lâchement

nature
adv
diction
[laʃəmɑ̃] · 3 syllabes
usage
4 par million de mots

Sens et définitions

Adverbe 2

  1. Avec mollesse, avec nonchalance, sans énergie.
    • Il travaille bien lâchement. - Il mène trop lâchement sa besogne. - Il y va si lâchement!
  2. Sans cœur et sans honneur ; honteusement ; avec bassesse.
    • Parmi les hommes d’État de ce siècle, montrez-moi donc celui qui ne s’est pas lâchement paré du collier de tous les pouvoirs, celui qui n’a pas établi sa fortune sur toutes les misères de la patrie? Alexis Dumesnil, Recettes politiques, livre 6, chap. 5 : La politique et les politiques, Paris : chez H. Fournier jeune, 1837, p. 214

Citation

Il [Montaigne] ne pense qu'à mourir lâchement et mollement par tout son livre
Blaise Pascal, Pens. XXIV, 24, éd. HAVET.

Origine du mot

Lâche, et le suffixe ment. — Littré, 1873

1873 — le Littré

LÂCHEMENT1 adv. (lâ-che-man)

1 D'une manière qui n'est pas tendue, serrée. Un paquet lié trop lâchement.

2 D'une manière lâche, sans force. encore relevé aujourd’hui

  • Ceux qui ne veulent et ne désirent que lâchement — BALZ., liv. VI, lett. 3
  • Qui fuit, croit lâchement, et n'a qu'une foi morte — CORN., Poly. II, 6
1 autre citation
  • Il [Montaigne] ne pense qu'à mourir lâchement et mollement par tout son livre — PASC., Pens. XXIV, 24, éd. HAVET.

Écrire lâchement, écrire sans force, sans précision.

  • Dans des vers métaphysiques traduits lâchement — VOLT., Lett. d'Argental, 7 janv. 1739

3 Honteusement, avec bassesse. encore relevé aujourd’hui

  • Et d'une indigne ardeur lâchement embrasé — CORN., Nicom. V, 1
  • Non que, par les yeux seuls lâchement enchantée, J'aime en lui sa beauté, sa grâce tant vantée — RAC., Phèdre, II, 1
3 autres citations
  • Vous qu'on ne voit assis dans le sanctuaire du Dieu vivant que pour avoir été toujours debout dans les antichambres des grands, et qui n'auriez jamais été placé sur la tête des hommes, pour parler avec David, si vous n'aviez été mille fois lâchement à leurs pieds — MASS., Orais. Villeroy.
  • L'autre a fui lâchement, tel qu'un vil assassin — VOLT., Mérope, II, 2
  • Le roi [Henri III], dont il [le duc de Guise] ravit l'autorité suprême, Le souffrit lâchement et s'en vengea de même — ID., Henr. III
Historique

XIVe s.

  • Entortilliez en guise d'andouille, puis liez de fil laschement — Ménagier, II, 5

XVIe s.

  • Et feit on la guerre plus froidement et plus laschement — AMYOT, Alc. 52
Étymologie

Lâche, et le suffixe ment.

LÂCHEMENT2 s. m. (lâ-che-man)

Action de lâcher.

Historique

XVIe s.

  • La garnison ne leur pardonna pas le laschement de pied — D'AUB., Hist. I, 345
Étymologie

Lâcher.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « lâchement » du Wiktionnaire.

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