers.
9 Angle saillant et recourbé comme une corne. Les cornes d'un autel antique. repris par le Wiktionnaire
Les cornes de la charrue, nom donné au manche de la charrue, parce qu'il présente en effet deux bâtons qui vont en s'écartant l'un de l'autre comme des cornes.
- Nouveau Cincinnatus, on l'a vu [M. Lullin de Châteauvieux] tenir alternativement les rênes du gouvernement et les cornes de la charrue — BONNET, Usage des feuilles, 5e mém.
Chapeau à trois cornes, chapeau dont le bord a été relevé en trois parties, de manière à présenter trois pointes ou cornes. Il n'est guère en usage que chez les ecclésiastiques. Dans le chapeau d'ordonnance qu'on nomme souvent à trois cornes par suite d'anciennes habitudes, une des cornes s'est aplatie et a disparu ; il n'en reste vraiment que deux.
- Le capuce et la toque à trois cornes Ont extorqué des hommages sans bornes — VOLT., P. diable
Corne ducale, bonnet que portait le doge de Venise et qui avait une pointe arrondie sur le derrière.
Faire une corne à un livre, y faire une marque en pliant le coin d'une page.
Cornes du croissant de la lune, les parties du croissant qui sont tournées vers la région du ciel opposée au soleil.
- Voilà deux grandes cornes [le Péloponnèse et l'Égypte] arrachées au croissant des Turcs — VOLT., Lett. à Cath. 45
Terme de marine. Corne d'artimon, vergue qui porte la voile du mât de ce nom.
Terme de géographie. Sommet anguleux d'une montagne, dit aussi aiguille et dent.
10Terme de fortification. Ouvrage à cornes, pièce extérieure, dont la tête est fortifiée de deux demi-bastions, joints par une courtine, et fermés de deux côtés par deux ailes parallèles l'une à l'autre.
- Prendre les dehors du plus bel ouvrage à cornes — SÉV., 301
- C'est la prise d'un ouvrage à cornes — ID., 472
11Terme d'architecture. Corne d'abaque, encoignure du tailloir des chapiteaux corinthiens.
Corne de bélier, ornement qui sert de volute au chapiteau ionique composé.
Corne de vache, espèce de voûte, en cône tronqué.
Maison corne en coin, maison mal orientée.
12Terme de botanique. Corne de cerf, nom vulgaire de la sénebière corne de cerf et du plantain.
13 Corne d'Ammon, genre de coquillage fossile, en forme de corne de bélier. Voy. AMMON. non relevé aujourd’hui
14Terme de métiers. Éminence qui dépasse le rebord d'un réchaud. repris par le Wiktionnaire
Nom de plusieurs outils de tonnelier et de charron.
Raie blanche sur la tranche de cuir indiquant qu'il a été mal tanné.
Proverbes
Il entend de corne, il a mangé de la vache, se dit de quelqu'un qui a mal entendu.
On prend les hommes par les paroles et les bêtes par les cornes.
Historique
XIIe s.
- Je dis as mesfaisanz : ne voilez [veuillez] exalcer la corne — Liber psalm. p. 100
- Si ad enpaint Reinalt qu'ariere rehusa [recula], E le corn del mantel hors des mains li sacha — Th. le mart. 148
2 autres citations
- Sedechias, li fiz Chanaa, se fist cornes de fer, si dist.... — Rois, 335
- E Sadoc prist une corne à ulie [huile] del tabernacle, e enuinst à rei Salomun — ib. 225
XIIIe s.
- [La mitre] a deux cornes, dont l'une senefie confession et l'autre satisfacion — Chron. de Rains, p. 105
- Jehan le Ermin, qui estoit artillier le roy, ala lors à Damas pour acheter cornes et glus pour faire arbalestres — JOINV., 258
2 autres citations
- Belin [le bélier] s'esmuet de grant ravine ; Quant vint au leu [loup], ses cornes cline — Ren. 6428
- Et Turc aux ars de cor les vont bien destruisant — Chanson d'Antioche, t. I, p. 31
XIVe s.
- Item un arc de cor d'arbaleste ou prix de vingt sols — DE LABORDE, Émaux, p. 223
- Arbalestes de cor et d'if — ID., ib.
XVe s.
- Les dames et damoiselles menoient grands et excessifs estats, et cornes merveilleuses hautes et larges, et avoient de chascun costé en lieu de bourleis deux grandes oreilles si larges que, quand elles vouloient passer l'huys d'une chambre, il falloit qu'elles se tournassent de costé et baissassent, ou elles n'eussent pu passer — JUVÉNAL DES URSINS, Hist. de Charles VI, p. 336, dans LACURNE
- Et eurent les Anglois sur corne [furent battus] — Vigiles de Charles VII, t. II, p. 97, dans LACURNE
2 autres citations
- Pour bailler aux Anglois sur corne — ib. p. 57
- Et elle, qui fut tant esbahie que se cornes lui fussent venues, de primesaut ne sut que repondre — LOUIS XI, Nouv. XXX
XVIe s.
- Plusieurs garçons lui faisoient des cornes par derriere, en signe de moquerie — MARG., Nouv. III
- Afin que, quand vos maris vous donneront les cornes de chevreuil, vous leur en donniez de cerf — ID., ib. III
12 autres citations
- On veoit croistre la nuict des cornes à tel qui ne les avoit pas en se couchant — MONT., I, 92
- S'humilier et baisser les cornes — ID., II, 227
- Des couppes d'argent, des tasses et gobelets faits en forme des cornes d'abondance — AMYOT, P. Aem. 55
- Suivoient six vingt bœufs gras et refaicts, ayans toutes les cornes dorées et les testes couronnées de festons — ID., ib. 56
- Et la recueille lon ne plus ne moins qu'une rosée dedans la corne du pied d'un asne, pour ce qu'il n'y a autre sorte de vaisseau qui la puisse contenir — ID., Alex. 123
- Le mareschal d'Aumont faisoit la corne [l'aile] gauche, aiant à chacun de ses estriers un regiment françois — D'AUB., Hist. III, 229
- Il se sent tant mon obligé, que c'est pour l'amour de moy qu'il porte cette corne de cheveux — D'AUB., Conf. II, 1
- Les elephans, estant irrités, chargent les hommes sur leurs cornes, et les jettent si haut, que.... — PARÉ, Animaux, 13
- La corne-de-cerf, le cerfeuil, le nazitor ou cresson alenois, et autres menues herbes — O. DE SERRES, 536
- Nous fismes une autre grande attaque, en la quelle nous ecornasmes la moitié de la corne — BASSOMPIERRE, Mém. t. II, p. 234, dans LACURNE
- Doncq quel proufit vient il à l'humain gendre [au genre humain] Dessus son chief les cornes d'orgueil prendre ? — Les triomphes de Pétrarque, trad. par le baron D'OPEDE, f° 97, dans LACURNE
- Bœufs portent cornes, et veaux cornettes — DES ACCORDS, Bigarr. f° 48, dans LACURNE
Étymologie
Bourguig. cone ; wallon, coine ; provenç. corn ; espagn. cuerno ; ital. corno ; du latin cornu ; grec, ϰέρας ; allem. Horn. On remarquera dans l'historique, arc de cor : c'est un arc fait de deux cornes reliées par le milieu avec du bois d'if ; que cor puisse provenir de cornu, c'est ce que prouvent les cors du cerf.
Supplément au dictionnaire
CORNE. Ajoutez :
15 Synonyme de croissant, petit pain ou gâteau ainsi nommé pour sa forme.
16 Nom donné dans le Midi aux bras principaux de la vigne, sur lesquels naissent les sarments fructifères.
3 La Corne (avec un grand C) se dit de certains caps.
- Constantin qui rendit si célèbre par tout l'univers le golfe de la Corne d'or — Journ. offic. 13 oct. 1874, p. 7001, 2e col.
CORNE2 s. f. (kor-n')
Le fruit du cornouiller, dit aussi cornouille.
Historique
XIIIe s.
- Cornes sont froides et sekes ; mais quant eles sont bien meüres, si ne sont pas si froides — ALEBRANT, f° 56, verso.
Étymologie
Voy. CORNOUILLE.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 1 (PDF, 199 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Wiktionnaire (dump du 6 juillet 2026) Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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