eunuque
- nature
- nom masculin
- diction
- [ønyk] · 2 syllabes
- usage
- 4 par million de mots
- parenté
- eu
Sens et définitions
Nom 3
-
Individu à qui l’on a enlevé les organes génitaux.
- On peut aussi, chez les eunuques, voir le libido subsister longtemps encore après que la production du sperme a cessé. Dr Richard von Krafft-Ebing, Psychopathia sexualis, 1886
-
Gardien des harems dans les pays d’Orient et en Chine.
- Le Sultan n’a emmené en campagne qu’une trentaine de femmes de son harem. […]. Une garde d’eunuques à cheval et armés jusqu’aux dents les encadre, annonçant leur arrivée à grands cris : […]. Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 117
- Personne (principalement homme) qui n’a pas d’attirance sexuelle pour le sexe opposé ; qui ne souhaite pas se marier ou procréer ; homosexuel (strict) ; par analogie, personne chaste.
Citation
Dieu fit en même temps que Daniel se concilia les bonnes grâces et la bienveillance du chef des eunuques
Origine du mot
Emprunté au latin eunuchus, lui-même emprunté au grec ancien εὐνοῦχος, eunoûkhos (« gardien du lit ») dérivé de εὐνή eunế (« lit ») et du verbe ἔχειν, ékhein (« garder »).
Dans le dictionnaire latin : eunuchus
1873 — le Littré
EUNUQUE s. m. (eu-nu-k')
1 Anciennement, chez les souverains de l'Asie et de l'Égypte, homme employé à la garde de la chambre des princes, sans pour cela qu'il fût châtré.
- Le roi fit venir un de ses eunuques — SACI, Bibl. Paralip. II, XVIII, 8
- Dieu fit en même temps que Daniel se concilia les bonnes grâces et la bienveillance du chef des eunuques — ID., ib. Daniel, I, 9
1 autre citation
- Par toute l'Écriture le nom d'eunuque se prend souvent pour un valet de chambre, ou en général pour tout officier servant auprès de la personne d'un prince sans marquer aucun défaut personnel — FLEURY, Mœurs des Israél. tit. XXV, 2e part.
2 Homme châtré employé à la garde des femmes, particulièrement dans l'Orient.
- On voit, dans l'histoire de la Chine, un grand nombre de lois pour ôter aux eunuques tous les emplois civils et militaires ; mais ils reviennent toujours ; il semble que les eunuques en Orient soient un mal nécessaire — MONTESQ., Espr. XV, 19
- L'eunuque Narsès fut encore donné à ce règne pour le rendre illustre — ID., Rom. ch. 20
1 autre citation
- Jamais passion n'a été plus forte et plus vive que celle de Cosrou, eunuque blanc, pour mon esclave Zélide — ID., Lett. pers. 53
3 Tout individu humain qui a été châtré.
- On crève les yeux au jeune roi son fils [de Tancrède], et on le fait eunuque — VOLT., Mœurs, 49
4Fig. Homme impuissant à agir, à produire. Cet homme est sans imagination ; c'est un eunuque.
- Seule [Charlotte Corday] tu fus un homme et vengeas les humains ; Et nous, eunuques vils, troupeau lâche et sans âme, Nous savons répéter quelques plaintes de femme, Mais le fer pèserait à nos débiles mains — A. CHÉN., Ode IX
- Même à ces majestés caduques Il faudrait des peuples d'eunuques — BÉRANG., Ste-All.
5 Espèce de flûte qui n'a que trois trous, dans laquelle on chante et qui donne une sorte d'agrément à la voix ; dite autrement jombarde. non relevé aujourd’hui
Étymologie
Εὐνοῦχος, de εὐνὴ, lit, et ἔχειν, garder, avoir (voy. HECTIQUE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (cibles)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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