sonore
- nature
- adj
- diction
- [sonɔʁ] · 2 syllabes
- usage
- 23 par million de mots
Sens et définitions
Adjectif 6
-
Qui rend un son.
- Les cris des coqs, les sabots des ânes poussés par l'encouragement sonore et monotone des paysans, réveillèrent Elhamy le lendemain. Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940
-
Qui donne beaucoup de son, qui a un beau son.
- Ma chair attentive sent ton approche, et ton pas sonore dans la nuit, vient battre dans tout mon être comme un autre cœur. Marguerite Burnat-Provins, Le Livre pour toi dans la bibliothèque Wikisource , XXX. « Longtemps après le coucher du soleil », E. Sansot et Cie, 1907, pages 63-64
-
Qui renvoie bien le son, où le son résonne bien.
- Le vieillard et sa fille […] distinguèrent alors un bruit d'éperons et un cliquetis d'épées qui retentirent sous le sonore péristyle du château. Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832
-
Qui est mal isolé.
- Le palier était sombre, sonore. On entendait les bruits sourds de la maison comme les borborygmes d'un corps au repos. Henri Troyat, A demain Sylvie, J'ai lu, page 153
-
Qui est relatif au son.
- Le yé-yé désigne un genre, l'ensemble des exhibitions de mineurs ignares, exhibitions vocales ou instrumentales, individuelles ou collectives, caractérisées par leur outrance sonore et leur indigence d’expression. Jean-Louis Gérard, L'imposture Yé-Yé, dans Le Monde libertaire, nᵒ 107, décembre 1964, p.7
1 emploi spécialisé
-
Phonétique
Se dit d’une consonne dont la prononciation s’accompagne d'une vibration des cordes vocales.
- En français, les consonnes orales sonores sont \b\, \d\, \ɡ\, \v\ \z\, et \ʒ\ ; les autres sont dites sourdes.
Citation
Tertullien, lorsque Dieu proféra ces mots : Que la lumière soit faite, dit qu'il proféra une parole sonore
Origine du mot
Du latin sonorus.
Dans le dictionnaire latin : sonorus
1873 — le Littré
SONORE adj. (so-no-r')
1 Qui rend un son. repris par le Wiktionnaire
- Tertullien, lorsque Dieu proféra ces mots : Que la lumière soit faite, dit qu'il proféra une parole sonore — BOSSUET, 6e avert. 88
- Je sentais, vers la mer l'œil fixé tout le jour, Pour l'eau bleue et profonde un indicible amour, Et j'écoutais le vent sonore — P. LE BRUN, Voy. de Grèce, VIII, 4
Consonnes sonores, celles qui ne peuvent être prononcées qu'à haute voix et à glotte fermée ; ce sont g, d, b, j, v et z.
2Particulièrement. Qui a un son agréable et éclatant. Une voix sonore. encore relevé aujourd’hui
- N'employez jamais un mot nouveau, à moins qu'il n'ait ces trois qualités : d'être nécessaire, intelligible et sonore — VOLT., Mél. litt. Cons à un journal.
- Cette langue italienne, si pompeuse et si sonore — STAËL, Corinne, II, 3
1 autre citation
- Toi qui donnas son âme et son gosier sonore à l'oiseau que le soir entend gémir d'amour — LAMART., Harm. I, 1
3 Qui renvoie bien le son. Cette église est sonore. encore relevé aujourd’hui
- L'air était frais et sonore — BERN. DE ST-P., Paul et Virg.
4Terme de physique. Qui produit le son. encore relevé aujourd’hui
- Pour que les corps soient sonores, il faut nécessairement qu'ils soient élastiques — BRISSON, Traité de phys. t. II, p. 159
Vibrations sonores, celles qui sont suffisamment rapides dans un gaz, un liquide ou un solide, pour produire sur l'appareil de l'ouïe le genre d'impression dont la perception est appelée son.
Onde sonore, nom donné à une succession d'ondulations de même nature qui ont lieu dans le même sens ; elle se compose d'ondulations condensées et d'ondulations dilatées ; les premières résultent de la compression de l'air par l'ébranlement sonore, et les secondes, du retour de l'air à son premier état.
Corps sonore, tout corps qui, par la rapidité de son mouvement vibratoire, produit, sur l'organe de l'ouïe, des impressions susceptibles d'être comparées les unes aux autres.
- On appelle corps sonores proprement dits ceux dont les sons sont distincts, comparables entre eux et de quelque durée ; tels sont ceux d'une cloche, d'une corde de violon — BRISSON, Traité de phys. t. II, p. 159
Étymologie
Lat. sonorus, de sonus, son. Au XVIe siècle on disait sonoreux
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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