estafier
- nature
- nom masculin
- diction
- [ɛstafje] · 3 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 1
-
vieilli Laquais de grande taille.
- Les estafiers qui l’avaient arrêté le conduisirent droit à la Bastille, où on le fit passer tout tremblant devant un peloton de soldats qui chargeaient leurs mousquets. Alexandre Dumas, Les Trois mousquetaires, ch. 13, 1844
Citation
Ayant à ses étriers comme deux estafiers La Rancune d'un côté et L'Olive de l'autre
Origine du mot
De l’italien staffiere (« valet d’écurie »)
1873 — le Littré
ESTAFIER s. m. (è-sta-fié ; l'r ne se lie jamais ; au pluriel, l's se lie : des è-sta-fié-z armés)
1 En Italie, domestique armé et portant manteau. Ce cardinal a tant d'estafiers. non relevé aujourd’hui
2 En français, laquais de haute taille. encore relevé aujourd’hui
- Ayant à ses étriers comme deux estafiers La Rancune d'un côté et L'Olive de l'autre — SCARRON, Rom. com. II, 7
- Maint estafier accourt : on vous happe notre homme, On vous l'échine, on vous l'assomme — LA FONT., Fabl. XII, 22
3 autres citations
- Il [un grand] s'enivre de meilleur vin que l'homme du peuple : seule différence que la crapule laisse entre les conditions les plus disproportionnées, entre le seigneur et l'estafier — LA BRUY., IX.
- Je lui réponds bien que je ne ferai pas longtemps le personnage d'estafier auprès de sa personne — HAMILT., Gramm. 4
- Il y avait derrière elle deux suivantes et un estafier qui me confirmait dans l'opinion que j'avais qu'elle ne pouvait être qu'une dame de condition — LESAGE, Guzm. d'Alf. VI, 3
Aujourd'hui, peu usité en ce sens, et d'ailleurs pris en mauvaise part.
3 Souteneur de mauvais lieux.
Historique
XVIe s.
- Les estaffiers qui font marcher ces miserables [captifs] sont Cachat, la Bastide, etc. — D'AUB., Faen. IV, 18
- Tuants tout ce qui le suivoit, sans espargner les staffiers, que l'on appelle en nostre langue lacquets [il s'agit d'Espagnols] — CARLOIX, v, 12
1 autre citation
- Estafier de St Martin [le diable] — OUDIN, Dict.
Étymologie
Ital. staffiere, de staffa, étrier (voy. ESTAFETTE). D'estafier on avait tiré estafe qui signifiait un coup donné par un estafier, et un droit payé à un estafier ; c'est peut-être de là que estafier a pris le sens de souteneur de filles.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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