plaisance
- nature
- nom féminin
- diction
- [plɛzɑ̃s] · 2 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Nom 5
-
vieilli Plaisir, agrément.
- Suave est ce temps de plaisance ! Tremblez, mortels ! Je suis bien fort Quand jamais à ma suffisance, Je bâille à briser le ressort ! Paul Valéry, Ébauche d’un serpent
-
Aspect plaisant, agréable (de quelqu’un, quelque chose).
- C’est une esthétique du regard Une plaisance du coeur Une grâce de sa part Grégory Creston, Au cœur d’un phare solitaire, Le sourire d’une femme est une grâce, page 32, 2014, Edilivre
-
Navigation de plaisance.
- Je m’suis cogné partoutJ’ai dormi dans des draps mouillésÇa m’a coûté des sousC’est d’la plaisance, c’est le pied ! Renaud, Dès que le vent soufflera, 1983
-
Maison de plaisance.
- La demeure aux murs de pierre soigneusement taillés, aux fenêtres et aux encorbellements symétriques, garde la tranquille sévérité des belles plaisances du XVIIᵉ siècle. Marguerite Yourcenar, Quoi ? L'Éternité, 1988
1 emploi spécialisé
- Yachting et navigation de plaisance Pratique d'activités nautiques pour le loisir ou le sport.
Citation
Sa maison de plaisance [de Salomon], qu'on appela le bois du Liban, était superbe et délicieuse
Origine du mot
Plaisant ; provenç. plazensa ; ital. piacenza. — Littré, 1873
1873 — le Littré
PLAISANCE s. f. (plè-zan-s')
Usité seulement dans la locution : de plaisance, qui sert au plaisir, à l'agrément. Embarcation, yacht de plaisance. encore relevé aujourd’hui
- C'est une belle chose que d'aller dépenser mille écus en fricassées et en dîners pour l'honneur d'être la maison de plaisance de M. et de Mme de Chaulnes, de Mme de Rohan, de M. de Lavardin et de toute la Bretagne — SÉV., 10 juin 1671
- Sa maison de plaisance [de Salomon], qu'on appela le bois du Liban, était superbe et délicieuse — BOSSUET, Hist. II, 4
Ironiquement.
- Le couvert était mis dans ce lieu de plaisance [un appartement où l'on étouffait] — BOILEAU, Sat. III
Fig.
- Il chercha sa consolation dans les sciences ; ce qui n'avait été pour lui qu'un lieu de plaisance devint un asile — FONTEN., Marsigli.
Historique
XIIIe s.
- Pensons quantes plaisances pueent [peuvent] estre trovées En ces quatre elements qui soient ordenées ; Toutes revertiront sus les ames sauvées — J. DE MEUNG, Test. 1933
XIVe s.
- La delettacion ou plaisance à resgarder une femme est communement de la amer — ORESME, Eth. 269
XVe s.
- Outre plus, pour ce que cette dame estoit de lointain pays et tant que de Baviere... on ne savoit si elle seroit à la plaisance du roi de France — FROISS., II, II, 229
- Et pour ce que escuz se portent à plaisance, elle mist encore doubte sur son fait, par quoy elle demanda à la dame de quelle taille et philozomie estoit le chevalier — Perceforest, t. III, f° 75
XVIe s.
- M'as-tu osté des plaisances mondaidaines... Pour me laisser en ce cruel repaire ? — MAROT, II, 4
- Maison de plaisance — AMYOT, Alc. 47
Étymologie
Plaisant ; provenç. plazensa ; ital. piacenza.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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