pastoureau
- nature
- nom masculin
- diction
- [pastuʁo] · 3 syllabes
- attesté
- 1101
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Jeune pasteur.
- J'entends autrement mieux la vie que le sieur Pliouchkine, par exemple : voilà un bonhomme qui possède huit cents âmes et mange plus mal que mon pastoureau. Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949
2 emplois spécialisés
-
Poésie
Synonyme de géorgique.
absent du Littré
- Les pastourelles d’Adam de la Halle.
-
Histoire
Membre d'une des troupes de serfs ou de vilains, révoltés, qui parcoururent la France du Moyen Âge.
- Les pastoureaux étaient encore assis, comme le matin, au bord de la fontaine. Aucassin et Nicolette, trad. Louis Tarsot, in Fabliaux et Contes du Moyen Âge, Heath, 1913, page 117
Citation
Si nous ne voyons plus, dans les jeux funéraires, Les fleurs s'entrelacer aux urnes cinéraires, La pastourelle encore en forme ses bouquets
Origine du mot
Lat. pastorellus, diminutif de pastor, pasteur. — Littré, 1873
1873 — le Littré
PASTOUREAU, ELLE s. m. et f. (pa-stou-rô, rè-l' ; au XVIe siècle, Bèze remarque que l's ne se prononce pas dans pastoureau, et se prononce dans pastourelle)
1 Petit berger, petite bergère. non relevé aujourd’hui
- Si nous ne voyons plus, dans les jeux funéraires, Les fleurs s'entrelacer aux urnes cinéraires, La pastourelle encore en forme ses bouquets — DELILLE, Trois règnes, VI
- Deshoulières m'endort aux chants des pastoureaux — ID., Épît. à la duchesse Devonshire
2 Les pastoureaux, villageois fanatiques qui se réunirent vers 1251 sous la conduite d'un moine de Cîteaux, nommé Jacob, se disant envoyé de Dieu pour délivrer Louis IX des fers des Sarrasins.
Se dit aussi de certaines gens de la campagne qui se rassemblèrent en 1320, à l'effet de délivrer la terre sainte.
3 Pastourelle, sorte de poésie, au moyen âge.
Historique
XIIe s.
- Respundi David : pasturel ai esté del fulc [troupeau] mun pere — Rois, p. 65
- Biau sire Aliaumes, à cest giu [jeu] vous rapel ; Ne me tenrés huimais [vous ne me tiendrez désormais] por pastorel ; Que par la plaie vous saillent li boel [les boyaux] — Raoul de C. 183
XIIIe s.
- Ge sai contes, ge sai flableax [fabliaux], Ge sai conter beax diz noveax, Et serventois et pastorelles — Fabliaux, ms. de St-Germain, f° 70, dans LACURNE
XIVe s.
- L'an mil deux cens cinquante et un, Cheminerent li pastourel, Qui à eus vanter s'atiroient Que S. Loys vengier iroient — DU CANGE, pastorelli.
- Il avint l'an 1320, qu'il fut en France si grantment de pastoureaux et de menu gent, qui disoient qu'il vouloient aler en la sainte terre contre les Sarrazins, que ce fut merveille — ID., ib.
1 autre citation
- Pour conquerre la ville estoient moult isnel, Mais à che pont garder n'ierent point pastourel — Baud. de Seb. IX, 155
XVIe s.
- Le grand dieu Pan avec ses pastoureaux — MAROT, I, 166
Étymologie
Lat. pastorellus, diminutif de pastor, pasteur.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 3 de l’édition papier
Liens de sens
Domaine
histoire poésie
Prononciation
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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