i
- nature
- nom
- diction
- [i] · 1 syllabe
- usage
- 102 par million de mots
Sens et définitions
Pronom personnel 3
-
Il.
absent du Littré
- Tiens : eurgarde : j’ t’ai tout marqué sur un papier, tu n’auras qu’à le li donner, i s’arrangera ben avec ! Gérard Nédellec, Anjou, les histoires extraordinaires de mon grand-père, 2013
-
Ils.
absent du Littré
- Il a déjà dit aux voisins qu’plus tard i m’verraient revenir avec des galons de capitaine, que j’étais instruit, que j’étais intelligent, et qu’il voudrait bien être à ma place. Yves Gibeau, Allons z’enfants, 1952
-
Je.
absent du Littré
- En Vendée, i signifie « je » et o signifie « il ».
Lettre 1
-
Neuvième lettre et troisième voyelle de l’alphabet (minuscule).
- […], d’Ablancourt supprimait énergiquement les lettres doubles et mettait i pour y à peu près partout. Émile Faguet, Simplification simple de l’orthographe, 1905
Nom 1
- Onzième lettre de l’alphabet glagolitique, Ⰻ.
Citation
Le régent était importuné des entraves continuelles que le duc de Noailles mettait aux opérations de Law, et des points sur les i qu'y mettait son ami le chancelier
Origine du mot
I latin, qui est l'ι grec, lequel provient de l'i des alphabets semitiques, de iod, la main. — Littré, 1873
1873 — le Littré
I s. m. (i)
1 La neuvième lettre de l'alphabet et la troisième des voyelles. Un i. Deux i. La lettre i. Un ï tréma. Un î circonflexe. La voyelle i. Un i long. Un i bref. encore relevé aujourd’hui
- C'était, dans la nuit brune, Sur le clocher jauni, La lune, Comme un point sur un i — A. DE MUSSET, Ball. à la lune
Droit comme un i, très droit. Malgré son grand âge, cet homme est encore droit comme un i.
Fig. Il n'est bon qu'à mettre les points sur les i, c'est un homme qui ne s'attache qu'aux minuties dans les œuvres d'esprit, et aussi qui n'a qu'une exactitude minutieuse et inutile.
Fig. Il faut avec cet homme mettre les points sur les i, c'est-à-dire il exige une exactitude scrupuleuse, et aussi il importe de prendre avec lui des précautions minutieuses.
- Le régent était importuné des entraves continuelles que le duc de Noailles mettait aux opérations de Law, et des points sur les i qu'y mettait son ami le chancelier — SAINT-SIMON, 479, 191
Mettre les points sur les i, expliquer les choses dans les détails les plus minutieux. On dit d'une façon analogue : Mettre les points sur les i, s'expliquer de façon qu'il n'y ait pas d'erreur possible.
2 Dans la logique scolastique, l'i était le signe des propositions particulières et affirmatives entrant dans les syllogismes. non relevé aujourd’hui
3 I, dans les chiffres romains, signifie un et s'additionne avec les lettres numérales à la suite desquelles on l'écrit ; mais, placé devant un nombre plus grand, il marque un à retrancher : IV vaut quatre ; IX vaut neuf. non relevé aujourd’hui
4 Sur les anciennes monnaies de France, I indique qu'elles ont été frappées à Limoges. non relevé aujourd’hui
Remarque
1. On met un point au-dessus de l'i, excepté quand il est majuscule : Isaac, Italie.
2. On met un tréma sur l'ï, pour indiquer que, dans la prononciation, il doit se séparer de la voyelle qui précède : Achaïe, faïence, Moïse, ambiguïté.
3. Lorsque, dans une syllabe, l'i se joint à la consonne qui le suit, sans être précédé d'une autre voyelle, il conserve sa prononciation naturelle, à moins que la consonne avec laquelle il se trouve joint ne soit une m ou une n illustre, irrégulier, issue. Mais dans impression, imprudent, impassible, printemps, brin, fin, lin, et autres semblables, le son de l'i se perd et il se forme une voyelle nasale dont le son ne peut être figuré et doit être perçu directement par l'oreille. Cependant, si l'm auquel i est joint se trouve redoublée, cette voyelle reprend sa prononciation naturelle, comme dans immédiat, immersion, immense, etc. Il en est de même lorsque l'n qui se trouve après l'i est suivie d'une voyelle ou d'une h non aspirée, comme dans inaction, inattendu, inexorable, inouï, inusité, inhabile, etc.
4. I s'unit avec a, e, u et ou pour former des diphtongues, comme dans : mail. bataille, pied, premier, nuit, buis, oui, etc.
5. Il se joint souvent aux voyelles a, e et o pour représenter des sons très différents du son qui lui est propre. Ainsi dans : faire, peine, ai et ei se prononcent ê, è.
6. I au milieu d'un mot est remplacé par y : 1° dans les mots où il se dédouble, comme dans payer, où l'on entend pè-ier ; 2° dans les mots dérivés du grec, où il exprime l'upsilon de cette langue, comme dans hymen, martyr.
7. La lettre i s'élide dans la conjonction si avant le pronom masculin il, ils, tant au singulier qu'au pluriel : Il viendra s'il veut ; ils auront tort s'ils se fâchent.
8. Autrefois on admettait deux i, l'i voyelle qui est notre i, et l'i consonne qui est notre j. C'est avec toute raison qu'on a fait cesser cette confusion.
Historique
XIIIe s.
- Après vous conterai de l'i ; N'i a meillor lettre de li ; Plus est au mont [monde] li delis cors [le plaisir court], Que de l'i n'est petis li cors, Senefiance de l'ABC — JUBINAL, t. II, p. 278
Étymologie
I latin, qui est l'ι grec, lequel provient de l'i des alphabets semitiques, de iod, la main.
Supplément au dictionnaire
I. - REM. Ajoutez :
9. Dans immanquable et quelques autres, les deux m ne se dédoublent pas et l'on prononce in-manquable, et non i-mmanquable, comme on prononce i-mmense.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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