enfantin
- nature
- adj masculin
- diction
- [ɑ̃fɑ̃tɛ̃] · 3 syllabes
- attesté
- 1201
- usage
- 12 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 5
-
Qui a le caractère de l’enfance.
- Le Pacha ne put retenir son sourire devant ces farces enfantines. Il reprit son expression la plus sévère pour admonester les deux femmes. Out-el-Kouloub, « Zaheira », dans Trois contes de l'Amour et de la Mort, 1940
-
Qui est composé d'enfants.
- Sous le chapiteau Joyeux auguste Amuse de ces drôleries La galerie enfantine ! Grégory Creston, Au cœur d’un phare solitaire, Le clown, page 44, 2014, Edilivre
- Qui est intelligible par les enfants.
-
Qui est extrêmement simple.
- Pour les jeunes ou les quadras qui se remettent à la moto après plusieurs années d’abstinence, elle offre une prise en main enfantine. Journal 20 minutes, nᵒ 1017, 25 août 2006
1 emploi spécialisé
- Éducation Qui est destiné aux jeunes enfants.
Citation
On le voyait toujours doux, paisible et taciturne, ne disant jamais mot, et ne jouant jamais à tous ces petits jeux que l'on nomme enfantins
Origine du mot
Enfant ; provenç. effanti. Dans l'ancienne langue on trouve enfantiu ou enfantif, et plus tard enfantile. — Littré, 1873
1873 — le Littré
ENFANTIN, INE adj. (an-fan-tin, ti-n')
Qui appartient à l'enfance. Visage enfantin. encore relevé aujourd’hui
- On le voyait toujours doux, paisible et taciturne, ne disant jamais mot, et ne jouant jamais à tous ces petits jeux que l'on nomme enfantins — MOL., Mal. im. II, 6
- Certains traits enfantins, doux, mignons, délicats — TH. CORN., Baron d'Albikrac, II, 9
4 autres citations
- Venez, pauvres enfants qu'on veut rendre orphelins, Venez faire parler vos esprits enfantins — RAC., Plaid. III, 3
- Vous me flattez, dit le président, avec une pudeur enfantine et faisant semblant de rougir — MARMONTEL, Contes moraux, Philos. soi-dis.
- Enfants, car votre voix est enfantine et tendre, Vos discours sont prudents plus qu'on n'eût dû l'attendre — A. CHÉN., Idylles, l'Aveugle.
- Au bord de Seine errait le beau Loïs ; Isis un jour vit sa grâce enfantine — MILLEV., Le beau Loïs.
Historique
XVIe s.
- D'un visage enfantin, mais de senile prudence — MONT., I, 45
- Mes jeux enfantins [de mon enfance] — ID., I, 108
1 autre citation
- Cette molle douceur et cette pudeur enfantine — ID., III, 5
Étymologie
Enfant ; provenç. effanti. Dans l'ancienne langue on trouve enfantiu ou enfantif, et plus tard enfantile.
Supplément au dictionnaire
ENFANTIN. - REM. Ajoutez : XIIe s.
- Si lo sonons [le prononçons] [le nom de Dieu] coment que soit, solunc la maniere de nostre humaniteit barbotant et encombreit d'enfantine floibeteit [faiblesse] — li Dialoge Gregoire lo pape, 1876, p. 340
XIVe s.
- La premere hore dou matin Senefie aage enfentin — MACÉ, Bible en vers, f° 144, 2e col.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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