déduction

nature
nom féminin
diction
[dedyksjɔ̃] · 3 syllabes
usage
3 par million de mots
parenté
déduire

Sens et définitions

Nom 7

  1. Action de soustraire une somme d'une autre.
    • Rappelons la règle relative aux déductions : un contribuable peut soustraire de ses revenus les dépenses qui ont servi à générer ces entrées d’argent. J’insiste sur le « peut », il n’y a aucune obligation de le faire. Daniel Germain, La gestion de la PCU, broche à foin jusqu’à la fin, Le journal du Québec, 23 décembre 2020
  2. Action de déduire, de tirer une conséquence, d'inférer une chose d'une autre.
    • Vos raisons ne sont pas des raisons, vos déductions ne sont que des hypothèses. Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 969
5 emplois spécialisés
  1. Logique Procédé par lequel on va de la cause aux effets, du principe aux conséquences, du général au particulier.
    • La déduction est opposée à l’induction.
  2. Antiquité romaine Déduction de colonie (deducere coloniam) : installation d'une colonie de citoyens romains sur des terres confisquées aux vaincus.
  3. Administration militaire Montant imputable sur les soldes et indemnités d'un officier ou militaire du rang.
  4. Transport par rail Sur les feuilles de route, terme servant à désigner l'exclusion, dans le calcul du poids brut, du poids de certains éléments étrangers à la nature du chargement, comme la neige ou la glace accumulée sur ou dans un wagon. Certaines déductions pondérales sont accordées pour des raisons particulières.
  5. Tribunaux Opération par laquelle on soustrait une certaine somme d'une autre.

Origine du mot

Du latin deductio.

Dans le dictionnaire latin : deductio

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

DÉDUCTION s. f. (dé-du-ksion ; en poésie, de quatre syllabes)

1 Soustraction, retranchement. Faire, demander une déduction. Il redoit tant, déduction faite des à-compte qu'il a payés.

2 Récit détaillé, exposition minutieuse. Faire une longue déduction de ses plaintes.

3Terme didactique. Conséquence tirée d'un raisonnement. Une déduction claire. Une déduction fausse.

Sorte de synthèse où l'on va de la cause aux effets, du principe aux conséquences, du général au particulier (voy. SYNTHÈSE), par une suite de propositions dépendant les unes des autres, qui s'enchaînent et se soutiennent mutuellement. La déduction est opposée à l'induction.

4Terme de musique. Suite, dans le plain-chant, de notes montant diatoniquement ou par degrés conjoints.

Historique

XIVe s.

  • Si comme il est dit devant en la deduction de la quarte raison — ORESME, Eth. 163

XVe s.

  • Sur et en deducion et rabat de la somme de six mille nobles d'or, cent marcs d'argent — Bibl. des Chartes, 4e série, t. IV, p. 86

XVIe s.

  • Les deductions [récits] des exploits où ils se sont trouvez en personne — MONT., I, 58
  • C'est [le livre de Tacite] plustost un jugement que deduction d'histoire ; il y a plus de preceptes que de contes ; ce n'est pas un livre à lire, c'est un livre à estudier et apprendre — ID., IV, 61
Étymologie

Provenç. deductio ; espagn. deduccion ; ital. deduzione ; du latin deductionem, de deducere (voy. DÉDUIRE).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « déduction » du Wiktionnaire.

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