moraine

nature
nom féminin
diction
[moʁɛn] · 2 syllabes
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 4

  1. Laine que l'on a prélevée au moyen de chaux vive sur un animal mort de maladie.
    • La laine provenant d'animaux malades ou abattus, la laine morte ou moraine, a peu de solidité et d'élasticité, et est pour cela d'une valeur très-inférieure. Johannes Rudolf Wagner, Nouveau traité de chimie industrielle, édition française publiée par Léopold Gautier, tome 2, chap. 5, Paris : chez F. Savy, 1873, p. 303
3 emplois spécialisés
  1. Géologie Terrain escarpé au bord d’un torrent, d’une rivière, d’un lac.
    • Après avoir traversé une moraine aux pierres tranchantes, et écourté le chemin en escaladant un flanc de rocher à peu près accore, ils prirent pied sur une sorte de plateau de peu d'étendue, acculé à une muraille granitique. Jean Ray), Harry Dickson, Le Démon pourpre, 1932
  2. Glaciologie Amas de pierres, de farine glaciaire et d'autres débris que les glaciers ont déposé sur leurs bords, en leur milieu et à leur extrémité inférieure.
    • En 1876, Viollet-Le-Duc publie « Le Massif du Mont-Blanc », dans lequel il décrit glaciers et moraines, le tout bien illustré par des dessins. Sylvain Coutterand et Gérard Nicoud, Les Stades de retrait du glacier de l’Arve entre le verrou de Cluses et l’ombilic de Chamonix (Vallée de l’Arve, Haute-Savoie), Quaternaire, 16, (2), 2005, pages 85-94
  3. Glaciologie Expression topographique des accumulations de sédiments glaciaires, généralement du till, et suffisamment épaisse pour créer un relief.

Origine du mot

Du latin morior (« mourir »).

Dans le dictionnaire latin : morior

Les mots français venus du latin

1873 — le Littré

MORAINE1 s. f. (mo-rê-n')

Terme de géologie. Falaise, terres escarpées au bord d'un torrent, d'une rivière, d'un lac. encore relevé aujourd’hui

  • Cette moraine, haute de 100 à 150 pieds, borde au nord-est le petit lac que nous côtoyions — SAUSSURE, Voy. Alpes, t. III, p. 413, dans POUGENS

Amas de pierres que les glaciers déposent ou ont déposé anciennement sur leurs bords et à leur extrémité inférieure, et qui provient de la descente de la masse glacée rejetant à droite et à gauche terre, roches et bois.

  • On va descendre au bord du glacier, et l'on suit pendant quelque temps sa moraine ou l'encaissement de pierres et de gravier qui l'accompagne — SAUSSURE, Voy. Alpes, t. III, p. 15
  • La moraine ou le rempart du glacier traverse obliquement le fond de la vallée en s'élevant beaucoup au-dessus d'elle — ID., ib. p. 417

Moraines terminales, alignements de débris qui occupent la limite inférieure du glacier.

Moraines latérales, longs alignements de débris que l'on remarque sur les côtés du glacier.

Étymologie

Origine inconnue. Moraine tient sans doute au bas-latin morena, digue de pieux ; ital. mora, tas de pierres.

MORAINE2 s. f. (mo-rê-n')

Terme de construction. Cordon de mortier que le maçon forme autour d'un ouvrage en pisé.

Étymologie

Ce moraine est probablement le même que le précédent.

MORAINE3 s. f. (mo-rê-n')

Laine qu'on enlève de dessus la peau d'un animal mort de maladie. encore relevé aujourd’hui

Adj. Laine moraine.

Étymologie

Anc. franç. morine, mortalité, dérivé du latin mori, mourir.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « moraine » du Wiktionnaire.

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