servant

nature
nom masculin
diction
[sɛʁvɑ̃] · 2 syllabes
usage
10 par million de mots

Sens et définitions

Nom 5

  1. Serviteur, domestique.
    • Ainsi, l’unique option possible pour maintenir l’immeuble propre et en bon état était de créer des escaliers latéraux, obscurs et loin des yeux : ils étaient baptisés les escaliers des servants. Le Progrès Staff, Les secrets des témoins d’antan …, site progres.net.eg, 6 septembre 2021
4 emplois spécialisés
  1. Histoire Personnel qui assistait un chevalier.
    • […], et ils continuèrent leur route vers Avignonet en précédant les autres chevaliers et leurs servants. On était alors au 28 mai 1242. L.-D. de Montgailhard, Histoire authentique des inquisiteurs tués à Avignonet en 1242, dans la Revue de l'académie de Toulouse et des autres académies de l'Empire, 2e série, 16e année, tome 22, 1869, page 133
  2. Militaire Militaire, notamment artilleur, qui est chargé de servir une pièce de canon ; soldat faisant partie de l’équipe d’une mitrailleuse.
    • Et, sur son ordre, j’aidais les servants, dans la fumée et le tonnerre des départs, à mettre en tas les douilles. Yves Gibeau, Allons z’enfants, 1952
  3. Catholicisme Celui qui sert la messe ; servant de messe.
    • Oui, c’est vrai. Guy Lafleur a déjà été servant de messe et il a déjà été chez les scouts. Michel Beaudry, Du jamais-vu, Le Journal de Québec, 9 janvier 2022
  4. Viticulture Cépage tardif donnant du raisin de table blanc à gros grains. Il s'agit d'un croisement naturel entre achladi et wildbacher de Hongrie. On en cultivait moins de 150 hectares en France en 2008. Le raisin de ce cépage se conserve bien et était aussi utilisé autrefois dans les campagnes pour en faire du raisin sec. absent du Littré

Adjectif 4

  1. Qui sert ; qui assure un service.
3 emplois spécialisés
  1. Histoire Qualifiait ceux qui entraient dans l’ordre de Malte sans faire preuve de noblesse et qui étaient d’un rang inférieur aux autres chevaliers.
    • Frères servants, et quelquefois Chevaliers servants,
  2. Histoire Qualifiait les frères convers employés aux besognes matérielles du monastère, dans quelques ordres religieux,
  3. Histoire Qualifiait un fief qui relevait d’un autre fief appelé fief dominant, dans la jurisprudence féodale

Formes fléchies 1

  1. Participe présent de servir.
    • Pendant une semaine, ils voyageront en se servant des moyens de transport à leur disposition : du tuk-tuk en passant par le cheval, la pirogue et la bétaillère. journal 20 minutes, 27 juin 2019, page 24 (en parlant du Mexique)

Citation

Depuis l'heure charmante Où le servant d'amour..., Venait pour une amante Soupirer sous la tour
Alphonse de Lamartine, Harm. III, 10

Origine du mot

Servir ; wallon, siervan. — Littré, 1873

latin — abacus « Tailloir, tablette carrée servant de chapiteau, entablement »

1873 — le Littré

SERVANT adj. m. (sèr-van)

1 Qui sert ; usité seulement dans certaines locutions. encore relevé aujourd’hui

Gentilshommes servants, officiers qui servaient à table chez le roi.

Dans l'ordre de Malte, frères servants, ou quelquefois chevaliers servants, nom donné au troisième rang, qui ne demande pas la noblesse quoiqu'il porte l'épée et la croix ; il est après les chevaliers et les prêtres.

Frères servants, les frères convers employés aux œuvres serviles d'un monastère.

Dans la franc-maçonnerie, on appelle frères servants, ou, substantivement, les servants, les gens de service.

Terme de féodalité. Fief servant, celui qui relevait d'un fief dominant.

2 S. m. Servant d'amour, un amant, un amoureux. encore relevé aujourd’hui

  • Depuis l'heure charmante Où le servant d'amour..., Venait pour une amante Soupirer sous la tour — LAMART., Harm. III, 10

3 Soldat d'artillerie spécialement chargé du service des pièces dans l'exécution des feux. Premier, deuxième servant de droite ; premier, deuxième servant de gauche. Pointeur-servant, celui des servants qui aide le pointeur à pointer la pièce. (Servant se dit par opposition à conducteur, soldat d'artillerie chargé de conduire les pièces attelées.) encore relevé aujourd’hui

Historique

XIIe s.

  • Firent li servant Saül à lur seignur.. — Rois, p. 60
  • Jo n'iere pas [je n'étais pas] si povre cum tu me vas disant, Quant li reis nostre sire me fist sun haut servant — Th. le mart. 87
1 autre citation
  • Li sainz huem ne fist mie ses servans esveillier, Al main [au matin] à sun lever n'al vestir, n'al chugier — ib. 101

XIIIe s.

  • Tant sont vaillant et preu et bien servant li frere, Que moult les aime et croit et prise l'emperere — AUDEFROI LE BAST., Romanc. p. 25
  • Et li quens [le comte] si li a conté Le sens, la valour, la bonté De Jehan, son servant nouvel — Bl. et Jeh. 183

XIVe s.

  • Nostre amé vallet servant de l'escuelle en nostre sale — DU CANGE, serviens scutellae.
  • Pierre de Cise nostre amé varlet servant de vin, en sale — ID., serviens vini.

XVe s.

  • Car chasteté Quiert liberté, Et luxure vous fait servant — le Blason des faulces amours, p. 290, dans LACURNE

XVIe s.

  • Faisant pour toy de corps, d'esprit et d'ame Ce que servant peut faire pour sa dame — MAROT, I, 342
Étymologie

Servir ; wallon, siervan.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « servant » du Wiktionnaire.

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