imputation

nature
nom féminin
diction
[ɛ̃pytasjɔ̃] · 4 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots
parenté
imputer

Sens et définitions

Nom 5

  1. Action d’imputer ou résultat de cette action.
    • M. Poinsett crut devoir répondre à ces imputations, et le 4 juillet 1827, il publia un exposé de sa conduite, ainsi que de la politique des États-Unis à l’égard du Mexique. Anonyme, Mexique.- Situation des partis, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1
4 emplois spécialisés
  1. Télécommunications Détermination et enregistrement, pour une communication donnée, des éléments servant à calculer le prix à payer par chacun des clients concernés.
  2. Statistiques Dans une suite de données, remplacement de données manquantes par des données judicieusement choisies.
    • L’imputation simple est très souvent utilisée dans les enquêtes pour compenser pour la non-réponse partielle. Christian O. Nambeu, Imputation en présence de données contenant des zéros, 2010
  3. Statistique Technique qui consiste à attribuer une réponse en s'appuyant sur les valeurs d'un ou de plusieurs dossiers de la même enquête ou sur des renseignements de source extérieure (données chronologiques sur les répondants, dossiers administratifs, etc.).
  4. Intelligence artificielle technique (intelligence artificielle) remplacement d’une valeur manquante par une estimation calculée à partir des autres valeurs, de cas voisins ou d’un modèle.

Citation

Vous verrez dans Minutius Félix les imputations abominables dont les païens chargeaient les mystères chrétiens
Voltaire, Dict. phil. Initiation.

Origine du mot

Emprunté au latin chrétien imputatio.

Dans le dictionnaire latin : imputatio

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

IMPUTATION s. f. (in-pu-ta-sion ; en vers, de cinq syllabes)

1Terme de finance et de jurisprudence. Compensation d'une somme avec une autre ; déduction d'une somme, d'une valeur sur une autre. Faire, sur la quotité disponible, l'imputation d'un avancement d'hoirie.

Imputation de payement, déduction d'une somme sur une autre ; compensation de créances réciproques.

2Terme de théologie. L'application des mérites de Jésus-Christ.

3Fig. Action d'imputer à quelqu'un une chose digne de blâme. encore relevé aujourd’hui

La chose même, la faute que l'on impute.

  • Vous verrez dans Minutius Félix les imputations abominables dont les païens chargeaient les mystères chrétiens — VOLT., Dict. phil. Initiation.
  • Parler le premier à Votre Majesté de toutes ces imputations odieusement absurdes, c'eût été en quelque façon leur donner du crédit — COLLÉ, Part. de chasse de Henri IV, I, 6
Historique

XVIe s.

  • C'est en vain que nous sommes enseignés quelle est la vraie justice, jusques à ce que Jesus-Christ la nous donne tant par imputation gratuite qu'en nous regenerant par son esprit — CALV., Inst. 257
  • Par lui seul nous obtenons que nos pechés ne nous soient point imputés, desquels l'imputation emporte l'ire de Dieu — ID., ib. 387
1 autre citation
  • Sa vertu [de Sénèque] paroist si vive et vigoreuse en ses escripts, et la deffense y est si claire à aulcune de ces imputations, comme de sa richesse et despense excessifve.... — MONT., III, 149
Étymologie

Lat. imputationem, de imputare, imputer.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « imputation » du Wiktionnaire.

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