soubrette
- nature
- nom féminin
- diction
- [subʁɛt] · 2 syllabes
- usage
- 3 par million de mots
Sens et définitions
Nom 4
-
vieilli ou Servante ou jeune femme de chambre accorte ou avenante et délurée.
- Il suivit les deux filles à qui une soubrette venait d'ouvrir. Boris Vian, L’écume des jours, éditions 10-18. 1963, page 31
3 emplois spécialisés
-
Théâtre
Nom que l’on donne, au théâtre, aux servantes ou suivantes de comédie.
- Rôle, emploi de soubrette, jouer les soubrettes, une soubrette de Molière.
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Sexualité
Personne (sans distinction de genre) à la tenue de servante volontairement affriolante dans les milieux BDSM et fétichistes.
- Une jeune soubrette dont l'image aguichante s'associa perversement, dans mon esprit, à celle d'une aimable fille d’amour, emplit les verres, déposa sur le guéridon deux cendriers, […]. Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928
- Théâtre et Opéra Femme de chambre ou suivante de comédie.
Citation
Les soubrettes sont comme les bigottes, elles font des actions charitables pour se venger
Origine du mot
De l’occitan sobreta (soubreto en graphie mistralienne), féminin de soubret, (« affecté », « précieux »), de sobrar (« dépasser »), dérivé du latin superare (« être au-dessus »). Le Littré propose une étymologie espagnole sobretarde (« sur le tard », « à la brune »), la soubrette étant, d’après Édouard Fournier, primitivement la servante entremetteuse qui, vers le soir, allait porter des lettres d’amour.
Dans le dictionnaire latin : superare
1873 — le Littré
SOUBRETTE s. f. (sou-brè-t')
1Terme de théâtre. Suivante de comédie. encore relevé aujourd’hui
- Les soubrettes sont comme les bigottes, elles font des actions charitables pour se venger — LESAGE, Turcaret, I, 10
- Mlle Camille joue très joliment les soubrettes — VOLT., Lett. Mme du Deffant, 14 févr. 1762
1 autre citation
- Vous êtes taillée en soubrette ; vous en avez la figure, le propos, le jeu, le geste ; tenez-vous là, et ne songez point à vous élever davantage — BACHAUM., Mém. secr. 28 sept. 1767
Familièrement et par mépris, femme subalterne et intrigante. Elle fait la dame, et ce n'est qu'une soubrette.
Historique
XVIe s.
- Soubrette, ruffiannella — OUDIN, Dict.
Étymologie
Espagn. sobretarde, d'après Ed. Fournier, sur le tard, à la brune, la soubrette étant primitivement la servante entremetteuse qui, vers le soir, allait porter des lettres d'amour.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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