lutrin
- nature
- nom masculin
- diction
- [lytʁɛ̃] · 2 syllabes
- usage
- 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
- Pupitre léger sur lequel le musicien ou le chef d’orchestre pose les partitions qu’il interprète.
2 emplois spécialisés
-
Christianisme
Pupitre élevé dans le chœur d’une église, sur lequel on met les livres dont on se sert pour chanter l’office.
- Sur le maître autel, posée sur un lutrin doré, une énorme Bible à reliure de cuir était ouverte. Dan Brown, Da Vinci Code, traduction Daniel Roche, 2004
- Exposés et communications orales Pupitre sur lequel on met les livres de chant, à la messe ou à l'office.
Adjectif 1
-
Relatif à la loutre.
- Quels renseignements tirer du nombre élevé de loutres capturées ? Au-delà de l’abondance de la population lutrine, la démonstration d’une grande habileté déployée par les chasseurs et leurs chiens dans la mesure où les pièges mécaniques étaient alors inexistants. Corinne Beck et Élisabeth Rémy, « La loutre d’Europe (Lutra lutra) », dans Études rurales, nᵒ 195, 2015 https://doi.org/10.4000/etudesrurales.10250 texte intégral
Citation
Je chante les combats, et ce prélat terrible Qui.... Fit placer à la fin un lutrin dans le chœur
Origine du mot
Du latin lectrum (« pupitre »).
Du latin lutris, de lutra (« loutre »).
1873 — le Littré
LUTRIN s. m. (lu-trin)
1 Pupitre d'église où l'on place les livres de chant. Chanter au lutrin. encore relevé aujourd’hui
- Je chante les combats, et ce prélat terrible Qui.... Fit placer à la fin un lutrin dans le chœur — BOILEAU, Lutr. I
2 Collectivement, ceux qui chantent au lutrin. C'est lui qui dirige le lutrin, qui donne le ton au lutrin.
Historique
XIIe s.
- Devant l'autel s'agenoilla, Sor un lectrum ses ganz jeta — DU CANGE, lectrum.
XIIIe s.
- Henris, li bons dus de Venise, qui moult estoit sages et vaillans, monta au letrin et parla au pueple — VILLEH., XVII
XVe s.
- Deux pauvres clercs parlans latin, Paisibles enfans sans escry, Humbles, bien chantans au lectry — VILLON, Petit testament.
XVIe s.
- Guillot Fagotin, marguillier de Gentilly, bon vigneron, qui chante bien au lettrin, et sçait tout son office par cœur — Sat. Mén. 94
- Perrin Dandin, homme honnorable, bien chantant on letrain — RAB., Pant. III, 41
1 autre citation
- Pierrot vient cependant vis à vis du lettrin, Et, chantant hautement, le reste met en trin — CL. GAUCHET, le Plaisir des champs, p. 44
Étymologie
La forme ancienne est letrin, bas-latin lectrinum, de lectrum, pupitre dans Isidore, qui vient de λεϰτρὸν, proprement lit (voy. LIT).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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