trope
- nature
- nom masculin
- diction
- [tʁɔp] · 1 syllabe
- usage
- moins de 1 par million de mots
Sens et définitions
Nom 3
-
Figure de style, emploi d’une expression dans un sens figuré.
- La dissociation du corps et de l’esprit est un vieux trope. Romain Sardou, Pardonnez nos offenses, page 243
2 emplois spécialisés
-
Musique
Développement musical, ou littéraire, de la musique liturgique médiévale.
- Des tropes étaient insérés dans les chants de l’ordiaire et du propre de la messe pour expliquer le sens de chaque jour de fête. Magazine Goldberg, Traduction Dominique Lange, 2003
- Généralités Dans la musique médiévale, composition obtenue par l'intercalation de paroles et de notes supplémentaires sur un fragment d'œuvre liturgique existante, sur une vocalise par exemple.
Citation
Je vous donne toutes les figures de Quintilien, tous les tropes de Dumarsais, et tout le sublime de Longin.... pas un ne vous écoutera [dans la chambre des députés]
Origine du mot
Du latin tropus (« trope ; chant, mélodie »), issu du grec ancien τρόπος, trópos (« tour, façon, manière, style »).
Dans le dictionnaire latin : tropus
1873 — le Littré
TROPE s. m. (tro-p')
Terme de rhétorique. Expression employée dans un sens figuré. Cent voiles pour dire cent vaisseaux, est un trope.
- Il ne faut pas croire que les tropes n'aient été inventés que par nécessité, à cause du défaut et de la disette des mots propres.... les hommes n'ont point consulté s'ils avaient ou s'ils n'avaient pas des termes propres pour exprimer leurs idées, ni si l'expression figurée serait plus agréable que l'expression propre ; ils ont suivi les mouvements de leur imagination et ce que leur inspirait le désir de faire sentir vivement aux autres ce qu'ils sentaient eux-mêmes vivement — DUMARSAIS, Tropes, VII, 2
- Les avantages des tropes sont premièrement de désigner les choses qui n'auraient pas de nom ; secondement, de donner du corps et des couleurs à celles qui ne tombent pas sous le sens ; enfin, de faire prendre à chaque pensée le caractère qui lui est propre — CONDIL., Art d'écr. II, 8
Le Traité des tropes, ou, simplement, les Tropes de Dumarsais.
- Je vous donne toutes les figures de Quintilien, tous les tropes de Dumarsais, et tout le sublime de Longin.... pas un ne vous écoutera [dans la chambre des députés] — P. L. COUR., Lett. au Censeur, 10
Terme de philosophie. Tropes des pyrrhoniens, les considérations fondées sur l'instabilité des choses par lesquelles Pyrrhon a prétendu détruire les fondements de la certitude.
Étymologie
Τρόπος, trope, tour, de τρέπω, tourner, dont d'anciennes formes latines se rapprochent, trepit, vertit (dans P. Diacre).
Supplément au dictionnaire
TROPE. Ajoutez :
2 Nom d'un signe musical, chez les Hébreux.
- Ces signes mystérieux appelés par les Hébreux neguiroths ou tropes ; ces signes, comme les vieux neumes du plain-chant, ne sont ni des lettres ni des notes ; ils représentent des groupes d'inflexions, des mouvements de la voix... — E. GAUTIER, Journ. offic. 25 janv. 1876, p. 748, 3e col.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1873 — texte original du domaine public, balisage de François Gannaz (xmlittre, CC BY-SA 3.0). Édition papier : télécharger le tome 4 (PDF, 234 Mo)
Sources
- Wiktionnaire Licence Creative Commons partage identique
- TERMIUM Plus (OGL-C)
- Littré (1873), balisage XML de François Gannaz Licence Creative Commons partage identique
- wiktionnaire (profondeur)
- Lexique 3.83 — Boris New et Christophe Pallier Licence Creative Commons partage identique
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