obsession
- nature
- nom féminin
- diction
- [ɔpsesjɔ̃] · 3 syllabes
- attesté
- 1470
- usage
- 17 par million de mots
- parenté
- obsess
Sens et définitions
Nom 4
-
Action de celui qui obsède quelqu’un, qui est tellement assidu auprès de lui, que d’autres personnes ne peuvent en approcher.
- Il ne le quitte point : c’est une obsession.
3 emplois spécialisés
-
Psychiatrie
figuré État psychique consistant dans la présence à l’esprit d’une préoccupation ou d’une représentation, son ou image, que la volonté ne parvient pas à écarter.
- C’est ce que j’expliquais hier à Marcel, craignant qu’il n’y vît quelque obsession quasi-maladive, une impossibilité de distraire mon esprit de ce sujet. André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 340
-
Catholicisme
Pensée négative inspirée par le diable ou ses démons, dans le but de couper les hommes de Dieu.
- La possession diffère de l'obsession en ce que, dans la possession, le démon est censé agir au-dedans, et que, dans l'obsession, il est censé agir au-dehors « Possession », CNRTL, 2012
- Psychologie clinique Pensée ou représentation s'imposant à la conscience d'un sujet qui les réprouve ou les juge absurdes, mais ne peut s'en débarrasser.
Citation
Le régent vit clairement par l'obsession où était le roi d'Espagne, qu'il n'y avait rien à en espérer, et ne pensa plus qu'à conclure avec l'Angleterre un traité
Origine du mot
Du latin obsessio (« action d'assiéger, blocus »).
Dans le dictionnaire latin : obsessio
1873 — le Littré
OBSESSION s. f. (ob-sè-sion ; en vers, de quatre syllabes)
1 Action de celui qui obsède et, pour ainsi dire, assiége quelqu'un. Il est toujours auprès de lui, on n'a jamais vu pareille obsession. encore relevé aujourd’hui
État de celui qui est obsédé. Ces visites continuelles sont pour moi une véritable obsession.
- Le régent vit clairement par l'obsession où était le roi d'Espagne, qu'il n'y avait rien à en espérer, et ne pensa plus qu'à conclure avec l'Angleterre un traité — DUCLOS, Œuv. t. V, p. 267
2Terme ecclésiastique. État d'une personne qu'on suppose troublée, assiégée par le diable ; ce qui est différent de la possession, qui signifie l'habitation actuelle du diable dans un corps. encore relevé aujourd’hui
- C'est un grand bonheur pour le genre humain que les tribunaux dans les pays éclairés n'admettent plus enfin les obsessions et la magie — VOLT., Mœurs, 128
Par extension.
- Cette espèce d'obsession dont il a été tourmenté par le dieu des vers — LAHARPE, Cours de littér. t. VIII, p. 386, dans POUGENS
Étymologie
Lat. obsessionem, de obsessum, supin de obsidere (voy. OBSÉDER).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 3 (PDF, 216 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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