exécrable

nature
adj
diction
[ɛɡzekʁabl] · 3 syllabes
usage
3 par million de mots
parenté
exécrer

Sens et définitions

Adjectif 2

  1. Qu’on doit exécrer, dont on doit avoir horreur.
    • Que venait-on faire sur la terre ? quel était le sens de cette existence exécrable, sans égalité, sans justice, qui lui apparaissait comme le cauchemar d’une nuit de délire ? Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XIV
  2. familier Qui est extrêmement mauvais.
    • Il a fallu « déflotter » les morceaux de la carlingue par une météo exécrable et sous une pression médiatique formidable. Frédéric Charpier, Au cœur de la P.J., 1996

Citation

Il [Pierre] se mit alors à faire des serments exécrables, et à dire en jurant : Je ne connais point cet homme dont vous me parlez
Lemaistre de Sacy, Bible, Évang. St Marc, XIV, 71

Origine du mot

Lat. exsecrabilis (voy. EXÉCRER). — Littré, 1873

1873 — le Littré

EXÉCRABLE adj. (è-gzé-kra-bl')

1 Qu'on doit exécrer, avoir en horreur. encore relevé aujourd’hui

  • Exécrable assassin d'un héros que j'adore — CORN., Cid, v, 6
  • Un exécrable Juif, l'opprobre des humains — RAC., Esth. III, 1
1 autre citation
  • En horreur à ses fils, exécrable à sa mère — VOLT., Œd. I, 3

2 Il se dit aussi des choses.

  • L'exécrable honneur de lui donner un maître — CORN., Cinna, I, 3
  • D'un infâme trépas l'instrument exécrable — RAC., Esth. III, 4
2 autres citations
  • Va, j'ai bien mérité Cet exécrable prix de ma crédulité — VOLT., Fanat. IV, 6
  • Depuis qu'un exécrable duel nous a ravi notre autre fils — BEAUMARCHAIS, Mère coupable, IV, 13

3 Serment exécrable, serment accompagné d'imprécations.

  • Un serment exécrable à sa haine me lie — CORN., Cinna, III, 2
  • Il [Pierre] se mit alors à faire des serments exécrables, et à dire en jurant : Je ne connais point cet homme dont vous me parlez — SACI, Bible, Évang. St Marc, XIV, 71

4Par exagération, très mauvais, pitoyable. Cela est d'un style et d'un goût exécrables. encore relevé aujourd’hui

Synonyme

1. EXÉCRABLE, DÉTESTABLE., Ce qui est exécrable est digne de malédiction ; ce qui est détestable est digne d'être repoussé, mais sans l'idée de malédiction. Il y a donc quelque chose de plus fort dans exécrable que dans détestable. Un crime exécrable est plus, dans l'expression, qu'un crime détestable, et un vice exécrable plus qu'un vice détestable.

2. EXÉCRABLE, ABOMINABLE., La force de l'expression est la même ; la nuance est différente. On maudit ce qui est exécrable ; on se détourne avec abomination de ce qui est abominable.

Historique

XVIe s.

  • Le roi, qui s'en alloit execrable à son peuple, se rend inimitable aux devotions — D'AUB., Hist. II, 330
Étymologie

Lat. exsecrabilis (voy. EXÉCRER).

Supplément au dictionnaire

EXÉCRABLE. - HIST. XVIe s. Ajoutez :

  • Les anges, comme ainsi soit qu'ilz soient plus grans en force et en puissance, ne pevent porter l'execrable condemnation qui est contre eulx — II Pierre, II, 11, Nouv. Test. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, 1525

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « exécrable » du Wiktionnaire.

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