soc

nature
nom masculin
diction
[sɔk] · 1 syllabe
usage
2 par million de mots

Sens et définitions

Nom 2

2 emplois spécialisés
  1. Agriculture Large pièce de fer triangulaire et tranchante qui fait partie d’une charrue, et qui sert à fendre et à renverser la terre d’un champ qu’on laboure.
    • D’un côte on voit la machine séparée de ses roues de transport qui sont placées plus loin et auprès du soc à rueller ou à renchausser. Georges Barral, « Le viticulteur de M. Mimard », in Journal de l’Agriculture, 1869, page 487
  2. Boucherie Partie supérieure de l’épaule qui reste après avoir enlevé l’épaule picnic. absent du Littré
    • Le capicollo est une charcuterie italienne faite de soc de porc saumuré et souvent fumé.

Origine du mot

(fin XIIᵉ s.) Du gaulois *succos (« cochon, soc ») (→ voir hocʼh et socʼh, respectivement « cochon » et « soc » en breton ; → voir hwch et swch en gallois ; → voir suig et socc en irlandais) via une forme du latin populaire *sǒccus. Issu de l'indo-européen commun *su- « porc » avec un suffixe hypocoristique *-kko-, le soc étant métaphoriquement comparé à la tête du porc qui fouit la terre.

Dans le dictionnaire latin : sǒccus

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1873 — le Littré

SOC s. m. (sok)

Pièce de fer aiguë, large, triangulaire, tranchante en dedans, fixée au sep de la charrue, et destinée à ouvrir le sillon. encore relevé aujourd’hui

  • Qui forgea le soc était sage ; Et qui fit l'épée était fou — LAMOTTE, Fabl. III, 14
  • Sous leur soc triomphant [des vieux Romains] la terre enorgueillie Fournissait avec joie aux besoins de la vie — M. J. CHÉN., Gracques, II, 3
3 autres citations
  • Les Albaniens, peuple qui habitait les bords occidentaux de la mer Caspienne, ne labouraient point encore, au temps de Strabon, avec un soc de fer ; mais ils se servaient pour charrue d'une seule pièce de bois — MONGEZ, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. II, p. 625
  • Le pain que l'on fait croître est le plus savoureux ; Va, le soc et l'épée ornent la main des braves — MASSON, Helvétiens, V
  • L'on dirait qu'aucune nation n'a osé succéder aux maîtres du monde dans leur terre natale [la campagne de Rome], et que ces champs sont tels que les a laissés le soc de Cincinnatus ou la dernière charrue romaine — CHATEAUBR., Italie, Lett. à M. de Fontanes.
Historique

XIe s.

  • S'il [l'objet volé] est trové dedenz sache et soche [dans une terre ayant droit de sac et de soc] — Lois de Guill. 31

XIIe s.

  • E ces de Israel veneient as Philistiens pur aguiser e adrecier e le soc, e le picois, e la cuignée, e la houe — Rois, p. 44

XIIIe s.

  • Les jachierres, qui n'i refiche Le soc, demoreront en friche — la Rose, 19777

XIVe s.

  • Deux grosses pieces de fer pour faire deux scos ou coustres à charrue — DU CANGE, soccus.
  • Soich — ID., ib.
Étymologie

Berry sô (et dans l'ouest soie : aguser un soie) ; patois des Fourgs, sou ; du celtique : basbret. souc'h, soc'h ; gaél. soc ; Cornouailles, dans un texte du IXe siècle, soch. L'antiquité de ce mot dans le celtique montre que le mot français en vient, et non le celtique du français ; cela écarte aussi le lat. soccus, sorte de soulier, mis en avant par quelques-uns à cause que le soc de fer chausse, comme un soulier, la pointe de bois.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « soc » du Wiktionnaire.

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