faussaire

nature
nom masculin
diction
[fosɛʁ] · 2 syllabes
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Nom 1

  1. Celui, celle qui fait un faux acte, une fausse signature, un objet faux, une œuvre d’art fausse, un faux-billet.
    • Ils admirent d'autant plus les faussaires qu'ils méprisent les artistes. Roland Topor, Pense-bêtes, 1992

Citation

On aimera mieux qu'un faussaire [un homme qui aurait fabriqué les prophéties] soit prophète, qu'Isaïe, ou que Jérémie, ou que Daniel [le soit]
Bossuet, Hist. III, 13

Origine du mot

Provenç. falsari ; espagn. et ital. falsario ; du latin falsarius, de falsare (voy. FAUSSER). — Littré, 1873

1873 — le Littré

FAUSSAIRE s. m. (fô-sê-r')

1 Celui qui fait un faux acte, une fausse signature, ou qui altère un acte authentique. encore relevé aujourd’hui

  • On aimera mieux qu'un faussaire [un homme qui aurait fabriqué les prophéties] soit prophète, qu'Isaïe, ou que Jérémie, ou que Daniel [le soit] — BOSSUET, Hist. III, 13
  • Ne connaîtrais-tu pas quelque honnête faussaire Qui servît ses amis ?... — RAC., Plaid. I, 5
2 autres citations
  • Un calendrier universel et perpétuel qui découvrît la fausseté d'un titre qu'on donnait pour ancien, et fît condamner les faussaires — FONTEN., Sauveur.
  • Il passait pour le plus habile faussaire de son temps ; c'était lui qui avait fabriqué, sous le nom de Calixte III, les bulles qui permettaient au comte d'Armagnac d'épouser sa sœur — DUCLOS, Hist. de Louis XI, Œuvres, t. III, p. 275

Double faussaire, faussaire renforcé, faussaire sans scrupule.

  • Endurcis-toi le cœur, sois arabe, corsaire, Injuste, violent, sans foi, double faussaire — BOILEAU, Sat. VIII

Adjectivement.

  • Voilà ce qui s'appelle un gros mensonge imprimé ; il y a même, dans cette fiction, je ne sais quoi de faussaire qui me fait de la peine — VOLT., Lett. Colini, 21 oct. 1677

2 Il se dit quelquefois pour menteur, trompeur.

  • Ah ! mes yeux.... Si vous ne m'abusez, si vous n'êtes faussaires, Vous êtes de mon heur les cruels adversaires — CORN., Clit. I, 1
  • Mais pour quelques vertus si pures, si sincères, Combien y trouve-t-on d'impudentes faussaires ! — BOILEAU, Sat. X
Historique

XIIIe s.

  • Il met son aversaire en peril d'estre faussaires — BEAUMANOIR, XXXV, 4

XIVe s.

  • La contrefaçon des monnoyes que les malicieux faussaires ont faites, au temps passé, en coings semblables aux nostres — Ordonn. des rois de Fr. t. II, p. 429
  • Jà est Fedris fausairez [qui fausse son serment] aprouvez clerement à l'encontre Huon, le roy ù Franche apent — Hugues Capet, v. 4755

XVIe s.

  • Bien au rebours promet l'eternel aux faussaires De leur rendre sept fois et sept fois leurs salaires — D'AUB., Tragiques, III
  • Cette gent faussaire — ID., ib. IV
Étymologie

Provenç. falsari ; espagn. et ital. falsario ; du latin falsarius, de falsare (voy. FAUSSER).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « faussaire » du Wiktionnaire.

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