Agriculture
Large pièce de fer triangulaire et tranchante qui fait partie d’une charrue, et qui sert à fendre et à renverser la terre d’un champ qu’on laboure.
D’un côte on voit la machine séparée de ses roues de transport qui sont placées plus loin et auprès du soc à rueller ou à renchausser.Georges Barral, « Le viticulteur de M. Mimard », in Journal de l’Agriculture, 1869, page 487
Boucherie
Partie supérieure de l’épaule qui reste après avoir enlevé l’épaule picnic.
absent du Littré
Le capicollo est une charcuterie italienne faite de soc de porc saumuré et souvent fumé.
Origine du mot
(fin XIIᵉ s.) Du gaulois *succos (« cochon, soc ») (→ voir hocʼh et socʼh, respectivement « cochon » et « soc » en breton ; → voir hwch et swch en gallois ; → voir suig et socc en irlandais) via une forme du latin populaire *sǒccus. Issu de l'indo-européen commun *su- « porc » avec un suffixe hypocoristique *-kko-, le soc étant métaphoriquement comparé à la tête du porc qui fouit la terre.
Pièce de fer aiguë, large, triangulaire, tranchante en dedans, fixée au sep de la charrue, et destinée à ouvrir le sillon. encore relevé aujourd’hui
Qui forgea le soc était sage ; Et qui fit l'épée était fou — LAMOTTE, Fabl. III, 14
Sous leur soc triomphant [des vieux Romains] la terre enorgueillie Fournissait avec joie aux besoins de la vie — M. J. CHÉN., Gracques, II, 3
3 autres citations
Les Albaniens, peuple qui habitait les bords occidentaux de la mer Caspienne, ne labouraient point encore, au temps de Strabon, avec un soc de fer ; mais ils se servaient pour charrue d'une seule pièce de bois — MONGEZ, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. II, p. 625
Le pain que l'on fait croître est le plus savoureux ; Va, le soc et l'épée ornent la main des braves — MASSON, Helvétiens, V
L'on dirait qu'aucune nation n'a osé succéder aux maîtres du monde dans leur terre natale [la campagne de Rome], et que ces champs sont tels que les a laissés le soc de Cincinnatus ou la dernière charrue romaine — CHATEAUBR., Italie, Lett. à M. de Fontanes.
Historique
XIe s.
S'il [l'objet volé] est trové dedenz sache et soche [dans une terre ayant droit de sac et de soc] — Lois de Guill. 31
XIIe s.
E ces de Israel veneient as Philistiens pur aguiser e adrecier e le soc, e le picois, e la cuignée, e la houe — Rois, p. 44
XIIIe s.
Les jachierres, qui n'i refiche Le soc, demoreront en friche — la Rose, 19777
XIVe s.
Deux grosses pieces de fer pour faire deux scos ou coustres à charrue — DU CANGE, soccus.
Soich — ID., ib.
Étymologie
Berry sô (et dans l'ouest soie : aguser un soie) ; patois des Fourgs, sou ; du celtique : basbret. souc'h, soc'h ; gaél. soc ; Cornouailles, dans un texte du IXe siècle, soch. L'antiquité de ce mot dans le celtique montre que le mot français en vient, et non le celtique du français ; cela écarte aussi le lat. soccus, sorte de soulier, mis en avant par quelques-uns à cause que le soc de fer chausse, comme un soulier, la pointe de bois.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0).Édition papier :
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