tanière

nature
nom féminin
diction
[tanjɛʁ] · 2 syllabes
usage
6 par million de mots

Sens et définitions

Nom 4

  1. Retraite souterraine où des bêtes sauvages se retirent.
    • … ; tu périras comme le renard dans sa tanière, lorsque les paysans ont mis le feu à la paille humide. Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820
  2. Habitation sommaire rappelant le gîte d’un animal.
    • « Ce lieu est vraiment tout à fait impressionnant. En fait, on se croirait… — Dans la tanière du Fantôme gris ? — Je dirais même que c’en est pour ainsi dire l’exacte réplique. » Batman, épisode 18 (1992–1995
  3. Habitation habituellement éloignée et utilisée par les hors-la-loi.
    • Au bout d’un chapelet d’acrobaties, nous avons réussi à localiser la tanière du dealer. Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 96
1 emploi spécialisé
  1. Zoologie Retraite d'une bête sauvage (caverne, lieu abrité ou souterrain).

Citation

Les pas empreints sur la poussière.... Tous, sans exception, regardent sa tanière [du lion]
Jean de La Fontaine, Fabl. VI, 14

Origine du mot

Du moyen français taniere, de l’ancien français taisniere « refuge d’animal », de taisson « blaireau », du bas-latin taxo, taxonis « blaireau », du gaulois. À comparer avec l’écossais taghan « martre », le vieil irlandais tadg « blaireau ».

1873 — le Littré

TANIÈRE s. f. (ta-niè-r')

1 Caverne où les bêtes sauvages se retirent. encore relevé aujourd’hui

  • Les pas empreints sur la poussière.... Tous, sans exception, regardent sa tanière [du lion] — LA FONT., Fabl. VI, 14

Fig.

  • L'ours effrayé [l'homme du Nord] regagne sa tanière, Loin du soleil qu'il voulait disputer — BÉRANG., Malade.

2Fig. Logis retiré, comparé à une tanière. non relevé aujourd’hui

  • Vivre seule dans sa tanière Est un assez méchant parti ; Et ce n'est qu'avec un ami Que la solitude doit plaire — VOLT., Épît. 48
  • Telles on nous peint les tanières Où gisent ainsi qu'au tombeau Les pythonisses, les sorcières, Dans le donjon d'un vieux château — GRESSET, Chartr.

Familièrement. Il est toujours dans sa tanière, se dit d'un homme d'humeur sauvage qui sort rarement de chez lui.

Historique

XIIIe s.

  • Et Hersent par si grant effort Se feri dedenz la taisniere — Ren. 579
  • Connins i avoit qui issoient Toute jor hors de lor tesnieres — la Rose, 1387

XVe s.

  • Par sus montaignes et bois, comme on fait aux loups, et en leurs tanieres et repaires, fit chasser à eux le prudent gouverneur — Boucic. II, 7

XVIe s.

  • Ils n'osoient plus sortir de leurs thesnieres, et enduroient que l'on emmenast leurs bestiaux sans se presenter à les venir rescourre — CARL., VI, 13
  • Et ne sommes nullement descouverts, encores que le regnard soit revenu en sa thasniere — ID., VI, 44
2 autres citations
  • La Candie estoit comme la seconde tesniere et retraitte de ces larrons — AMYOT, Pomp. 44
  • Leur taniere [de fourmis] — MONT., II, 179
Étymologie

Bourguig. taneire. Ménage et, après lui, Diez regardent ce mot comme une contraction de taissonière, réduit du taisson ; l's dans l'ancienne forme du mot paraît montrer qu'il en est ainsi. Mais alors il faut en séparer l'italien tana, tanière, malgré l'apparence de parenté.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Tome 4 de l’édition papier

Liens de sens

Terme générique

habitation retraite

Terme spécifique

ouache renardière

Prononciation

Sources

Les définitions et étymologies proviennent du Wiktionnaire et sont diffusées sous CC BY-SA 4.0. Elles ont été normalisées et restructurées par sens, sans réécriture du texte. Consulter l'entrée « tanière » du Wiktionnaire.

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