réchauffé
- nature
- adj masculin
- diction
- [ʁeʃofe] · 3 syllabes
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 3
-
Qui a été chauffé après avoir été refroidi.
- Puis il fit observer au Baron qu’il allait être midi, et qu’il était temps de diriger l’aiguille de la boussole vers le pôle de la soupe, rien n’étant pire qu’un dîner froid, si ce n’est un dîner réchauffé. Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, 1863
-
Qui n’a plus froid, après avoir eu froid.
- Vous êtes réchauffé, à présent? demanda Roy. Et il répondit, tout heureux : « Oui, je suis bien réchauffé maintenant. » Ellen Anderson Gholson Glasgow, Cette chienne de vie, 1949
-
familier Qui n’a pas froid, bien que ce ne soit pas normal, selon le bon sens.
- (…) mourant de faim il poussa la porte (…) « T’es réchauffé, toi ! fit le patron derrière le bar. Mais si tu fermais ça irait mieux. » Yann Queffélec, Les Noces barbares, 1985
Nom 2
-
péjoratif Chose qui a été chauffée après avoir été refroidie.
- Ce dîner n’est que du réchauffé.
-
familier Chose qui est loin d’être neuve.
- Cette nouvelle, cette plaisanterie n’est que du réchauffé.
Formes fléchies 1
- Participe passé masculin singulier du verbe réchauffer.
Citation
Souvenez-vous bien Qu'un dîner réchauffé ne valut jamais rien
1873 — le Littré
RÉCHAUFFÉ, ÉE part. passé (ré-chô-fé, fée)
de réchauffer
1 Chauffé après s'être refroidi. encore relevé aujourd’hui
- Souvenez-vous bien Qu'un dîner réchauffé ne valut jamais rien — BOILEAU, Lutr. I
- Tout est réchauffé Aux dîners d'Agathe : Au lieu de café Vite une sonate — BÉRANG, Musique.
2Fig. Qui, comme un plat réchauffé, a perdu le mérite de l'apprêt récent.
- Voilà Châtillon que j'exhorte de vous faire un impromptu sur-lechamp ; il me demande huit jours, et je l'assure déjà qu'il ne sera que réchauffé — SÉV., 23 déc. 1671
- L'ancien conte réchauffé — VOLT., Dict. phil. Sottise des deux parts
1 autre citation
- La préférence de l'état sauvage sur l'état civilisé, n'est qu'une vieille querelle réchauffée — DIDER., Claude et Nér. I, 65
3 S. m. Une chose réchauffée. Ce dîné n'est que du réchauffé.
Fig. et familièrement.
- Le maréchal de Montrevel avait imaginé d'imiter le feu maréchal de la Feuillade, et de donner à Bordeaux le vieux réchauffé de la statue et de la place des Victoires — SAINT-SIMON, 383, 271
- Votre religion [le mahométisme], quoiqu'elle ait de bonnes choses, n'est d'ailleurs qu'un réchauffé du judaïsme — VOLT., Dict. phil. Raison
1 autre citation
- Le réchauffé n'est jamais bien reçu — ID., Lett. d'Argental. 2 mars 1772
C'est du réchauffé, se dit communément d'une allégation, accusation, épigramme, etc. qu'on ressuscite après oubli.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier
Prononciation
Homophones
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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