nuisance

nature
nom féminin
diction
[nɥizɑ̃s] · 2 syllabes
attesté
1101
usage
moins de 1 par million de mots

Sens et définitions

Nom 1

  1. Trouble, dérangement, gêne persistante, calamité, fléau, pollution. Cause de perturbation pour le bon fonctionnement d'une entreprise, d'un projet.
    • Les astres ne nous font pas de nuisance : ils sont donc pleins de bonté. Montaigne, Essais , II, 12 – Apologie de Raymond Sebond, 1595

Origine du mot

Nuisant ; provenç. noysensa, nozensa ; ital. nocenza. Ce mot très anciennement français, nous le reprenons maintenant des Anglais, qui l'ont retenu des Normands. — Littré, 1873

1873 — le Littré

NUISANCE s. f. (nui-zan-s')

Qualité de ce qui nuit. Les nuisances politiques et sociales.

  • Quand il a fallu [en Angleterre] créer une législation sur les établissements insalubres, définir les nuisances et régler les formes de l'autorisation.... — REYBAUD, Rev. des Deux-Mondes, janv. 1863, p. 384
Historique

XIIe s.

  • Sire, fait l'arcevesque, et de vostre fil quei, Que fesistes en uindre et coruner à rei, Tut par haste e senz preu, pur nuisance de mei ? — Th. le mart. 116

XIIIe s.

  • Que nus [nul], sor cors et sor avoir, ne face aide à nule des parties, ne nuisance à l'autre partie — BEAUMANOIR, LXIV, 11

XIVe s.

  • Se teles paroles portent grant deshonneur pour celui qui les dict, ou se elles li portent nuisance — ORESME, Eth. 132

XVIe s.

  • Ta langue brasse et fraudes et nuisances — MAROT, IV, 293
  • Quand ce vint à plaider la cause, la veue du Capitole fist grande nuisance aux accusateurs — AMYOT, Cam. 62
1 autre citation
  • Nous sommes assiegez de tant de dangers, de tant de nuisances.... — CALV., Instit. 110
Étymologie

Nuisant ; provenç. noysensa, nozensa ; ital. nocenza. Ce mot très anciennement français, nous le reprenons maintenant des Anglais, qui l'ont retenu des Normands.

Supplément au dictionnaire

NUISANCE. Ajoutez : - REM. Nuisance est employé par saint François de Sales : Le sucre adoucit les fruits mal mûrs, et corrige la crudité et nuisance de ceux qui sont bien mûrs, Introd. à la vie dévote, I, 2 (1641).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « nuisance » du Wiktionnaire.

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