parrain
- nature
- nom masculin
- diction
- [paʁɛ̃] · 2 syllabes
- usage
- 17 par million de mots
Sens et définitions
Nom 8
-
Celui qui, avec la marraine, présente un enfant (le filleul) aux fonts baptismaux (père spirituel d’un enfant) ou assiste l’enfant de manière analogue dans une cérémonie civile ou d’une autre religion ou conviction.
- Le parrain et la marraine s’engagent à soutenir l’enfant en toute circonstance et à respecter sa liberté individuelle dans ses choix futurs. Centre d’Action Laïque, Parrainage laïque
-
Fils de la marraine.
- Les jeunes filles de mon pays ont assez l’habitude de donner au fils de leur marraine le titre de parrain, et réciproquement celui de marraine à la mère du parrain. George Sand, Jeanne, 1844
-
Toute personne qui présente quelqu’un, qui se porte garant de quelqu’un dans un cercle, dans une société savante.
- Dans l’ordre de la Légion d’honneur, le parrain est celui qui remet les insignes au nouveau légionnaire.
- Celui qui est choisi pour assister à la cérémonie de la bénédiction d’une cloche, d’un navire, et pour lui donner un nom.
-
Autrefois, dans les combats singuliers, celui que chaque combattant choisissait pour l’accompagner, pour empêcher la surprise et pour lui servir de témoin.
- Les deux combattants se trouvèrent au lieu du combat, chacun avec son parrain.
- figuré Celui qui est le promoteur d’une idée, d’une théorie, d’une entreprise.
- Chef d’une organisation mafieuse.
1 emploi spécialisé
- Administration militaire Militaire chargé de faciliter la tâche à un autre militaire affecté à son unité en lui fournissant toutes les informations nécessaires à son intégration dans le milieu.
Citation
Bayard m'arma chevalier : je serai comme mon parrain, sans peur et sans reproche
Origine du mot
Du latin populaire patrinus « celui qui tient un enfant sur les fonts baptismaux », du latin patruus « oncle paternel ».
Dans le dictionnaire latin : patrinus
1873 — le Littré
PARRAIN s. m. (pa-rin)
1 Celui qui présente un enfant au baptême, qui le tient sur les fonts, qui répond de sa croyance et lui impose un nom. encore relevé aujourd’hui
- L'église métropolitaine de Rouen avait alors pour évêque Praetextatus, Gaulois d'origine, qui, par une singulière rencontre, était le parrain de Mérowig — AUG. THIERRY, Récits des temps mérov. 3e récit.
- L'institution des parrains et marraines pour les baptisés remonte à l'origine de l'Église : Tertullien en fait mention — MARTIGNY, Dict. des antiq. chrét. Parrains.
Fig. Être le parrain de quelque chose, en être le promoteur.
- Je fus en doute si j'en avertirais ledit sieur du Plessis ou non, craignant qu'il prît en très mauvaise part non-seulement les demandes portées par lesdites dépêches, mais aussi que j'en fusse le parrain — VILLEROY, Mém. t. I, p. 364, dans LACURNE
- Il [Pythagore] proteste qu'il [le nom de sage] n'appartient qu'à Dieu seul, et, se contentant de celui de philosophe ou d'ami de la sagesse, il fut comme le parrain de la philosophie, et baptisa du beau nom de philosophe tous ceux qui l'ont porté depuis — LAMOTHE LE VAYER, Vertu des païens, II, Pythagore.
2 Celui qui nomme une cloche, un navire, lorsqu'on les bénit. encore relevé aujourd’hui
3 Dans les ordres militaires, le chevalier qui présente le novice à sa réception. encore relevé aujourd’hui
- Bayard m'arma chevalier : je serai comme mon parrain, sans peur et sans reproche — CHATEAUBR., Dernier des Abenc.
4 Celui qui accompagnait un chevalier dans un combat singulier, pour lui servir de témoin. encore relevé aujourd’hui
- Les combattants choisissaient un parrain qui prenait soin de leur donner des armes égales — VOLT., Mœurs, 121
5 Celui qu'un soldat qui doit être passé par les armes choisit pour lui bander les yeux. encore relevé aujourd’hui
Se disait à Goa des personnes riches et considérables qui accompagnaient les condamnés à l'auto-da-fé.
6 Parrains, à l'Académie française, se dit des deux académiciens qui accompagnent le récipiendaire.
Remarque
L'orthographe parrin ou parrein vaudrait mieux, vu l'étymologie ; alors on écrirait parreinage.
Historique
XIIe s.
- Li parreins fu ocis e gist en Orient — Th. le mart. 157
- Ses pairins fu l'evesque de Cambrai — Raoul de C. 3
XIIIe s.
- Ançois [auparavant] doit estre fait enqueste de son aage par les parens et par les parrins et les marrines — BEAUMANOIR, XVI, 6
XIVe s.
- Un breton escuier qui avoit nom Bertran, Bertran fu son parin, de fons l'ala levant — Guesclin. 17202-17213
XVIe s.
- Parrains dans les duels se sont meslez dans le combat, au lieu d'en estre les juges, ou de separer les combattants comme autrefois — LANOUE, p. 297, dans LACURNE
- Opinion certes qui peut trouver divers parrains, pour le soustennement du pour et du contre — PASQUIER, Recherches, VI, p. 452, dans LACURNE
1 autre citation
- Si c'est par les picques que doit passer le condamné, les caporaux sont tenus de le pousser dedans les rancs en la misericorde de son parain — CARLOIX, IV, 13
Étymologie
Provenç. pairi ; catal. padri ; espagn. padrino ; portug. padrinho ; ital. patrino ; du bas-latin, patrinus, dérivé de pater, père.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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