gaster
- nature
- nom masculin
- diction
- [ɡastɛʁ] · 2 syllabes
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Verbe 8
-
Endommager, mettre en mauvais état, abîmer en donnant une mauvaise forme ou autrement.
- Seulement, par un entêtement qui gâte sa belle action, cet homme ne voulut jamais m'apprendre à siffler avant que je lui eusse versé ès mains quelques pistoles que je pris dans votre bourse. Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » nᵒ 31, 1907
-
Salir, tacher.
- M. Chabert était un bourgeois assez bien mis mais qui avait toujours l’air endimanché et dans les transes de gâter son habit ou son gilet ou sa jolie culotte de casimir merde d’oie. Stendhal, Vie de Henry Brulard, 1835
-
Corrompre, dépraver, dévoyer.
- La lecture des mauvais livres gâte les jeunes gens, leur gâte l’esprit.
-
figuré Encourager, entretenir quelqu’un dans ses défauts, dans ses vices par trop d’indulgence, de complaisance.
- Les gens trouvent que je vous gâte trop, et c’est vrai… peut-être… Mais… sait-on ce que la vie vous réserve, et ce doit être un tel soutien, quand on est grand, que d’avoir eu une enfance heureuse… Colette Vivier, La maison des petits bonheurs, 1939, éd. Casterman Poche, pages 74-75
-
figuré Donner beaucoup de cadeaux à quelqu’un.
- Un constat partagé par Tiphaine Roussel, étudiante boursière, qui doit renoncer à gâter son neveu et sa nièce. journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 7 décembre 2022, page 12
-
figuré Médire, dire du mal de quelqu'un.
- Aya à Bintou : "C'est un dragueur. Il est sans intérêt, aucune conversation — Ah ! Toi aussi, arrête de gâter son nom comme ça, c'est quand même mon gars." Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, Aya de Yopougon, tome 1, Gallimard, collection « Bayou », 20 novembre 2005, page 37, ISBN 978-2-07061543-8
-
Se corrompre.
- Ces fruits se sont gâtés.
-
figuré Se dit, en parlant des changements de bien en mal, de la dépravation des mœurs, du goût.
- Chez ce peuple, le goût et les mœurs se gâtèrent en même temps.
Citation
Je devais par la royauté Avoir commencé mon ouvrage ; à le voir d'un certain côté Messer Gaster en est l'image
Origine du mot
Lat. gaster, de γαστὴρ, estomac ; sanscr. jathara, ventre, de jas, avaler. — Littré, 1873
1873 — le Littré
GASTER s. m. (ga-stèr)
Le ventre, l'estomac.
- Je devais par la royauté Avoir commencé mon ouvrage ; à le voir d'un certain côté Messer Gaster en est l'image — LA FONT., Fabl. III, 2
Historique
XVIe s.
- La sentence du satyrique est vraye, qui dit messere Gaster estre de tous ars le mestre — RAB., Pant. IV, 57
Étymologie
Lat. gaster, de γαστὴρ, estomac ; sanscr. jathara, ventre, de jas, avaler.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 2 (PDF, 276 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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