rétif
- nature
- adj masculin
- diction
- [ʁetif] · 2 syllabes
- attesté
- 1101
- usage
- 2 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 2
-
Qui s’arrête ou qui recule au lieu d’avancer. Se dit généralement au propre pour les chevaux et autres montures.
- Joseph avait le regard rétif d’un cheval qui ne veut pas sauter l’obstacle. Georges Duhamel, Le Notaire du Havre, 1933, réédition Folio, page 125
-
figuré Qui est indocile, difficile à conduire, à persuader.
- "L'Éternel dit à Moïse : "Je vois que ce peuple est un peuple rétif." Exode 32:9
Nom 1
-
Animal ou personne rétive.
- Ce fut toujours un ombrageux et un rétif. Pierre Véron, Boutique de plâtres, 1886
Citation
Il y a ....des tempéraments ennemis de toute résistance, des naturels rétifs que la vérité fait cabrer
Origine du mot
De l’ancien français restif, du bas latin restivus, peut-être dérivé du latin restare.
Dans le dictionnaire latin : restare
1873 — le Littré
RÉTIF, IVE adj. (ré-tif, ti-v')
1 Se dit d'un cheval ou autre bête de monture qui refuse d'obéir à celui qui le monte ou qui le conduit. encore relevé aujourd’hui
- Pour lui Phébus est sourd, et Pégase est rétif — BOILEAU, Art p. I
2Fig. Difficile à conduire, à persuader. encore relevé aujourd’hui
- Il y a ....des tempéraments ennemis de toute résistance, des naturels rétifs que la vérité fait cabrer — MOL., l'Av. I, 8
- Vous êtes rétive aux remèdes, mais nous saurons vous soumettre à la raison — ID., Méd. m. lui, II, 7
2 autres citations
- Un jeune homme.... Est vain dans ses discours, volage en ses désirs, Rétif à la censure, et fou dans les plaisirs — BOILEAU, Art p. III
- Je ne suis point rétif, point opiniâtre, point amoureux de ma statue ; quand je ne corrige pas, c'est que je ne trouve pas — VOLT., Lett. d'Argental, 27 juill. 1763
Substantivement. Faire le rétif.
3Fig. Il se dit des choses qui n'obéissent pas.
- Il y a des enfants en qui la mémoire paresseuse et rétive refuse d'abord tout service — ROLLIN, Traité des Ét. I, 3
- Il [Abel frappé] veut du moins tomber aux pieds de sa famille ; Mais ses genoux rétifs trompent sa volonté — GILB., Mort d'Abel, VIII
Historique
XIe s.
- Vos cumpagnuns [nous] feruns trestuz restifs [arrêtés, vaincus] — Ch. de Rol. XCIII
XIIIe s.
- Se un home achate une beste restive, et que le vendeur li dit : ceste beste est restive, et je por restive la vous vens.... — Ass. de Jérus. I, 183
XVIe s.
- Les Allemans, qui nous desdaignent, seroyent-ils restifs de [lents à] venir à une telle proye ? — LANOUE, 23
- On ne trouve point par escrit qu'ils ayent jamais fait les restifs de combatre — ID., 421
1 autre citation
- Un cheval restif et poulsif — MONT., III, 46
Étymologie
Prov. restiu ; ital. restio ; du lat. restare, résister, de re, et stare, se tenir debout (voy. STABLE). On remarquera le sens de rétif dans la Chanson de Roland.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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